Erya Island

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 Des dragons et des hommes. [pv: Venkrahviir]

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Maroti Asling
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MessageSujet: Des dragons et des hommes. [pv: Venkrahviir]   Dim 19 Jan - 11:00

[hrp]Changement de lieu pour éviter les problèmes de pass ♫[/hrp]

Maroti avait les yeux fermés, il faisait le vide dans son être, se coupant du monde sylvestre qui l'entourait. Adossé contre un splendide sapin beaucoup plus âgé que lui, l'irlandais méditait sur ces dernières aventures. Erya était l'endroit parfait, un paradis pour lui et Patience, loin de tous les dangers qui la guettaient sur le continent, et ils étaient nombreux. La dragonne, quant à elle, se reposait à l'ombre des épines de l'arbre, nonchalamment enroulée autour du tronc, son souffle chaud me rassurait et éloignait mon âme des tourments de la vie quotidienne. J'étais en paix avec moi-même et le monde. Je n'avais pas besoin de plus pour être heureux, juste la présence de mon amie de toujours et d'un lieu isolé qui me permettrait de méditer en paix...

Le dragonnier se leva et dégaina sa claymore avant de poser la lame contre son front, prodiguant une douce et froide sensation d'acier. Sans ouvrir ses yeux, l'irlandais leva la lame au-dessus de sa tête et se mit en position d'attaque contre un ennemi invisible, il resta ainsi plusieurs minutes, ignorant les légers flocons qui virevoltaient autour de lui et se posaient sur ses épaules ou dans ses cheveux. L'épée ne faisait plus qu'un avec lui, elle était devenue une extension de son bras. Maroti enchaîna plusieurs mouvements de taille et d'estoc, bataillant contre une troupe d'ennemi imaginaire. Avant de continuer avec plusieurs moulinets qu'il rendait de plus en plus serrés avant de revenir à sa position initiale, l'épée fièrement dressé au dessus de sa tête blonde. Un long nuage de brume s'échappa de sa bouche alors qu'il expirait longuement, faisait exercices de respirations sur exercices de respiration. Et lorsqu'il se sentit totalement apaisé, il rouvrit les yeux.

Patience n'avait pas bougée, elle était toujours enroulée autour du sapin et me regardait de ses yeux blancs laiteux avant de bailler de manière magistrale, dévoilant les six formidables rangées de crocs capable de réduire la plus dure des roches en poussière. Cela me fit sourire alors que je rangeais mon épée dans son fourreau pour m'approcher du dragon. Une chose me dérangeait cependant...

"Patience! Je t'ai déjà dit de me prévenir lorsque ça t'arrivais!"

Un imposant quartier de poisson était coincé entre deux dents de la quatrième rangée, son état de décomposition laissait supposer qu'il se trouvait dans la mâchoire de la dragonne depuis un sacré bout de temps. Soupirant de manière agacé, l'irlandais s'approcha du dragon avant de poser son épée sur le sol et de plonger ses deux bras dans la mâchoire de son amie. J'avais entièrement confiance en la dragonne, c'était donc sans crainte que je m'étais plus de la moitié de mon corps dans la bouche d'un carnassier légendaire. La Whispering Death aurait facilement pût me réduire en charpie en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, mais je savais qu'elle ne le ferait pas.

"Tout doux ma belle, j'y suis presque. Encore un effort..."

Un grondement guttural s'échappa de la gorge de la dragonne, je savais parfaitement décrypté le moindre des sons qu'elle pouvait faire et celui-là était surement celui que je craignais le plus. Une sorte de grondement caverneux ressemblant au feulement d'avertissement d'un chat en colère. Et ce n'était jamais bon signe, je l'entendis renifler bruyamment, essayant de capter une odeur, humaine ou animale, qui l’inquiétait. Je sortis rapidement ma tête de la mâchoire de la dragonne avec le morceau de poisson dans l'une de mes mains et le fourreau de mon épée dans l'autre. Je m'étais agenouillé près de ma dragonne. Scrutant les alentours de la clairière à la recherche d'une quelconque menace qui nous guettait parmi la pénombre du sous bois. J'étais prêt à monter sur le dos de Patience et de fuir ce lieu le plus rapidement possible, juste au cas où les négociations ne mèneraient à rien...
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Venkrahviir
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MessageSujet: Re: Des dragons et des hommes. [pv: Venkrahviir]   Dim 19 Jan - 20:33

