Erya Island

Venez incarner votre personnage fantastique (fée, ange, neko, démon...) et le faire interargir avec les autres créatures peuplant cette île.
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 Introduce A Little Anarchy

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Lazio
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MessageSujet: Introduce A Little Anarchy    Dim 11 Nov - 4:11

Il y a des jours. Des jours comme ça. Où se lever n’est définitivement pas une bonne idée. Où l’on sait très vite que la journée va pas être mauvaise… Mais bien pire que ça. Pourtant celle-ci s’était bien déguisée, sous des airs de journée parfaite. Lazio se réveilla dans un lit. Un lit, et chaud avec ça. Il ouvrit les yeux, lentement. La lumière du jour perçait les rideaux. Contre lui, une belle demoiselle, cheveux châtains, qui lui tombaient en cascade sur les épaules. Forme gracile, yeux marrons étincelants. Elle souriait doucement. L’avait regardé dormir.

Le démon nota qu’il avait un style de fille plutôt précis. Toujours plutôt fine, toujours cheveux longs, plus ou moins toujours la même taille… Il agissait comme un tueur en série, en fin de compte, seule la fin changeait. Ou pas d’ailleurs. Le regard du démon parcourra le corps de la demoiselle. Son doux sourire s’élargit légèrement, acceptant le compliment muet.

C’était pas la première fois qu’il venait ici ensemble. Pas la première fois qu’ils couchaient ensembles ici. Ce n’était probablement pas la dernière.


« Bien dormi ?
-Toujours mieux que la fois d’avant…
-Tu m’étonnes… Tu as des cauchemars… Terrifiant. Pour toi et pour les autres.
-Désolé.
-La partie juste avant était suffisamment géniale pour que je te pardonne.
-N’est ce pas. Très satisfaisant.
-C’est tout ?
-Je n’aime pas les superlatifs. Tu ne pars pas comme une voleuse, cette fois ?
-Te voir bien dormir est rare, j’en profite.
-A ton aise.
-Par contre, toi tu dois y aller.
-Ha ? Et pour quoi ça ?
-L’hôtel n’est pas gratuit. Il faut que tu le payes.
-J’avais oublié ce menu détail.


Grognement. Flemme envahissante. Soupir, puis dématérialisation. Pour réapparaître près de la chaise qui avait subi l’avalanche de vêtements de la nuit précédente. Jean, chemise, veste. Il était prêt. La demoiselle fit une moue déçue exagérée, prit une pose lascive.

-Tu reviens après ? Je n’ai rien de prévu ce soir…
-Probablement.
-Alala… Bonne journée.
-Salut."

Ils n’avaient même pas le nom l’un de l’autre. Seulement le numéro de cette chambre, où Lazio revenait fréquemment. Un antre où il passait des nuits de bonheur charnels et de plaisirs physiques. Un endroit parfait pour oublier. Alcool, sexe, parfois les deux. Paye le cliché sur les péchés capitaux. Luxure, gourmandise. Pas mal. On pouvait rajouter la paresse, vu son manque de motivation. Bon score.

Il se mit en route, après un dernier salut envers la demoiselle. Presque triste de devoir la laisser. Rencontrés dans une soirée arrosée, il se recroisait parfois. Sans poser de question. Reposant, et frustrant à la fois comme relation.

Le soleil délicat réchauffait doucement le corps du démon. Vraiment, cette journée s’annonçait superbe. Vraiment trompeuse. Déambulant dans les rues, évitant les passants, Lazio finit par arriver devant La Banque. Avec des majuscules. Ne faut pas négliger le pouvoir de ces trucs-là. Un seul problème à la banque, et tout le monde se retrouve lésé. Et si y’avait bien un endroit que l’être infernal détestait c’était celui-là.

Au moins, les démons, on sait qu’ils sont méchants. Qu’ils vont t’arracher les yeux et les enfoncer dans ta bouche en défonçant les dents au passage, juste pour le fun. Les banquiers, eux, te forçait à une soumission non consentie et absolue, sous peine de te virer de chez toi, pour non remboursement de crédit. Même en sachant que tu ne passerais pas l’année sans ladite maison. Ils faisaient pires que certains êtres infernaux sous le couvert de la légalité. Parce que oui, te virer de chez toi, c’est légal, quand c’est une banque qui le dit.

Il finit donc par arriver au guichet, s’apprêtant déjà à tuer le banquier plus tard dans la journée. Comme ça, juste pour se faire plaisir. Et renflouer le compte en banque qu’il allait encore un peu plus vider maintenant.


« Monsieur, vous désirez ?
-Un retrait.
-Quelle somme ?
-Suffisamment pour payer mes 10 dernières nuits à l’hôtel. Voici le montant exact."


Il lui tendit un papier, se disant que il lui restait une chance infime de s’en sortir sans trop de frustration. Seulement voilà, le Karma avait pas décidé que cela serait aussi simple, de retirer de l’argent à la banque…


Dernière édition par Lazio le Ven 14 Déc - 15:57, édité 1 fois
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El Calavera
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MessageSujet: Re: Introduce A Little Anarchy    Sam 17 Nov - 18:08

Vous connaissez cette loi cruelle qui force le réveil à sonner au moment où votre rêve allait devenir la chose la plus intéressante que vous n'ayez jamais vécu ? Donatello la déteste purement et simplement, comme à peu près tout le monde je suppose. Et il la haïssait encore plus lorsque ledit réveil sonnait en pleine nuit car vous il avait oublié de changer l'heure de l'alarme. Dès le début de cette journée qui commençait fort tôt, il avait un vague sentiment qu'elle n'irait pas. Et la date que lui indiquait le calendrier chiffonné qui traînait par terre dans la pièce qui lui servait de chambre confirmait ce pressentiment. Oh, ce serait une grande journée. Et pleine d'action, comme il l'espérait. Mais son cerveau s'acharnait à lui faire ressentir un léger malaise qui l'envahissait peu à peu.

Finalement, l'effort surhumain de devoir sortir de son lit en pleine nuit, non loin de 4 heures du matin, puis celui de se tenir debout sans avoir à s'appuyer lourdement contre le mur le plus proche lui firent oublier ces pensées négatives. La fatigué était un réel fléau pour un homme qui avait des projets aussi ambitieux que ceux qu'El Calavera avait... Pour n'importe qui, à vrai dire, mais c'était bien plus gênant ce jour là; bien plus qu'un jour quelconque. Pour essayer de se réveiller correctement et complètement, il se déplaça lourdement jusqu'à la cuisine, mais ne trouva que différentes boissons impossibles à identifier à cette heure-ci dans plusieurs verres. Une idée des plus stupides lui traversa l'esprit, le genre d'idées très tentantes quand on n'est pas encore en pleine possession de toutes ses capacités cognitives. L'esprit encore embrumé, il pris une tasse et y versa le contenu de tout les verres qui passaient à portée de main ; et bu, sans réfléchir plus longtemps.

Le résultat et les effets de l'ingestion d'un tel mélange étaient assez proches de cette merveilleuse boisson qu'est le
« Debout les Morts » dans sa version allégée, cet horrible breuvage pouvant ressusciter à peu près n'importe quelle personne décédée. Sauf que notre cher albinos ici présent n'était pas encore mort... Après plusieurs minutes d'intense douleur et de réflexion, il put déduire qu'il regrettait amèrement cette décision prise plus tôt. Par chance, toutes ses mauvaises impressions sur la journée se dissipèrent complètement, sûrement grâce à cette chose qui avait failli dissoudre définitivement son estomac, donc il y a toujours du bonheur dans le malheur.

L'arrivée dans le salon fut d'abord une expédition dangereuse, qui demandait bien trop de dextérité et d'attention ; il fallait en effet éviter tout ce qui traînait au sol, dans une salle éclairée uniquement par la lumière de l'aube qui se levait à peine à ce moment. Ce voyage en milieu hostile fut couronné par un délicieux échec, caractérisé par une chute au sol après avoir trébuché sur un objet toujours inconnu. C'est ainsi qu'il se rendormit, profondément. Et c'est aussi ce qui marque le début d'un autre rêve, absolument fantastique.