La forêt bruissait, pleine de vie, chantante, une douce mélodie qui apaisait l'âme tourmentée du dragon. Se frayant un chemin à travers les arbres, parfois difficilement à cause de sa taille ou de ses cornes qui ne manquaient pas de se prendre dans les branches, la créature humait l'air, appréciant l'odeur de la mousse et de la terre humide. Il aimait bien cet endroit. Calme. Serein. Loin de tout sans être isolé. La nourriture foisonnait, bien qu'elle lui soit presque inaccessible - difficile de courir après une bête entre les arbres lorsque l'on a soi-même du mal à y progresser. C'était tellement différent de ce qu'il avait connu ces derniers siècles. Oh oui. Il n'avait connu que murs de roche glacés et plafonds de stalactites acérées, l'obscurité oppressante de sa caverne qu'il n'avait presque pas quitté pendant plusieurs décennies. Il avait l'impression d'avoir perdu une partie de sa vie à errer dans sa folie illusoire, mais il se rattrapait aujourd'hui. Il voulait vivre. Pleinement. Comme il aurait dû le faire depuis le jour où il avait quitté le nid familiale.

Une odeur étrangère vint le tirer de ses pensées. Ça n'avait pas l'odeur de ce qui vivait normalement dans cette forêt et pourtant, ça restait assez familier. Curieux, il se mit à suivre l'odeur. Méfiant, il faisait en sorte de faire le moins de bruit possible. Progressant la tête basse, il évitait ainsi de s'accrocher dans les branches trop souvent. Ses pattes fines lui permettaient de prendre appui sur des zones où le bruit de ses pas serait étouffé par l'herbe dense ou la mousse molle.
Puis il les vit. D'abord, il vit le petit être. Armé, les yeux clos, il faisait virevolter une arme aussi grande que lui avec une facilité déconcertante. Tellement d'aisance que le dragon se demandait comment cela était possible. Il s'allongea discrètement, à distance respectable, et continua son observation. Les petits êtres l'avaient toujours fascinés. Ils étaient petits, pas franchement faits pour se battre - pas de crocs, pas de griffes, une peau molle et facile à écorcher - et pourtant, ils survivaient d'une manière quasi surnaturelle. Ils progressaient, évoluaient, et rien ne semblait capable de les arrêter.
Le petit être parla, et Venkrahviir vit enfin la deuxième créature : un dragon, ou plutôt, une dragonne, qui s'était enroulée paresseusement autours d'un sapin - étonnamment, il n’avait jamais vu d’espèce de la sorte parmi les siens. Il continua d'observer. L'humain plongea ses bras dans la gueule béante du reptile, semblant lui faire des remontrances, et ce dernier émit un son menaçant.
Le dragon savait que cet avertissement n'était pas destiné à l'homme. Il savait qu'elle l'avait perçu, lui. Ce n'était pas bien difficile, mais cela le surprit quand même. Il resta caché un petit moment, ne sachant pas trop comment les aborder. Car oui, même si ça semblait risqué, il mourrait d'envie de les approcher. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas parlé à quelqu'un, même si c’était un petit être - il n’avait vraiment jamais eu l’occasion de communiquer avec eux, seulement les observer. Et puis, cet homme ne serait pas surpris de voir un dragon, puisqu'après tout, il en côtoyait déjà un.
Il se releva avec difficulté. Il était épuisé. Il s'avança au couvert des arbres et s'arrêta à quelques mètres des deux créatures. Suffisamment près pour pouvoir engager une conversation, et suffisamment loin pour ne pas paraître menaçant. Il resta silencieux encore un petit instant, mais jugea nécéssaire d’engager la conversation, avant que sa présence ne soit sentie comme une agression.

<< Je ne voulais pas te déranger, petit être. Commença-t-il, peu sûr de ce qu’il devait dire. Je n’ai pas l’habitude de voir des créatures de ton espèce se promener dans cette forêt. >>

La conversation engagée, il s’allongea, écrasant les bruyères et les quelques buissons qui avaient eu le malheur de se trouver à ses côtés. Ses ailes tombèrent mollement sur ses flancs, et la bête croisa ses pattes antérieures devant lui. Ses yeux sans pupilles alternaient entre l’humain et la dragonne. Il adressa d’ailleurs à cette dernière un mouvement de tête respectueux pour la saluer.
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Maroti Asling
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MessageSujet: Re: Des dragons et des hommes. [pv: Venkrahviir]   Lun 20 Jan - 19:48

Je m'attendais à beaucoup de choses, des loups, un fauve quelconque, une personne malintentionné qui passait par là ou l'une des mille bestioles capable de vous déchiqueter en une fraction de seconde, ne laissant que des os qui passeraient leurs temps à blanchir au soleil. Mais ce qui sortit des ombres du bois était à la fois terrifiant et magnifique.
Un dragon, dans le pur style "japonais", il se dressait fièrement à 6 mètres de hauteur, sans compter ses splendides bois de cerf qui lui donnait l'allure de porter une couronne taillée dans le bois d'un arbre. Et pourtant quelque chose clochait, ce dragon avait dû être un roi parmi les rois... Alors pourquoi avait-il une couleur aussi terne et triste, comme s'il était recouvert d'une poussière centenaire? Je parcourais le corps écailleux du dragon, à certains endroits des écailles étaient tombées et des plaies suintantes de pus parcouraient le torse musculeux de la bête. Mais c'est alors que je les vit, ses côtes, qui semblaient retenir tant bien que mal plusieurs mètres de viscères pendantes et franchement ragoutantes. Mais la vision ne dérangea pas l'irlandais pour autant, au contraire, il s’inquiétait pour le dragon, comment est-ce qu'il pouvait survivre dans cet état? Personne ne pouvait vivre dans un était de pourriture aussi avancé! Peut-être c'était un trait particulier à son espèce? De la curiosité, mêlé à un soupçon de d’inquiétude, illumina les yeux du dragonnier. Si cette bête avait daigné se montrer à lui, c'était peut-être pour chercher de l'aide...

Patience quant à elle, resta sur ses gardes, elle ne partageait pas l’intérêt de traîner plus longtemps dans une clairière alors qu'un rival potentiel, et plus grand qu'elle, se trouvait juste à un jet de pierre devant nous. Elle se leva et siffla méchamment en direction du dragon pour le prévenir. Maroti caressa doucement la tête circulaire de la dragonne pour la calmer, et pour éviter une bataille entre les deux reptiles. Ce qui était le pire scénario envisageable, cette réaction naturelle me fit penser à une chose importante que j'avais peut-être oublié...
Nous devions être sur le territoire du dragon. Ce qui n'était vraiment pas une bonne chose, je vis le dragon au bois de cerf d'un œil beaucoup plus inquiet, louchant sur sa gueule qui pouvait facilement me dévorer...  

<< Je ne voulais pas te déranger, petit être. Je n’ai pas l’habitude de voir des créatures de ton espèce se promener dans cette forêt. >>

Ow...
Maroti n'avait pas envisagé que le dragon pouvait parler sa langue, malgré un accent horrible et une voix tout droit sorti du centre de la terre, il s'exprimait clairement en humain. C'était nouveau pour moi, mais ces paroles me rassurèrent, j'aurais pensé qu'un dragon se serait adressé de manière beaucoup plus...abrupte avec une "proie" potentielle. Peut-être est-ce que c'était la présence de Patience qui me donnait un privilège? Ou ce dragon pouvait simplement être intéressé par ma présence dans une forêt perdue. Patience semblait plus calme après que le dragon lui fit un léger salut de la tête, elle lui rendit en baissait son imposant crane de quelques centimètres tout en restant à une distance prudente du dragon qui venait de s'allonger dans l'herbe, croisant ses deux fines pattes antérieures devant lui avant de mollement laisser retomber ses ailes sur le sol neigeux. Il avait l'air tellement fatigué...

L'irlandais déposa sa claymore dans la neige, approcher un dragon avec une arme n'était jamais une bonne idée. Il lança aussi le morceau de poisson par-dessus son épaule et s'avança de quelques pas vers le dragon. Il pouvait sentir son regard lui peser sur ses épaules comme une chape d'eau, mais ce n'était pas un regard menaçant...
Sans lever les yeux, l'irlandais s'inclina légèrement pour saluer le dragon avant de prendre la parole. Choisissant avec une extrême précaution ses mots...

" Je vous salue, noble dragon. Votre présence est un honneur et j'espère que ma compagnonne et moi ne sommes pas sur votre territoire, car cela n'était point notre désir. Je me nomme Maroti Asling et la dragonne ici présente est Patience. Nous avons fait un long voyage depuis notre Irlande natale pour échapper à la cupidité des gens de mon espèce qui voulaient transformer mon amie en phénomène de foire, ou pire."

Même si j'avais l'impression de m'exprimer de manière pataude et exagérée, je ressentais le devoir de lui raconter la raison de notre présence sur Erya depuis le commencement de notre voyage, je sentais que pour gagner sa confiance je devais lui raconter mon histoire. Et j'avais besoin de cette confiance pour savoir si j'étais au bon endroit, si Erya avait bien un lieu où les dragons peuvent reposer en paix, loin de la folie humaine. S'il existait un paradis pour Patience, mais aussi l'aidé autant que mon point de vue d'humain pouvait l'éclairer. Il souffrait, cela se voyait dans chaque écailles de son corps, chaque muscles, chaque respiration. Il semblait être un vieux moteur qui avait du mal à démarrer, et je priais pour qu'il n'ai pas le pouvoir de lire dans mes pensées comme Erena, car la comparaison n'était pas bien flatteuse.