# Un véritable buffet. A perte de vue, des gens immobilisés, avec une partie de la peau arrachée pour exhiber de magnifiques muscles, enrobés d'une légère couche de graisse, juste ce qu'il fallait. Un garde manger qui pouvait durer de très longues années. La fine odeur du sang et des entrailles flottait un peu partout, l'enivrant, l’envoûtant. Des fontaines très semblables à des fontaines de chocolat étaient éparpillées un peu partout, mais ces dernières laissaient couler un liquide sombre rougeâtre, très fluide. Plusieurs gouttes aspergeaient les hommes mutilés, mais personne ne se réjouissait de cette note de fraîcheur. Sans leur baillons, ils auraient sûrement hurlé à la mort. Il fit un pas, puis un deuxième, se rapprochant de cette débauche de victuailles, mais quelque chose l'interrompit. Un homme avec une cravate ; et je peux vous assurer que c'était une cravate fort ridicule. L'homme à la cravate prononça toute une série de mots, rapide. Il ne comprenait pas. Que venait faire cette homme ici ? Et surtout, pourquoi une cravate pareille ? Il tira de toutes ses forces sur ladite cravate, voulant étrangler à mort l'homme à la cravate. Sa voix devint suraiguë, et scandait les miracles de la vie sous-marine en priant un quelconque poulpe un peu plus grand que la moyenne. Mais il pouvait tout de même se rapprocher du buffet, ce qu'il fit. Mais juste avant de manger... #



Vous vous souvenez de la loi que j'ai énoncée plus tôt ? J'ai menti. Il n'y a pas que le réveil qui se sent obligé de vous sortir du lit. Il y a aussi le téléphone. Et c'est réveillé brusquement par la sonnerie de ce qui pouvait s'apparenter dans ces circonstances à un objet de torture qu'El Calavera se réveilla une seconde fois, l'image de la cravate ignoble brûlée sur ses rétines, gravant à jamais cette vision dans son cerveau. Ce qui l'amena à maudire cet accessoire, et à aussi maudire les téléphones. Sur 7 générations.
Il s'avéra que c'était à cause d'un mauvais chiffre tapé que l'ignoble machine avait sonné, et la personne qui appelait fut surprise d'entendre Donatello Salvador, 64 ans, au lieu de Julia Acciari, 24 ans, même si la personne qui avait décroché paraissait à peu près du même âge que la personne qu'il voulait appeler. Il se dit d'ailleurs que celui qui avait osé le réveiller était sûrement un homme avec une cravate. Foutues bouts de tissus inutiles. Il était presque tenté de se rendormir, mais quelque chose l'arrêta. Il faisait maintenant jour... Il devait avoir dormi au moins 4 heures, et il était censé aller braquer une banque, au cas où vous n'étiez pas au courant. Et un simple mot de ses parents n'allait pas suffire s'il arrivait en retard.

Maugréant et grommelant, il se releva et partit s'habiller, ouvrant grand le placard, et prenant les premières choses qui lui tombaient sous la main ; un costume cravate très simple, il insista cependant pour retirer la cravate : il ne voulait pas s'attirer le mauvais œil plus qu'il ne se l'attirait déjà. Malgré tout un enchaînement d’evénements peu appréciables, il pensa aux choses basiques, comme mettre des gants – des gants en cuir, très jolis, au passage – et attraper son Glock, qui traînait sur la table, le mettant dans un sac qui n'était pas très volumineux, environ la taille d'une sacoche d'ordinateur – qui contenait autre chose, déjà posé dedans –, pour donner l'illusion de quelqu'un qui allait gentiment au travail. Pas envie de se faire attraper par les policiers avant même d'avoir pu entrer dans la banque. Dommage. Et stupide.

Le soleil ne s'était pas levé depuis longtemps, mais il commençait de chauffer activement les rues. Le cliquetis du trousseau du meurtrier résonna longtemps dans l'immeuble encore silencieux. Juste des squats, et des chômeurs qui ne voulaient pas chercher du travail. Un quartier vraiment exécrable. Personne ne déambulait ici. Toute la population déjà levée se concentrait vers les rues marchandes et les lieux plus agréables de la ville, mais pas dans cet endroit presque glauque et inquiétant, avec ce silence qui régnait en Maître incontestable. La faiblesse de son règne tyrannique se fit ressentir lorsque le cannibale s'éloigna de son logement, pour se rapprocher de sa cible : la fameuse Banque d'Erya. C'était la banque principale de la capitale, on s'attendait donc à quelque chose d'assez grandiose. Et... C'était effectivement un grand et beau bâtiment qui se dressa devant lui lorsqu'il s'approcha. Il devait la contourner, pour se trouver derrière, vers un point précis, mais étant encore loin de cet endroit qui ne fourmillait pas encore de vie, et s'arrêta donc un instant pour le regarder un peu mieux. On pouvait voir un grand
« BANQUE D'ERYA » écrit avec des lettres dorées au dessus des grandes portes vitrées, où deux vigiles se tenaient, droit. El sourit. Il faisait aussi ce travail, et plaignait les deux pauvres hères, obligés de se tenir droits. Et forcés de porter une cravate. Peu de gens passaient ces grandes portes, à cette heure. Un grand brun, une petite vieille, un couple... Et c'était presque la liste exhaustive des entrées, sachant que la moitié d'entre eux ressortaient assez vite. Personne ne voulait rester longtemps dans ce lieu oppressant.

Pourtant, il semblait avoir été construit pour paraître accueillant, avec un intérieur grand et très lumineux, dans des tons beiges avec un carrelage en damier et des colonnes discrètes le long des murs. Des comptoirs étaient parsemés un peu partout, mais seulement quelques uns étaient occupés par un guichetier ; le personnel n'était pas complet à ces heures de faible affluence. Pourtant, l'intérieur n'intéressait pas encore notre futur braqueur. Il prit une ruelle sur le côté, ne voulant pas prendre la grande rue qui menait directement à la Banque. Il lui fallut plus de temps qu'il ne l'aurait crût pour se rapprocher d'une des portes des employés. Lorsqu'il fut à quelques mètres seulement, encore caché dans une ruelle, il ouvrit rapidement son sac en faisant le moins de bruit possible, et en sortit un masque.

Un masque assez simple, qui couvrait entièrement le visage, même les yeux, laissant à l'emplacement des yeux des trous juste assez suffisants pour avoir une vision correcte. Ce masque représentait de manière très réaliste un visage très balafré, recouvert de cicatrices et de plaies ouvertes. Le visage d'un clown, que l'on reconnaissait uniquement par la peau pâle et le rouge qui entoure les yeux, ainsi qu'au sourire que formaient les lèvres cousues. Le genre de masque que l'on portait pour faire peur aux gens. Personne dans la troupe de braqueur, ne voulait faire savoir son identité, c'est pourquoi ils avaient tous décidés de porter un masque. Et celait arrangeait grandement El Calavera.


Il ne referma pas le sac, qui contenait encore l'arme. A cette heure et surtout à cette porte-ci, il n'y avait qu'un vigile, qui faisait souvent des pauses d'après les renseignements glanés. Il était actuellement à son poste. Donatello regarda la porte visée, et hésita en voyant le garde. Il préférait ne pas le tuer, mais ne savait pas si il allait vite s'en aller, et pour combien de temps. L'idée de simplement l’assommer lui parut la meilleure. Il attendit que ce dernier tourne le dos, et se rapprocha, lentement et silencieusement. Le vigile, quant à lui, repartait vers une autre porte, apparemment, et continua donc de tourner le dos de son futur agresseur, lui laissant la possibilité de se glisser derrière lui en se concentrant du mieux qu'il pouvait pour ne pas faire de bruit, et le frapper de toutes ses forces à l'arrière du crâne avec la crosse de l'arme qu'il avait sortie quelques mètres plus tôt.