L'irlandais prit une grande inspiration, il savait qu'il prenait un très gros risque en faisant cela. Mais il devait le faire. Maroti leva lentement la tête et regarda la bête directement dans les yeux, les dragons étaient des créatures très fières et nobles, ils pouvaient l’interpréter ce geste de bien des manières différentes. Comme un affront ou une déclaration de guerre par exemple.
Lorsque l'humain rencontra les deux iris bleus pales du dragon, il se sentit épris d'une très grande mélancolie. Comme une envie de revenir sur le passé, en Irlande, avec son grand-père et Patience, et de ne jamais quitter la petite maison forestière dans lequel il avait grandi... Mais c'était impossible et il le savait, cela lui faisait mal, très mal.
Une larme solitaire se détacha des yeux de l'humain pour rouler sur sa joue, Patience, sentant le trouble de son ami, le rejoignit en soufflant dans ses cheveux pour le rassurer. Il s'accrocha fermement à l'un de pics rouges sang qui ornait la dragonne pour éviter de perdre pied.

"Pardonnez-moi...C'est juste que vous avez l'air...tellement triste."
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Venkrahviir
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MessageSujet: Re: Des dragons et des hommes. [pv: Venkrahviir]   Mer 22 Jan - 20:46

À cette distance, le dragon pouvait mieux détailler son interlocuteur et sa compagne. Il distinguait mal les différences entre les petits êtres. En dehors des variations de leur peau et de leur fourrure, ils semblaient tous identiques. Et celui-ci ne faisait pas exception, à part peut être pour ses yeux azuréens brillants d’intelligence. La dragonne, elle, l’intriguait. Il n’avait jamais vu de dragon semblable. Son long corps serpentin, ses ailes minuscules mais capables pourtant de la soulever dans les airs, ses yeux laiteux qui laissaient supposer qu’elle était aveugle, des rangées de pics acérés sur son corps entier, et surtout, une gueule qui ferait pâlir le plus téméraire des leurs, avec ses innombrables rangées de crocs aiguisés. Il se doutait que lors d’un combat contre elle, même le plus grand des dragons n’en sortirait pas indemne.
Le petit être semblait le détailler du regard, s’attardant sur les diverses plaies qui lui barraient le corps. Quelque chose changea dans son regard, mais Venkrahviir ne put déchiffrer son émotion, trop peu familier avec cette espèce aussi étrange que fascinante. Était-ce de la peur ? Du dégout ?De la curiosité ? Il ne pouvait pas le dire, mais ce regard lui fit resserrer ses ailes contre son corps. Il savait qu’il ne pourrait rien dissimuler, mais c’était plus un geste honteux qu’autre chose. Peut être que le petit être s’en apercevrait et cesserait de l’observer de cette manière.
Les émotions de la dragonne étaient plus faciles à comprendre. Elle le menaçait, clairement. Il ne lui en tenait pas vraiment rigueur. Plus jeune, il aurait probablement eu la même réaction qu’elle dans le même cas. Il était beaucoup plus grand et beaucoup plus vieux, il était normal qu’elle se sente menacée. Qui plus est, l’odeur qu’il trainait derrière lui devait l’affoler. En revanche, ce qu’il ne comprenait pas, c’était qu’elle protégeait le petit être. Elle le protégeait comme un membre de sa famille. Il ne comprenait pas que ces deux créatures si différentes aient pu nouer un lien si fort entre elles. Surprenant…
L’humain sembla surpris - du moins, c’est ainsi qu’il interpréta sa réaction - lorsqu’il s’adressa à lui. À quoi s’attendait-il ? Il est vrai qu’un autre aurait préféré le dévorer plutôt que de faire causette. Mais pas lui. Il ne savait pas réellement ce qu’il attendait en discutant avec la petite créature, mais parler lui ferait du bien. Peu importe à qui. Peu importe de quoi. Juste parler.
L’homme déposa son arme impressionnante dans la neige fraiche. Délicatement. Sans le quitter des yeux. Tous ses mouvements semblaient comme calculés à l’avance. Puis il s’inclina, respectueusement.

<< Je vous salue, noble dragon. Votre présence est un honneur et j'espère que ma compagnonne et moi ne sommes pas sur votre territoire, car cela n'était point notre désir. Je me nomme Maroti Asling et la dragonne ici présente est Patience. Nous avons fait un long voyage depuis notre Irlande natale pour échapper à la cupidité des gens de mon espèce qui voulaient transformer mon amie en phénomène de foire, ou pire. >>

Il avait prit soin de bien détacher chaque mot en s’exprimant. Venkrahviir assimila toutes les informations que lui avait donné l’humain. Maroti Asling. C’était donc ainsi que les autres l’appelaient. Ce nom sonnait étrangement aux oreilles du dragon, peu habitué à la culture humaine. Il savait qu’il y avait plusieurs peuples, plusieurs coutumes et plusieurs langages, les rendant encore plus complexes qu’ils ne l’étaient déjà. Il répéta le nom plusieurs fois, en murmure, comme pour s’entrainer à le prononcer. Comme pour ne pas l’oublier. La dragonne aussi portait un nom. Un nom humain, du moins, il le supposait puisque ce n’était clairement pas un nom draconique. Mais celui-là, il le comprenait. Le nom avait un sens. Patience. Cela devait être sa qualité principale.
Il lui avait compté son histoire, sommairement, pour lui expliquer les raisons de sa présence ici.