L'effet fut immédiat, l'homme tomba lourdement, accompagné d'un bruit sourd. Mais il ne savait pas pour combien de temps il resterait là, à dormir paisiblement. Ils étaient censés rentrer en partie par cette porte, et son travail était de venir avant les autres pour faire place nette. Il avait donc rempli sa part pour le moment. Il ne lui restait plus qu'à attendre que les autres arrivent. Il jeta le sac qu'il avait gardé en bandoulière, rangea dans une poche intérieure de sa veste son arme, et s'adossa à la porte. Plus aucun employé ne devant prendre cette porte avant un certain moment, normalement, et il priait pour que ce soit vrai. Les informations que les autres avaient donnés n'étaient pas forcément fiables, mais il voulait réfuter l'idée d'une taupe dans le groupe. Ils avaient raison, et c'était trop tard pour se remettre en cause maintenant. Il n'avait plus qu'à patienter sagement jusqu'à l'arrivée des braqueurs pour que l'action commence réellement. C'était son dernier moment pour se reposer, et il risquait de ne plus avoir cette occasion avant un bon bout de temps...


[ Oui, je sais, j'ai mis du temps à écrire, désolé... Pour la fin, je ne savais pas du tout comment faire, alors j'ai supposé un moyen d'entrer dans la banque car je me suis dit que tous entrer par la grande porte et sortir ses flingues n'irait peut être pas, mais n'hésitez pas à me dire si vous voulez changer, au contraire ! ]
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Nathanaël
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MessageSujet: RE: Introduce A Little Anarchy   Dim 18 Nov - 16:15

Il soupira. Un long soupir dû à un ennui mortel. C’était l’un de ces jours où même son intelligence ou encore la vision du passé n’avaient plus rien de distrayant. Nathanaël s’ennuyait ferme. Il ne savait pas quoi faire pour tremper ce manque total d’action. Nouveau soupir.
Il leva ses yeux clos au ciel, bizarrement cette matinée, bien qu’ennuyeuse, avait quelque chose de funambulesque : Le soleil hésitant de l’orient, le vent du nord faisait onduler ses longs cheveux d’or. La nature s’éveillait lentement l’esprit encore troublé par les songes de la veille… Ce silence suave l’étreignait. Il poussa un long et interminable soupir.
Il abhorrait cet ennui. Que pouvait-il faire afin d’égayer cette journée inintéressante? C’est une excellente question….et malheureusement il en avait pas la réponse. Il se plongea dans ses pensées caligineuse, ne sachant quoi faire d’autre. Hier, hier….sa journée avait été savoureuse, elle lui avait offerte de nouvelle tribulations. Il s’était fait attaqué par des tueurs….Aaah, les tués avaient été un moment de pure délectation, il se souvint de leur sang chaud sur ses mains, le plaisir qu’il avait ressenti était ineffable. Alors pourquoi, aujourd’hui, il ne se passait rien ? Fallait croire que ce n’est pas tous les jours dimanche. L’idée même de médité lui était insupportable, l’ennui était trop immense.
Une pensée le traversa brusquement. Il se figea. Il était en retard. En temps normal cela ne lui aurait fait ni chaud, ni froid, mais là, en ce temps d’ennui mortel, il ne voulait en aucun cas rater cette occasion d’ébaudir cette journée morose. Il fit léviter jusqu’à lui ses deux épées et les mit dans son dos, puis il fit de même pour sa cape noire. Il saisit un masque d’or avant de se téléporter sur la Terre. Il atterrit devant la banque principale d’Erya.
Un bâtiment imposant, un lieu vraiment faramineux. Non, ce n’était pas ici qu’on l’attendait. Il disparut pour apparaître devant une porte reculée dans une ruelle. Il vit un vigile à terre et un homme adossé au mur portant un masque de clown. Il trouvait sur le moment que cette scène avait quelque chose de désopilant. Flottant à un mettre du sol Nathanaël se laissa glisser lentement vers la vision des quatre âmes : Le passé, le présent, le présent à venir, et les multiples futurs. Le plan de la banque s’étalait dans son esprit avec une précision stupéfiante. Il vit le coffre fort…Et bien cela n’allait pas être facile d’arriver jusqu’à lui. Cela tombe bien, il ne cherchait pas la facilité. Il se concentra, sa mission était de couper tous les alarmes. Petit problème, si les alarmes s’éteignaient cela alerterait tout de suite les autorités. Il réfléchit rapidement. Il fit un sourire spirituel (pour ceux qui ne le savent pas, il est incapable de bouger les muscles de son visage !), il savait ce qu’il allait faire. Il allait créer des lueurs, des fausses alarmes qui fonctionneraient comme les vraies qu’il allait couper. Aussitôt dit, aussitôt fait. Utilisant le courant électrique qui traversait la banque, il fit exactement ce qu’il devait faire. Alarmes ? Hors service. Plus que les agents de sécurité. Pas de problème. Tous être humain étaient constitués d’atome, justement il y avait de l’électricité contenu dans ce dernier. Et devinez quoi ? Il pouvait faire ce qu’il en voulait. Les tués éveillerait des soupçons, à éviter donc. Il prit une décision rapide. Manipulant l’électricité naturelle du corps des gardes, il les soumit à lui. Il claqua des mains, il sentit que les agents frissonnèrent. Parfait. Il flotta jusqu’à la porte et sans hésitation pénétra dans la banque par l’entré des employés. Il déclara d’une voix déformée par son masque :

« C’est partie. On a très peu de temps »
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Kae Kerandel Fiore
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MessageSujet: Re: Introduce A Little Anarchy    Dim 18 Nov - 23:06


« Hello Eryians. I wanna play a game
Le besoin d'argent? Non, non les robots n'ont pas besoin d'argent.

Mais ce n'est pas de l'argent, que Kae K. Fiore espérait trouver dans un coffre de banque massif. Ce n'est pas pour de l'argent qu'il avait répondu à l'invitation glissée à demis-mots par son ancien patron de la pâtisserie. <Si l'on peut voler de l'argent, on peut voler l'objet qui s'achète. Pourquoi, alors, voler l'argent?> Kerandel n'avait que faire d'argent.
Kerandel n'avait que deux obsessions: sa survie, et l'humanité.

Et c'est pour combler -du moins partiellement- la seconde qu'il avait hoché la tête et accepté de retrouver un groupe d'inconnus masqués devant l'impressionnant bâtiment, une poignée d'heures après l'aube.
Il n'était pas arrivé en avance, ni en retard. Il était arrivé à l'heure précise et à l'exact endroit qu'on lui avait désigné, enveloppé dans des vêtements citadins passe-partout pour ne pas éveiller les soupçons il avait attaché sa tignasse verte et les mans reposant dans les poches de sa veste de survêtement rouge, se dirigeait d'un pas tranquille vers la double porte vitrée surmontée de l'écriteau massif "BANQUE D'ERYA". Un brin ostentatoire.
Du bout de l'index, il grattait distraitement le masque que dissimulait la poche, glissant son extrême phalange dans l'espace réservé à l’œil. Il aurait volontiers sifflé s'il savait le faire de manière crédible mais ses sifflements étaient plus proche du crissement d'un modem que des mélodies qu'il tentait d'imiter. Aussi se contenta-t-il de hocher la tête d'un air guilleret vers le vigile qui l'observait du coin de l’œil avant de passer les portes, les yeux levés vers le toit.
<Une deux...> il discernait huit caméras dans le grand hall mais il faudrait attendre deux minutes supplémentaire pour que son scan s'achève et lui révèle les emplacements des autres dispositifs de surveillance dispersés dans le vaste bâtiment. Avançant d'un pas constant, la carcasse de métal observait distraitement les colonnes à l'architecture sophistiquée tout en se concentrant à revers sur le décryptage du système de surveillance. Le neutraliser ne relevait pas de ses fonctions mais a aucun moment il ne vint à l'esprit de la machine d'accorder sa confiance à un coéquipier. Il vérifierait chaque caméra, chaque alarme, chaque détail aussi insignifiant soit-il.

    Non ce n'était pas l'argent qui motivait sa présence ici et maintenant. Quoi alors? L'humanité? Pourquoi l'humanité?
    Il s'agissait d'un caprice plus que d'une nécessité.
    Quelque chose qui s'apparentait à une émotion et qui, exacerbé, ne manquerait pas de lui faire perdre pied une nouvelle fois. Car en cela consistait son malheur: le projet A10-Newborn n'était pas humain. Telle était sa malédiction.
    Condamné à ressentir, condamné à éprouver, condamner à imiter inlassablement le comportement de ce qu'il n'était pas. De ce qu'il ne serait jamais. Mais condamné malgré tout à suivre le modèle sur lequel on l'a façonné. Et condamné à échouer perpétuellement. A sombrer dans le délire au moindre progrès.
    Condamné à perdre le contrôle à chaque nouveau pas en avant vers l'humanité.
    Condamné à recommencer.

    Voila ce qu'il était venu accomplir ici: recommencer. Essayer une fois de plus de s'approprier son modèle.
    L'argent: la source des désirs des Hommes. Une clé de plus vers sa réussite ou sa déchéance.


En son fort, le robot maudissait la structure défaillante qui l'avait mené ici en ce jour pour une fois de plus courir à sa perte, au devant de douleurs inconcevables pour les êtres organiques que nous sommes. Des douleurs qui n'existent pas. Mais qu'il subira quand même.
Il maudissait sa bêtise qui l'avait fait céder aux caprices de ses bas instincts de programme. Il maudissait la bêtise qui l'empêchait de se pirater lui-même. Il maudissait tout. Il maudissait sa quête d'humanité et son incapacité à s'y refuser. Il aurait dû détruire tout ce qu'on avait fait humain en lui. Il aurait dû se façonner lui-même et devenir parfait. Insensible, dépourvu d'émotion comme de ressentit physique.
Machine.

Mais il ne pouvait le faire, aussi se trouvait-il là, à courir après son humanité défaillante. A courir après de l'argent. Futile objectif.
<On y est.> Les caméras, les alarmes, tout avait sauté et s'était retrouvé aussi-tôt remplacé par des leurres inutiles pour le robot, suffisant pour tromper des humains. Kae glissa sa main gauche hors de la poche de sa veste rouge et avec elle le masque qu'il avait apporté. Pas pour tromper les caméras -non-, celles-ci il les avait chatouillées dès avant son arrivée et n'était apparu sur aucune image. Non, son masque était destiné aux êtes organiques, aux futures victimes de leur frasque matinale. Il le glissa sur son visage, dissimulant son sourire méphistophélique sous celui -dérangeant- d'un masque d'opéra blanc et sobre.
Un demi-tour vers l'entrée lui révéla un autre personnage masqué d'or sur lequel il entama d'emblée un scan.

« C’est partie. On a très peu de temps »


L'androïde cilla à peine au moment de condamner les portes. C'était un jeu d'enfant que de s'introduire dans pareil système.
Il adressa à son collègue d'infortune un sourire que l'autre ne pouvait voir et répondit de sa voix mi-humaine mi-robotique et vaguement déraillante dans ses intonations joyeuses:

« Portes verrouillées. Alarmes neutralisées. Vigiles immobiles, coordonnées du coffre enregistrées. Piratage du code d'accès en cours. Communications téléphoniques interrompues. Système internet hors d'accès. Nombre des civils présents estimé à... treize têtes. »


__________________________________

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Ervayne
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MessageSujet: Re: Introduce A Little Anarchy    Lun 19 Nov - 23:22

Dans la salle, qui peinait à se rendre compte de ce qui ce passait précisément depuis quelques secondes, les murmures et l’agitation gagnait petit à petit les esprits des pauvres hères présents. Comprendre ce qui ce se passe au début d’un braquage n’est pas forcément chose aisée, c’est d’ailleurs un des avantages des braqueurs, ces premières secondes, minutes, choc où l’incompréhension rend les gens aussi dociles que des moutons bénéficiant d’une injection de morphine (attention, ne faites pas ça chez vous !). Mais au cas où un improbable étranger sortirait de nulle part de manière fracassante et assez peu discrète il est important de repréciser le contexte. La banque d’Erya venait de voir 3 individus masqués débarquer dans son enceinte interne et mettre hors d’état de nuire, à une vitesse plus que foudroyante, caméra, garde et système d’alarme. En plus d’avoir verrouillé les portes principales du bâtiment et l’entrée des employés bien sûr, le triplet venait de créer un huit clos plein de tension et de suspense où les personnages principaux était eux même, les pauvres agents de sécurités et 13 civils, groupe composé des clients et du personnel de la banque. Ce qui devait bien faire une vingtaine de personne présente dans les lieux et pas vraiment toute à fait consciente des tenants et aboutissant de l’affaire qui venait de débuter.

Le cadre était magnifique, éclatant, un marbre blanc, immaculé et symbole même de la probité des Banquiers, et la structure mêlait à l’immuable et stoïque charme de l’architecture Antique, l’orgueil, la témérité et la technologie de la civilisation moderne. Un décor dramatique tout ce qu’il y avait de plus réel où l’on pouvait retrouver de multiples symboles : Valeurs, Volonté, Innocence, Puissance, Morale … Une scène parfaite et perfectionné pour le première Acte d’une pièce électrisante. L’enchaînement venait de commencer et les premières répliques fusaient.

« Portes verrouillées. Alarmes neutralisées. Vigiles immobiles, coordonnées du coffre enregistrées. Piratage du code d'accès en cours. Communications téléphoniques interrompues. Système internet hors d'accès. Nombre des civils présents estimé à... treize têtes. »

-Douzes ! Rectifia une voix provenant de derrière un guichet où se tenait un jeune homme aux cheveux noirs. Le banquier devant ce dernier attrapa le bout de papier qu’il lui avait glissé et répondit. Je crains fort que votre argent ne puisse vous être donné aujourd’hui monsieur.

Une main d’acier sortit de sous le guichet et arracha le visage factice qui dissimulait le visage lisse et noir de l’être. Laissant pendouiller pitoyablement la couche beige au faciès déformé alors qu’il tentait de s’extraire du reste de son costume, tirant sur les manches rembourrés et vidant son ventre grossis par de la mousse. Explosant littéralement l’humain de l’intérieur pour finalement apparaître, nu, derrière le guichet.

-Ne bougez pas monsieur, ayez confiance. Je reviens.
La main noire du néantin chercha le bouton d’alarme sous le guichet et appuya dessus plusieurs fois, sans résultat car il n’entendit aucun bruit ou autre signe de bon fonctionnement. Ne tenter pas de déclencher l’alarme monsieur, elle est visiblement inutilisable par contre si vous avez un téléphone portable …

La main d’une employée de la banque tendit aussitôt son mobile à l’inconnu qui le saisit doucement en la remerciant.

-Merci madame, je vais m’habiller et appeler la police au passage ne bougez surtout pas et surveillez les braqueurs s’il vous plaît.

L’homme d’ébène nu s’éloigna lentement en pianotant sur le téléphone et disparu dans une salle en claquant la porte. Moins de quelques minutes après il en ressortit. Vêtu d’un manteau long resserrait à la taille par des boucles de cuirs, de lourdes rangers à ses pieds et tenant une sorte de masques étrange dans sa main métallique, l’autre tenant le téléphone à côté de là où il devrait avoir une oreille.

-Oui j’ai demandé la police … Non je ne quitte pas … Oui j’ai demandé la police… Non je ne quitte pas … Soupir exaspéré …. Oui j’ai demandé la police … Ha enfin ! Merci d’avoir répondu, oui donc j’appelle pour signaler un vol. Non je ne veux pas faire une déposition je souhaite signaler un vol qui ce passe maintenant. Voilà, donc il s’agit d’un braquage en fait, qui a lieu au 250, 52 ème rue. Ce qui se passe ? Oh euh … il y des gens masqué à l’intérieur et visiblement les agents de sécurités sont neutralisé.

Ervayne donne un petit coup de pied au corps d’un agent, prend son arme, pointe le canon vers sa tête puis sur celle de l’agent et appuie sur la gâchette, provoquant une détonation violente, une giclée de sang sur le damier et des cris aigue.