<< Alors les petits êtres s'en prennent aussi aux leurs... ? >> Murmura-t-il pour lui même.

L’homme leva finalement les yeux vers lui, plongeant son regard dans le sien. Une fois de plus, son expression changea. Une fois de plus, le dragon ne put deviner ce qu’elle signifiait. Puis il remarqua une larme rouler sur la peau pâle du petit être. Une larme ? Pourquoi ? Le dragon pencha la tête sur le côté, perdu. Les changements d’humeur des humains étaient incompréhensibles.
Patience, elle, plus emphatique, s’approcha de son compagnon pour le rassurer, probablement.

<< Pardonnez-moi...C'est juste que vous avez l'air...tellement triste. >>

Venkrahviir releva le museau, comme si il avait été frappé par la foudre. Le petit être… compatissait ? C’était donc ça, l’émotion qu’il n’avait pas réussit à déchiffrer sur son visage ? Il décroisa les pattes et se releva, faisant craquer ses articulations. Ses ailes reprirent fièrement leur place sur son dos, bien droites. Il s’approcha de quelques pas.

<< Je ne suis pas triste, petit être Maroti Asling. >>Gronda-t-il, indigné.

Indigné, oui. Il ne voulait pas paraitre faible aux yeux d’une créature aussi fragile qu’un humain. Non, il ne ressentait pas de tristesse. De la honte, du regret, oui, mais pas de tristesse.

<< Pardonne-moi, je ne voulais pas t’effrayer. Il se radoucit. Je ne ressens aucune tristesse, seulement de la fatigue. Il marqua une pause, avant de changer de sujet. Vous n’êtes pas sur mon territoire, toi et ta compagne. Comme vous, j’ai longtemps voyagé avant de trouver refuge sur cette île. Je me suis longtemps coupé du monde, et je souhaitais retrouver un peu de compagnie pour terminer mes vieux jours. >>

Plus pudique, il préféra ne pas compter son histoire. Cela viendrait peut être en temps et en heure, mais pour l’instant, il ne voyait pas l’intérêt de se confier à un petit être à la vie si courte et si fragile.
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Maroti Asling
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MessageSujet: Re: Des dragons et des hommes. [pv: Venkrahviir]   Sam 25 Jan - 20:57

Un éclair de colère traversa les yeux du dragon, il se releva de toutes sa taille et déploya ses ailes parchemineuses et trouées. Je n'aurais jamais dû le regarder dans les yeux, j'allais mourir ici et maintenant, Patience allait vouloir se battre contre son congénère et elle mourrait, notre voyage n'aurait servi à rien. Juste à gagner un peu de temps sur la mort qui attendait n'importe quel dragon dans le monde extérieur.
Il s'approcha de quelques pas, me dominant de plusieurs mètres... Patience grogna de plus belle alors qu'elle s’apprêtait à se jeter à la gorge de la bête, j'allais lui ordonner de fuir pour qu'elle vive une vie sûre, dans un coin solitaire d'Erya. Où elle pourrait grandir en paix. La dragon s’arrêta et prononça de sa voix rocailleuse et impressionnante pour de simples oreilles mortelles.

<< Je ne suis pas triste, petit être Maroti Asling. >>

Je déglutis péniblement en me rendant compte que malgré l'état de pourriture avancée de son corps, il était encore un prédateur redoutable et redouté. Cependant il semblait se radoucir un peu, je l'avais échappé belle, vraiment.

<< Pardonne-moi, je ne voulais pas t’effrayer. Je ne ressens aucune tristesse, seulement de la fatigue.>>

De la fatigue...? Est-ce que toutes les créatures immortelles étaient condamnées à ce sort? Une fatigue tellement de vivre tellement immense qu'elle était incompréhensible pour un pauvre être mortel comme moi... Cela me rappelais des choses auquel je n'avais pas envie de penser, qu'est ce qu'il allait arriver à Patience lorsque je ne serais plus là? J'avais peur pour elle, il n'y aurait plus personne pour la protéger des horreurs de ce monde corrompu...