-Ah il vient d’y avoir un coup de feu ! Oui je suis dans le bâtiment braqué. Non je ne parle pas sous la menace. Comment je fais pour ne pas attirer l’attention des braqueurs ? Se retourne vers le triplet et les observe quelques instants, la main tenant le masque monte puis commence à le placer sur sa tête. Mais parce que je suis un braqueur !

Le néantin raccroche alors et laisse tomber le portable en finissant de mettre son masque de Licorne. Il tend son bras métallique en l’air ce qui déclenche un nouveau coup de feu. Sa voix résonne alors dans le bâtiment.

-Ceci n’est pas un braquage… C’est un exercice de survie de l’espèce humaine dans un milieu extrêmement hostile. Alors surtout ne garder pas votre sang froid si vous voulez échouer au test. Merci.

L’Ombre s’avance vers un autre agent de sécurité et vérifie s’il possède des armes rapidement avant de se retourner vers ses collègues.

-Ah euh … au fait ! Onze !

__________________________________

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MessageSujet: Re: Introduce A Little Anarchy    Mer 21 Nov - 20:13

Le brigadier passa devant la salle des accueils, comme toujours les téléphones sonnaient de toutes leurs voix, quel boucan ! Il se demandais encore comment faisait les réceptionnistes pour rester dans cette salle tout les jours avec un bruit pareil. Enfin ce n'était pas son boulot, il s'en moquait complétement. Il longea le reste du couloir avant d'arriver devant la machine à café, ne rompons pas les bonne vieilles habitudes. Un café chaud chaque matin après une heure de travail, c'était devenue un rituel. Durant ce moment il aimait être seul et heureusement tout le monde était au courant ici.

Il appuya sur le bouton après avoir donné la pièce, la machine lança alors un vrombissement habituel avant de cracher un gobelet en plastique suivi d'un liquide fumant. Il attrapa le verre encore chaud et le posa sur le comptoir à côté, il alla chercher un morceau de sucre et une cuillère. Chaque matin il prenait son petit café sucré au calme et cela depuis qu'il travaillait ici, depuis une bonne dizaine d'année maintenant. Tout le monde avait eu le temps de se forger à l'esprit qu'on avait pas intérêt à venir l'emmerder pendant ce temps là.

Il jeta la cuillère dans l'évier sans la laver, il chargerait un stagiaire de le faire, après ils sont là pour cela. Le brigadier porta le gobelet à ses lèvres et bu le liquide âcre et stimulant, rien de meilleur. Il souffla, comme à son habitude il se reposait l'esprit, ne pensant à rien, juste à sa respiration, à la chaleur du café fumant. Il chercha dans ses poches, mais il n'avait pas pris ses clopes ni son briquet d'ailleurs, tant pis. Il en piquerait une à un stagiaire, faut bien qu'ils servent à quelques choses quand même.

Alors qu'il buvait une nouvelle gorgée de café, quelqu'un entra dans la pièce. Le visage du jeune se déconfit quand il vit l'œil noir que lui lançait le brigadier. Il se ratatina sur lui-même avant d'énoncer d'une petite voix de soumis qu'on demander le brigadier au téléphone. Il soupira bruyamment, le jeune recula d'un pas avant de s'excuser et de partir précipitamment. Il n'aimait vraiment pas ça, tant pis … il fallait repartir au boulot maintenant.

Buvant les dernières gorgée d'une traite, il posa le gobelet vide sur le comptoir, un stagiaire s'en chargerai et il partit en direction de son bureau. Il ouvrit la porte vitrée d'un coup de pied bien claquant et s'assit lourdement sur la chaise rembourrée. Il attrapa le combiné, le porta à son oreille et le jeune lui transféra l'appel.

Le brigadier entendit une voix noir, rauque, s'élever. L'homme à l'autre bout du combiné lui donna une adresse, le brigadier reconnu aussitôt celle de la banque d'Erya. Que se passait-il donc là bas ? Puis l'inconnu, ne se présentant même pas sois disant passant, expliqua qu'un cambriolage était entrain de se produire dans le bâtiment qu'est la banque. Aussitôt le brigadier se redressa, pour une fois ce n'était pas un appel mineur, et écouta attentivement la suite, un coup de feu retentit. Mais il y avait quand même quelques choses qui clochait, finalement dans le doute il lui demanda. L'homme lui répondit qu'il était le brigand, puis le téléphone coupa. Il ne lui fallut pas plus d'une seconde pour jeter le téléphone sur le bureau et de rentrer précipitamment dans la grandes salles. Il cria alors:


- Cambriolage à la banque d'Erya maintenant, je veux l'équipe n°4 avec moi et trois véhicules.

Aussitôt dans la salle les personnes désignées se levèrent et rejoignirent le brigadier déjà dans le garage. Il désigna les personnes à l'intérieur, avant de se stopper net et de prendre son talkie-walkie pour demandait un informaticien avec lui. Le brigadier ne savait pas vraiment pourquoi cela, mais un énorme pressentiment le toucher depuis cet appel. Avec dix ans de carrière, il voyait bien que ce cambriolage n'était pas normal.

L'homme d'une trentaine d'année arriva et monta à l'arrière du véhicule du brigadier. Aussitôt celui-ci appuya sur la pédale et il partit en trombe suivi par les deux autres voitures, gyrophares et sirène allumés. Ils ne mirent pas longtemps avant d'arriver devant la banque d'Erya qui semblait pourtant bien paisible de l'extérieur. Les voitures se garèrent en cercle autour de l'entrée et tous sortirent du côté de la rue, à l'extérieur du cercle formé.

La situation avait l'air normal de l'extérieur, mais par les nombreuses portes vitrées du bâtiment on pouvait voir que quatre individus masqués plutôt … bizarrement, tenaient en otage … onze personnes d'après les calculs du brigadier. Il remarqua d'ailleurs deux personnes au sol surement déjà morte, ils avaient déjà commencé le travail, pourtant il ne voyait aucun sac sortir des caisses derrière le comptoir … Le brigadier donna un coup de coude au technicien qui manqua de tomber.


- Eh ben ! Qu'est ce que tu attends pour te foutre au boulot ! Ferme à triple tour ce coffre ! Tu crois quand même pas qu'on va leurs laisser tous ce pognon !

Le trentenaire s'assit à même le sol, dos contre la voiture et commença à pianoter sur son ordinateur. La police avait heureusement les codes d'accès de la banque pour pouvoir justement fermé le coffre pour éviter des braquages comme celui-ci. Le brigadier n'y comprenait pas tous mais il savait que cela marchait plutôt bien, donc il ne s'en plaignait pas. Le technicien penchait sur sa machine, avait l'air plus que concentré, quelques choses n'allait pas.

- Le système a été piraté, l'accès m'es refusé.

-Bordel ! Mais tu sers vraiment à rien ! Tant pis on se passera de toi ! Unité ! On entre, pas besoin d'attendre plus ! Et charge toi de réussir avant que je revienne !

-M. … le brigadier, les portes ont été verrouillé …

-Et merde ! Tant pis on défonce !

-Les vitres de la banque sont résistantes aux balles et aux massues, c'est du dur, nous n'arrivons jamais à passé comme ça.
Répliqua une unité qui entendait la conversation. De plus, rentrer en force, mettrait en péril la vie des otages.

Le brigadier réfléchi, c'est vrai qu'il n'avait pas vraiment vu le problème de cette façon. Il commença à faire les cents pas sur juste quelques mètres carrés, comment opérer ? Les autres unités, derrière leur voitures ne le regardaient que du coin de l’œil, fixant plus la scène de la banque que leur supérieur. Il stoppa et examina la scène avant de se tourner vers le trentenaire. L'agressant presque, il lui demanda si il ne pouvait pas déverrouiller les portes.

Celui-ci commença à pianoter sur son clavier, il chercha mais à chaque fois un message d'alerte lui bloquait l’accès. Il secoua timidement la tête vers son supérieur, qui essaya de ne pas s'énerver. Il devait quand même y avoir un accès à cette putain de banque. C'est alors que le trentenaire exposa:


- J'ai le plan du bâtiment ! Figurez vous qu'il y a une fenêtre sur le toit à l'arrière qui n'est pas renforcé. Elle atterrit au deuxième étage, vous n'aurez qu'à descendre par les escaliers à droite et prendre la seconde porte pour passer derrière les guichets.