<< Vous n’êtes pas sur mon territoire, toi et ta compagne. Comme vous, j’ai longtemps voyagé avant de trouver refuge sur cette île. Je me suis longtemps coupé du monde, et je souhaitais retrouver un peu de compagnie pour terminer mes vieux jours. >>

J'étais rassuré par le ton plus doux du dragon, qui semblait m'avoir pardonné ma maladresse. De plus, je me demandais quel âge le dragon avait. Plusieurs siècles? Plusieurs millénaires? L'état de sa peau ne laissait aucun indice sur son âge, mais il avait l'air tellement vieux. Comme s'il avait vu le début de notre civilisation et la fin de celle qui nous précédait. Mais le dragon sentait que sa fin approchait et que l'ombre de la grande faucheuse assombrissait son futur de son voile de mort, tout le monde doit mourir, c'est dans le cycle même de la vie. Chaque personne doit partir un jour vers sa dernière demeure...
Je me demandais si ce dragon vieux comme le monde savait ce qui l'attendait en dehors de cette forêt, c'était mon devoir de le mettre au courant...

" Si vous voulez sortir de cette forêt, je dois vous mettre en garde. L'humanité à tendance à craindre ce qu'elle ne comprend pas, ce qu'elle n'envisage pas, et la peur est une émotion puissante. Suffisamment puissante pour que l'humanité évolue jusqu'à devenir la plus horrifiante des espèces. Et les dragons sont lentement devenus des traces dans les légendes et les contes de fée. Patience et vous êtes des reliques, les rares représentants d'une espèce chassée pour les pouvoirs qu'elle détenait... Erya est le dernier endroit sur cette planète où l'humanité n'a pas tout détruit, le seul endroit au monde où la magie et les contes se réalisent..."

C'était étrange, Maroti se rendant compte qu'il était plus du côté des dragons et des non-humains que de sa propre espèce. En même temps, c'était des hommes qui l'avaient pourchassés durant son voyage, c'était des hommes qui manipulaient les foules en massacrant des démon innocent... Pourtant, tous les hommes ne peuvent pas être mauvais. Mon grand-père avait parfaitement adopté Patience sans jamais la trahir...

"Pourtant, si votre chanson touche réellement à sa fin, vous devez prendre le risque. L'île d'Erya en vaut largement le coup et je suis sûr que vous parviendrez à rester dans les légendes des mortels, dans le bon ou le mauvais."
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Venkrahviir
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MessageSujet: Re: Des dragons et des hommes. [pv: Venkrahviir]   Lun 27 Jan - 12:51

Le petit être devait avoir eu une belle frayeur, mais une fois de plus, le dragon ne pouvait en être certain. Il n’avait jamais cherché à comprendre le fonctionnement de cette éspèce. Trop complexe. Trop paradoxale. Trop éphémère. Et pourtant, il avait décidé d’essayer de vivre parmi eux, du moins, sur leur Terre, et donc, de les côtoyer souvent. Il avait pensé que son expérience passée à les observer lui suffirait pour se fondre facilement dans la masse. Mais non. Il était incapable de déchiffrer leurs émotions. Incapable d’appréhender leurs réactions. Pour la plupart de ses congénères, les humains n’étaient que des proies, des créatures insignifiantes. Des petits êtres qui avaient réussi, miraculeusement, à gouverner un monde entier en utilisant leur intelligence et leur fourberie plutôt que leur force. Lui-même n’avait pas une grande estime de ces créatures, mais depuis sa première escapade sur Terre, il n’avait pas pu s’empêcher de trouver qu’elles étaient étonnantes. Loin d’être des proies, il avait toujours pensé qu’elles pourraient servir l’intérêt des dragons. Car même si son espèce était sage, puissante et presque immortelle, les dragons se faisaient de plus en plus rares. Ils vivaient en se reposant sur leur savoir et leurs connaissances, s’isolant du monde et de leurs compagnons. Ils ne cherchaient pas à en apprendre plus, convaincu, par orgueil, de connaitre tout ce qu’il y avait à savoir. Son espèce stagnait. Elle avait beau être, à l’heure actuelle, l’une des plus puissante, elle se ferait rattraper par d’autres, plus faibles, certes, mais ayant la volonté de progresser… Et alors, ils s’éteindraient.

Il secoua la tête pour chasser ces pensées. Ils n’en étaient pas encore là, mais il ne doutait pas que ce temps arriverait rapidement, bien qu’il ne serait probablement plus là pour assister à leur chute. Il reporta son attention sur le petit être et sa dragonne. Elle avait été affolée par son soudain haussement de ton, elle sifflait et grognait, probablement prête à en découdre avec lui. Il inclina sa tête massive, et s’excusa auprès d’elle dans sa langue maternelle. Zu’u los krod - Je suis désolé.
Le petit être s’adressa à lui une nouvelle fois.