Tous le monde le regarda perplexe, ils n'avaient pas vraiment le choix, enfaite. Le brigadier se pencha et regarda sur l'écran. Il réfléchit un instant avant de désigner trois unités pour passer de ce côté-ci. Les deux autres resteraient avec lui, pour faire diversion, ainsi que le technicien. Le brigadier envoya l'ange avec les deux nouveaux. Ils leur expliqua de faire un détour à pied derrière ce quartier, pour ne pas se faire repérer. Ils approuvèrent et partir. Le brigadier n'avait trop de soucis à se faire pour monter jusqu'au toit, l'ange pouvait grandement aider pour cette mission, il avait bien fait de prendre l'équipe n°4.

Le brigadier, ouvrit la portière arrière de sa voiture et prit un porte voix qui était sur la banquette arrière. Il referma la portière, en la claquant. Faisant signe à la dernière unité avec lui, il lui demanda de se mettre près à tirer si les brigands se montraient trop menaçant. Portant l'appareil devant sa bouche il dit distinctement pour qu'ils puissent le comprendre:


- C'est la police ! Vous êtes encerclés ! Sortez, vous n'avez pas d'échappatoire !

En attendant une réponse, il demanda un petit coup de pied contre le trentenaire qui était assis juste à côté de lui, hors de la vue des cambrioleurs. Il lui dicta alors:

- Toi, cherches un moyen pour rentrer dans le système et déverrouiller les portes ont en aura surement besoin après. Lambines pas !

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Arrivée des combattants:

• 2 Unités humaines masculines de niveau 1
• 1 Unité humaines féminines de niveau 2
• 1 Unité angéliques masculines de niveau 3
• 1 Unité humaines masculines de niveau 4 (Brigadier)
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Lazio
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MessageSujet: Re: Introduce A Little Anarchy    Mer 12 Déc - 16:16

Il y a des jours comme ça où un seul mot pourrait résumer tout ce qui se passait depuis le lever du jour. Un mot qui ressemblerait au "POURQUOI" qui vagabondait dans la tête de notre ami démoniaque ici présent. Pourquoi aujourd'hui et maintenant? Pourquoi avec lui dedans? Pourquoi n'était il pas resté avec la charmante demoiselle à l'hôtel? Pourquoi n'était il pas armé? Pourquoi...?

Premières secondes.

Inspiration.
Expiration.
Réflexion. Un peu, quand même.

Cambrioleurs. Normalement pour de l'argent. Pourquoi hurler comme ça au monde entier qu'il cambriolait une banque? Illogique. Pourquoi s'amusait à faire paniquer les otages, assurant un bain de sang? Voulaient ils seulement l'argent? Créature du chaos probablement plus que de l'avarice. A défaut de comprendre la situation, Lazio devait y survivre. C'était ça le jeu. Test de survie en milieu hostile, qu'il avait dit, l'autre.

Créature étrange, d'ailleurs. Elle ne semblait pas avoir de consistance réelle. Une aberration physique, qui semblait à répondre à des règles régies par un Dieu capricieux. Et ça, c'est en supposant qu'il soit soumis à des règles. En tout cas son intervention scénarisée, son masque de licorne et le reste laissé croire à Lazio que le leader du délire qui se tramait était probablement l'Ombre. Et que celle ci s'amusait beaucoup.


- C'est la police ! Vous êtes encerclés ! Sortez, vous n'avez pas d'échappatoire !

Tiens curieusement, quand c'est une banque qui se fait attaqué ils sont plus réactifs ceux là. Lazio n'avait pas constaté une telle rapidité des Forces de l'Ordre quand il s'était lui même adonné à quelques délits. Qui engendrait parfois tout autant de morts. Il se garda de soupirer de frustration, et tâcha de se concentrer. Si tous les braqueurs étaient entrés, ils étaient quatre. Quatre monstres, armés et dangereux. Trop pour un affrontement. Il fallait gagner du temps. Se servir des autres otages comme bouclier.

Le démon, immobile, laissa son aura lentement diminuer. Devenir aussi peu visible que possible. Avoir l'air aussi innocent et inoffensif que n'importe quel autre créature prise en otage. Aussi rapide et fort qu'il était, un chargeur d'arme à feu, ça le calmerait définitivement.

Son cerveau bouillonnait. De plans d'évasions. De façons de se débarrasser de un, voir plusieurs des braqueurs... Aucun ne lui semblait satisfaisant. Gagner du temps... L’adrénaline chantait dans toutes les ramifications de son corps. Il ne mourrait pas ici. Tous les autres peut être mais pas lui.

Etape un, se rapprochait de tout ce qui pourrait lui servir en cas de décision aussi subite qu'étrange des ravisseurs d'abattre les otages. Vu le caractère... Incompréhensible de la situation, il fallait s'y préparer. Les brigadiers interviendraient bientôt. L'Ombre préparait surement une réponse pour l'homme au mégaphone. Pour l'amour du théâtre plus qu'autre chose, probablement.

Première dizaine de secondes.

Droite gauche dans la pièce. Stylo. Ciseau. Papiers sur le bureau. Une agrafeuse. Rien de bien mortel là dedans. Il s'empara du stylo, le dissimula dans sa manche. A moins que l'un de ses adversaires voient l'âme des gens, et il en doutait, ce comportement passerait inaperçu, et en admettant qu'il soit remarqué, serait juste prix pour un acte compulsif du au stress. Après tout, qui se sentirait menacé par un stylo, lorsque l'on tient un Glock dans sa main?

La déclaration du brigadier n'avait guère suscité de vives émotions chez les preneurs d'otages. Sur leurs victimes , un peu plus. Ça s'agitait dans les rangs. Paralysé par la trouille, ils attendaient l'intervention des Forces de l'Ordre. Tout ça en majuscule, comme s'ils valaient mieux que d'autres êtres lambda. Créatures faibles pour la plupart, ayant l'habitude de s'appuyer sur les autres pour survivre... Pathétique. Lazio ressentait presque autant de mépris et de haine envers les faibles créatures qui se traînaient devant lui, que pour les assaillants, qui pulvérisaient ses chances de passer une agréable journée.

Ces derniers avaient au moins le mérite de le distraire.
Sembler aussi terrifié que les autres.
Attendre une opportunité.
Surtout, survivre.
Soudain, MasqueDeLicorne sembla vouloir répondre.
Lazio serra fort le stylo dans sa main, veillant à ne pas le pulvériser.
Survivre.
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El Calavera
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MessageSujet: Re: Introduce A Little Anarchy    Ven 28 Déc - 2:08

Éclat de rire, puissant et fort. Qui continua de longs instants, sans pour autant perdre de sa superbe. Ce fut le seul et unique son qui s'échappa du masque défiguré, pendant un long moment. L'épaisseur de l'accessoire modifiait le vrai rire qui s'échappait des lèvres d'El Calavera, le transformant en quelque chose de cynique et glauque. Pourtant, ce n'était qu'un simple rire, qui était venu à lui comme viennent les témoins de Jéhovah à vos portes, un beau matin, alors que tout allait bien juste avant. C'était sûrement aussi le sérieux de la situation qui aggravait son rire, alors qu'il n'avait été causé que par la réplique du braqueur qui venait de gagner le surnom de Taré en Armure Dorée. Mais ce fut plus précisément la fin de sa réplique qui provoqua l'hilarité du Cannibale Masqué. « On a très peu de temps ». Très peu de temps ? Vraiment ? C'était plus que comique aux yeux d'une personne qui se voyait déjà morte et enterrée, et qui affirmait d'elle même qu'elle avait bien trop vécu.
En entendant ces mots, il se revoyait, encore jeune, les prononcer à des complices. Mauvais tour de sa mémoire perfide, qui lui repassait actuellement les meilleurs moments qui lui venait, le tout agrémenté du rire, qui se transformait en ricanement et en gloussement.