<< Si vous voulez sortir de cette forêt, je dois vous mettre en garde. L'humanité à tendance à craindre ce qu'elle ne comprend pas, ce qu'elle n'envisage pas, et la peur est une émotion puissante. Suffisamment puissante pour que l'humanité évolue jusqu'à devenir la plus horrifiante des espèces. Et les dragons sont lentement devenus des traces dans les légendes et les contes de fée. Patience et vous êtes des reliques, les rares représentants d'une espèce chassée pour les pouvoirs qu'elle détenait... Erya est le dernier endroit sur cette planète où l'humanité n'a pas tout détruit, le seul endroit au monde où la magie et les contes se réalisent… >>

Le dragon esquissa ce qui pouvait s’apparenter le plus à un sourire, dévoilant ses crocs effilés. Le petit être confirmait. Les dragons étaient des reliques du passé. Les hommes, véhiculés par leur peur, dominait le monde et ne laissait aucune chance aux espèces plus puissantes ou capables de les renverser. D’un côté, il ne pouvait pas spécialement leur en vouloir. Ils avaient raison d’assoir leur domination, de tenter de vivre, peu importait les moyens.

<< Pourtant, si votre chanson touche réellement à sa fin, vous devez prendre le risque. L'île d'Erya en vaut largement le coup et je suis sûr que vous parviendrez à rester dans les légendes des mortels, dans le bon ou le mauvais. >>

Ça oui, elle touchait à sa fin. Curieusement, cette affirmation ne l’avait pas effrayé pour une fois. Les paroles du petit être l’avaient peut être un peu rassuré. Il trouverait peut être enfin le calme et la tranquillité à laquelle il aspirait depuis qu’il avait mit les pattes sur cette île.

<< Dis-moi, petit être Maroti Asling, pourquoi es-tu différent de tes congénères ? Pourquoi côtoies-tu un dragon alors que celui-ci pourrait te tuer d’un seul coup de dent ? Si ton espèce est si craintive de ce qu’elle ne connait pas, pourquoi vas-tu contre cette affirmation ? Il marqua une pause. Depuis quand l’espèce humaine a-t-elle changée ? Il y a des siècle, je vous ai observé, mais les tiens étaient faibles et fragiles. Ils se terraient dans des petites constructions et s’entretuaient. La moindre maladie, le moindre prédateur suffisait à décimer un village entier. >>

Nouvelle pause, il semblait réfléchir. Il ne voulait pas prendre le risque de se faire écharper à la moindre rencontre. Mais son apparence actuelle pouvait le rendre menaçant aux yeux de créatures aussi frêle et minuscules.
Il ramena ses ailes le long de ses flancs, son corps commença à rapetisser, à se métamorphoser, jusqu’à obtenir une apparence presque humaine. Il gardait des attributs de sa race, ses cornes, sa queue, ses griffes, et la plupart de ses écailles, mais il avait une forme humaine. Il regarda ses mains, peu habitué à ce corps. Il ne l’avait pas souvent revêtu. Un peu gauche, il éprouvait quelques difficultés à se déplacer comme un bipède, mais il s’y ferait.

<< Est-ce qu’ainsi, j’attirerai moins l’attention sur moi, petit être ? >>

Son corps semblait jeune et en bonne santé, mais ce n’était qu’une façade. Sa voix, par contre, était toujours la même. Il n’appréciait pas particulièrement cette apparence. Trop petite. Trop fragile.
Il savait qu’il ne résisterait pas à l’envie de reprendre sa véritable forme sous peu.
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Maroti Asling
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MessageSujet: Re: Des dragons et des hommes. [pv: Venkrahviir]   Mer 29 Jan - 17:22

<< Dis-moi, petit être Maroti Asling, pourquoi es-tu différent de tes congénères ? Pourquoi côtoies-tu un dragon alors que celui-ci pourrait te tuer d’un seul coup de dent ? Si ton espèce est si craintive de ce qu’elle ne connait pas, pourquoi vas-tu contre cette affirmation ? >>

Pourquoi...? C'était une excellente question. J'y réfléchissais de temps à autre, pourquoi moi? Je savais que la mère de patience n'avait pas trouvé d'autre solution que de me confier son œuf, ce qu'elle a fait à contre-cœur, agonisant près de son nid. Je n'avais jamais su ce qui l'avait tué, elle avait été blessée par balle mais... Quelque chose clochait. Mais cette rencontre avait marquée un tournant dans ma vie, je devais m'occuper d'une autre créature. J'avais élevé Patience comme un père avec sa fille... Je me souvenais encore des nombreuses veillées que j'effectuais chaque soir, nettoyant la coquille de l’œuf, racontant des histoires pour finalement m'endormir à ses côtés. Puis elle avait grandie, même si elle restait très jeune pour une dragonne elle avait déjà une quinzaine d'année à son actif. Peut-être qu'elle me voyait réellement comme son père malgré la différence d'espèce qu'elle décelait? Nous nous étions mutuellement sauvé la vie à plusieurs reprises et c'était le type de lien indestructible, qui outrepassait les différences. Le porta un regard à la fois doux et protecteur à la dragonne, souriant un peu bêtement...
Le dragon repris la parole sans me laisser le temps de répondre, il ne voulait surement pas être impoli c'était juste...un dragon.    