Trop occupé à rire, il avait déjà oublié l'entrée fracassante pleine de Téléportation et de Lévitation de Taré en Armure, ce qui est en un sens bien mieux ; sa santé mentale et ses poumons n'auraient sûrement pas appréciés qu'il en voit plus. Mais, pour son plus grand plaisir, le défilé de fous, ce véritable
Freak Show qui passait par cette porte, juste devant lui, n'était pas terminé. Le Taré au Chaperon Rouge arriva à son tour. Le meurtrier voulut faire une remarque sur les mèches vertes qui recouvraient le crâne de l'individu - il venait à vrai dire de les apercevoir lorsqu'il avait pu regarder l'arrière de sa tête, mais il se ravisa, occupé à étrangler les derniers sursauts qui le prenaient. Et c'est sur cette vision vert pomme qu'il entra enfin dans la banque, son rire mourant lentement dans sa gorge.


Il ne s'attarda qu'à peine à regarder la Banque en elle même et le bâtiment, tout comme les autres malfrats. Ce qui est fort dommage, car ce Hall avait été primé cette année, pour la première fois, comme le « Hall le plus accueillant que l'on n'ai jamais vu », détrônant ainsi la Banque de Gotham, qui n'avait cédé sa place de vainqueur obtenue pendant au moins 7 années consécutives qu'à la suite d'une déclaration du Directeur lui même de la banque qui avait malheureusement décidé d'abandonner ce prix, après avoir vu le superbe bâtiment exploser sous ses yeux. On pouvait donc voir une vingtaine d'individus, certains étant plus calmes que d'autres, et certains plus armés que d'autre, se tenir dans ce Hall, qui aurait pleuré toutes les larmes de son corps s'il pouvait seulement pleurer, pour se faire ainsi ignorer.
Mais ce qui fut le plus impressionnant aux yeux de Donatello lorsqu'il avança ne fut pas les tentatives de pleurs du Hall dans lequel il se trouvait, mais ce qui se passa à un guichet, devant lequel se tenait un homme qu'il jurerait avoir vu entrer en arrivant. Ses yeux n'eurent malheureusement pas le temps de le détailler plus, son regard se glissa vers la voix qui s'éleva, et qui semblait appartenir au guichetier. Il dut se répéter plusieurs fois le mot qu'il avait prononcé pour le comprendre, son cerveau ayant du mal à analyser ce qui semblait être la vérité. Il savait très bien qu'ils étaient plus que ça, plus que trois, mais... Cette voix. Ce mot. « Douze. » … Un des braqueurs n'aurait quand même pas...

Le tueur Hispanique n'eût pas le temps de réfléchir plus à ce qu'il pensait comprendre et à la signification du nombre lancé, une main métallique se chargeant cordialement de déchirer complètement un faux visage et ses derniers doutes. Comme quoi, en regardant autour de soi... On finit toujours par tomber sur plus tordu que soi. Il resta presque sans bouger un certain temps, son cerveau ayant apparemment décidé de se mettre en pause à ce moment précis. Le coup de feu qui retentit, revenant même plusieurs fois en écho grâce à la taille de la salle et l'acoustique déplorable des lieux, le réveilla pour de bon, et agit comme un coup de fouet, lui rappelant ce qu'il devait faire. Et voir que Taré Magique – notre pote avec le masque de Licorne écopait finalement de ce nom – volait toute l'attention l'arrangeait. Les yeux rivés sur ce « monstre », les civils ne remarquaient, ou ne voulaient pas remarquer, ce que les autres faisaient ; l'occasion rêvée pour que notre cher ami au masque morbide sorte son Glock, coincé dans sa ceinture, caché par sa veste, et le brandisse en tirant en l'air.

Un grand compte à rebours se déclenchait. Son arme ne permettait que de tirer 6 balles, et par arrogance il n'avait pas pris de munitions supplémentaires.
Six balles s'amusaient dans un barillet. L'une d'elles fut gaspillée, et il n'en resta plus que Cinq.
S'en suivit un silence étonnant. Seul les forces de l'Ordre faisaient du bruit, à l'extérieur. Les victimes devaient subir ce que tous les témoins de choses hors du commun subissent. Le cerveau n'arrive pas à suivre, et une fois la belle mécanique enrayée, rien ne va plus, et il se contente alors de fonctions primaires, le temps d'analyser, mais certains n'analysent jamais. On raconte même que des trains continuèrent d'arriver en masse lorsque la célèbre gare de King's Cross prit en partie feu dans les années 80, c'est pour dire à quel point cet organe essentiel peut disjoncter. Et de tout les gens que l'Albinos voyait en ce moment, tous semblaient réduits à en rester à des fonctions primaires pour le restant de leur jours. L'angoisse montait lentement, mais il fallut attendre avant que les victimes ne montrent leurs réelles craintes. Fascinant.

Seulement voilà, on ne fait pas un braquage en restant mater les otages. S'approchant d'eux en fredonnant un air très enjoué, son regard s'attarda sur une personne âgée qui le regardait avec incompréhension. La personne était entourée de deux autres civils : un couple dont la femme, rousse, se lovait entre les bras d'un homme blond, tout deux terrifiés. Des gens parfaitement normaux et parfaitement inoffensifs. Donc la meilleure cible qui soit. Amusé, l'homme Masqué le fit se lever et les mit en ligne, tout les trois, en les menaçant avec son arme. Personne n'eût une soudaine envie d'héroïsme pour l'interrompre ou l'empêcher de faire ce qu'il avait en tête; tant mieux.
L'affreux personnage sorti de sa poche deux brindilles, mais même lui ne savait d'où elles venaient et comment elles avaient atterri dans sa poche. Il les brisa de manière à obtenir quatre brindilles, et les tint alignées avec sa main droite, les brandissant devant les trois, pour tirer à la courte paille, mais s'arrangea pour ne lui même pas voir la longueur des brindilles.


« Okay, alors maintenant les pète-sec, on va choisir lentement une brindille, chacun notre tour, et celui qui a la plus courte meurt. Il marqua une pause, et reprit, son ton donnant l'impression qu'il se retenait de rire. Bien entendu, je suis sympa, je vous laisse choisir avant, et si je perds, je me flingue. Je suis un type réglo, j'ai tout de même un Honneur, Mesdames. »

Tendant la main gantée de noire devant les trois victimes, il brandit le Glock et pointa le canon sous la machoire de la jeune femme, ce qui les poussa à choisir. Lorsqu'ils regardèrent la taille, il continua de les menacer pour s'assurer qu'ils soient aussi fair-play que lui. El Calavera et la vieille femme eurent les deux brindilles de taille moyenne, et ce fut l'homme qui eût le morceau le plus court. La femme éclata en sanglots convulsifs, et s'accrocha à lui. L'Albinos ricana, et attrapa la chevelure de la jeune femme, pour l'écarter et la jeter à terre.
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il pointa le canon de son arme sur la tempe du malheureux élu par le Destin et appuya sur la gâchette sans qu'une seule émotion ne le traverse. L'habitude, surement. Et aussi car il se mordait la lèvre pour ne pas céder à un second accès d'hilarité.
Cinq petites balles jouaient avec des enfants. L'une d'elle dérapa, et il n'en resta plus que quatre.