<< Depuis quand l’espèce humaine a-t-elle changée ? Il y a des siècle, je vous ai observé, mais les tiens étaient faibles et fragiles. Ils se terraient dans des petites constructions et s’entretuaient. La moindre maladie, le moindre prédateur suffisait à décimer un village entier.>>

Hum... Il observait l'humanité depuis le moyen-age. C'est vrai que l'humanité c'est énormément développée depuis, l'époque des châteaux forts et de la peste était révolu dans la majorité des continents . Mon épée même était aussi une relique de cette époque que certains considéraient comme noble, mais que je trouvais incroyablement barbare. C'était les balbutiements de notre espèce... Quoique comparé au dragon nous étions des nouveaux nés.

C'est alors que la dragon fit quelque chose d'étrange, il replia ses ailes membraneuses sur lui et il se passa quelque chose d'étrange. J'ai d'abord crut que c'était la neige qui reflétait les rayons du soleil, ou à une quelconque illusion d'optique. Mais le dragon rapetissait! Comment est-ce que c'était possible!? J'étais ahuri, et au début de mes surprises.
Le dragon se changeait en humain...
Enfin aussi humain qu'un dragon peut l'être. Mais il avait une apparence beaucoup plus commune et passe-partout que sa forme originale. Malgré ses cornes, ses griffes, sa queue et ses écailles qui indiquaient clairement qu'il n'était pas humain, il pourrait se faufiler parmi les habitants de l'île. Il ressemblait un peu à un homme crocodile cornu, ce qui était assez étrange. Pourtant son corps d'humain dégageait quelque chose, une aura millénaire et très ancienne.
C'était impressionnant, est-ce que les pouvoirs des dragons étaient sans limite? Est-ce que Patience pourrait se transformer de cette façon un jour? Si oui, quand? Comment? J'étais estomaqué, je venais peut-être d'assister à une chose unique, même sur Erya...
L'homme dragon semblait mal à l'aise dans ce corps humanoïde, ce qui était logique. Il cligna plusieurs fois des yeux en regardant ses dix doigts griffus.

<< Est-ce qu’ainsi, j’attirerai moins l’attention sur moi, petit être ? >>

Reprenant mes esprits, je n'avais envie que d'une seule chose, peindre cet humanoïde à la forme unique, rien qu'un croquis serait suffisant. L'irlandais retira le crayon de son oreille et sortit un petit carnet de sa poche. D'une main experte il commença à griffonner sur le papier, relevant plusieurs fois la tête pour capter les détails et miroitement de la peau du dragon. Tout en dessinant, le dragonnier exposait son point de vue à son nouveau modèle.

"Vous êtes beaucoup plus discret de cette manière, mais vous risquez d'attirer l'attention de quelques personnes qui prennent le temps d'observer les choses. Il vaut mieux aller à la rencontre de ces personnes, elles sont généralement hors du commun."

Ayant terminé mon croquis je finis par voir Patience s'approcher de l'humanoïde, elle n'était plus agressive, juste curieuse. Maintenant elle aurait facilement pût ouvrir la bouche et gober son congénère, mais je savais qu'elle ne le ferait pas. La jeune dragonne devait surement se demander comment il avait fait cela.
Elle renifla la tête nouvellement chevelue du dragon... Et c'était vrai qu'il avait l'air beaucoup moins imposant et redoutable sous cette forme. Presque amicale, dans le sens humain à humain, mais je ne devais pas tomber dans la familiarité à cause d'un changement de forme, il restait tout de même un dragon.

"Et pour répondre à votre question, la mère de Patience m'a confié son œuf alors qu'elle était mourante. J'ai veillé sur elle durant toute son incubation et je l'ai élevé de mon mieux... En fait... Je la considère un peu comme...Et bien... Ma fille.

Patience releva son immense tête de son congénère et glissa jusqu'à moi pour plaquer son crane contre moi, fermant ses yeux presque aveugles. J'ouvris grand les bras, serrant au maximum la tête de ma petite dragonne à moi. Un grand sourire se dessina sur mon visage.
Oui, elle était définitivement ma petite fille...
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Des dragons et des hommes. [pv: Venkrahviir]

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