Après ce court amusement, il se dirigea vers ses compagnons adeptes du Grand Banditisme. En marchant, il réfléchit au coffre, et à la Banque en elle même. Taré Chaperon Rouge semblait en connaître un rayon sur la disposition de la Banque, il devrait donc se diriger vers le coffre pour le piller, avec au moins une autre personne pour l'accompagner, et porter l'argent au retour. Il fallait ensuite quelqu'un pour surveiller les otages, mais les policiers n'allaient pas attendre et leur offrir la liberté et la richesse sur un plateau d'argent, il faudrait donc au moins une autre personne qui reste dans le Hall pour être prête à agir lorsque nos amis les flics bougeront. Ce qui fait un total de quatre, soit le nombre de personnes masquées qui se trouvaient réunis ici. Parfait. Comme cette réflexion semblait la plus censée, il la proposa à voix haute en se tournant vers ses camarades :


«  Il faudrait se séparer pour être efficace. Un type qui connaît le chemin vers le coffre, et un autre pour l'aider. Deux autres pour rester s'occuper de nos petits amis terrifiés et des nos gros amis en uniforme. Un sourire apparaît, visible uniquement pour lui, mais perceptible au changement de ton, moins monotone, plus joyeux, et montra les quatre brindilles qui avaient servi tout à l'heure, certaines étant rouges, ayant trempé dans le sang de l'otage qu'il venait d’abattre. On tire ça à la courte paille ? »

S'imaginer quatre gangsters en plein braquage jouer à la courte paille peut vous sembler absurde et débile, voire vous faire sourire, mais il faut tout de même savoir que l'un d'eux - l'instigateur de toute cette pagaille - portait un masque de Licorne. Donc quelque soit vos arguments, ils sont invalides.
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Nathanaël
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MessageSujet: RE:Introduce A Little Anarchy    Dim 6 Jan - 22:15

Nathanaël entra à l'intérieur de la banque, ce lieu dantesque ne lui inspirait rien, cela ne l'intéressa pas plus que ça. Il flotta au centre de la pièce face des gens plus au moins terrifiés, certains priaient, implorant une quelconque divinité de bien vouloir les sauvés. Il doutait que cela ait une quelconque utilité. Dans quelle histoire avez-vous vu que les dieux soient assez bons pour venir en aide à des pauvres innocents ? Des mortels de surcroît ?

Cependant lorsqu'il vit un des ses acolytes vêtue d'une cape rouge une question lui trottait dans l'esprit : Pour quelle raison était-il là déjà ? Pour l'argent ? Très franchement, il s'en fichait de ça. Ayant été élevé par des bouddhistes, cela faisait un moment qu'il s'était désintéressé des choses matérielles. Il n'était là ni pour l'argent, ni pour la pour la richesse. Alors pourquoi était-il là ? Ah oui, il s'en souvint, c'était pour trempé l'ennui. Alors il allait s'amuser afin d'ébaudir le plus possible ce braquage, qui devenait de plus en plus intéressant!

Nathanaël n'était pas surpris lorsque leur ''leader'' apparut derrière un guichet après avoir arraché son déguisement humain, ni lorsque celui-ci avait contacté la police, ce fut en partie pour cette raison qu'il avait coupé les alarmes et les avait remplacé par des lueurs. C'était plus amusant de voir un braqueur dénoncé son acte qu'un banquier, non ? Il ne fut pas non plus étonné par son masque de licorne. Hilarant.
Quelques minutes à peine après l'appel de masque de licorne, la police débarquait déjà, les gyrophares hurlantes. Rapide. Très rapide. Le jeune bouddhiste s'intéressait beaucoup plus à ce qui se passait à l’extérieur qu'à l’intérieur. Il savait déjà qu'un homme allait mourir dans les secondes qui allait suivre. Un coup de feu confirma ses pensées. C'était masque de Clown qui venait de tirer. Cela ne l'intéressait pas plus que ça. Il se détourna de la scène en activant les quatre âmes la vision du Présent. Il remarqua alors que les policier se divisaient en deux groupes. Le premier groupe restait devant la Banque tandis que le deuxième contournait la banque par le quartier. Nathanaël les suivit du ''regard'' et se rendit compte qu'ils voulaient pénétrer dans la banque par la fenêtre qui se trouvait sur le toit. S'ils passaient par là, ils arriveraient directement au deuxième étages, ils leur suffiraient alors de descendre l'escalier, après qu'ils auraient traversé un couloir, ils pourraient arriver derrière les guichets, de cette manière...Ils les prendraient par ''surprise''. Nathanaël suivit le deuxième groupe du « regard » jusqu'à l'arrière de la Banque. Il repéra où se trouva cette fameuse fenêtre. Il poussa un soupire, très bien. S'ils voulaient passer par là, ça ne serait certainement pas lui qui allait les en empêcher.

Il se détourna du deuxième groupe afin de se concentrer sur le premier resté devant la banque. Il remarqua alors qu'un technicien essayait de verrouiller le coffre fort. Mauvaise idée l'ami. Nathanaël leva lentement le bras vers les portes vitrées et verrouillées de la Banque, il redressa l'index en direction de l'ordinateur qu'utilisait le technicien. Il se focalisa sur les courants électronique qui traversaient la machine, il augmenta leur intensité petit à petit.

*Trois.*
Il fit en sorte que l'appareille surchauffe.
*Deux*
Il augmenta la puissance légèrement
* Un*
Un petit rictus fantomatique flotta sur ses lèvres.
Une petite explosion lui parvint, suivit de hurlement et de cris douleur. Le pauvres technicien, il venait de perdre ses doigts. Comme c'est dommage. Il n'entendit pas ce que masque de Clown avait dit, cependant il savait de quoi il en retournait.

«  Très bonne idée, mais il y a un groupe de policier qui risque de débarquer et d'arriver derrière le guichet, il y a un autre posté devant la Banque, mais je crois qu'ils sont un peu ...occupés. » Déclara t-il la voix étouffée par son masque d'or.
Il se dirigea vers l'un des bureau, saisit deux crayons et les brisa en deux. Il se tourna vers ses compagnons et tendit le bras, présentant les bois de crayons.
« Je connais le chemin pour aller au coffre fort. Il fit un geste de la tête en désignant le braqueur vêtu d'une cape rouge et il ajouta, Et lui, il sait comment l'ouvrir. Mais on peut toujours tirer ça à la courte paille ! »
Il secoua sa main qui tenait les petit bout de crayons, comme pour les presser à prendre une décision.
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Kae Kerandel Fiore
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MessageSujet: Re: Introduce A Little Anarchy    Dim 24 Fév - 17:10


« Et dans le crâne qui éclate comme une gerbe de fleurs moi
je vois ma chance et puis tout mon malheur .»
En vérité, cette banque était truffée de caméras. Partout, dans tous les angles, une véritable misère pour des voleurs, une véritable bénédiction pour l'androïde qui n'avait -pour ainsi dire- jamais eu l'occasion de voir avec autant d'yeux à la fois. Et tous ces points de vus plongeants sur la scène en cours lui donnaient la sensation d'être plus bâtiment que voleur. Plus banque que truand. Il se racla la gorge dans un sinistre grincement, désireux de sentir son corps pour ne pas bêtement en oublier l'existence. Il pouvait se voir de là-haut. Se voir tout entier comme aucun être vivant ne le pourrait jamais, et c'était étrange de se voir. Et il lui semblait voir autre chose...
Angles inutilement variés et nombreux pour observer un homme s'ouvrir en deux et céder sa place à un clown sordide. Dans la multitude de caméras du grand hall, une seule se tourna vers l'ancien pâtissier alors qu'il enfilait le masque grotesque; Kae s'entendit soupirer et se vit soupirer sans avoir vraiment voulu la chose: il connaissait le vieux patron, rien ne pouvait plus l'étonner, mais -dieu- qu'il était désespérant parfois...

<Douze.> Corrigea-t-il en observant d'en haut le corps droit et immobile qui était le sien.

Doux nid que ces caméras dispersées. Sensation déshumanisée...
Il coupa net, retourna a son corps du hall, redevenant Fiore avant de s'oublier et de devenir un système de surveillance de plus pour la banque d'Erya. Un obstacle de plus pour la troupe masquée. Situation précaire s'il en est.

« Okay, alors maintenant les pète-sec, on va choisir lentement une brindille, chacun notre tour, et celui qui a la plus courte meurt. »

Kae lança un regard curieux vers l'extérieur, étirant ses lèvres en un sourire devant la multitude de poulets en costumes qui s'attroupaient à l'entrée de la banque. C'était grotesque et inutilement risqué. En vérité, ils auraient très bien pu terminer ce vol sans alerter les autorités; mais c'était sans compter sur Ervayne, on ne pouvait jamais savoir comment tournerait un foutu glaçage de pâtisserie si Ervayne décidait de s'en mêler... alors un braquage?
Éclat de balles. Éclat de sang. Éclat de sanglots. Kae sursauta, revint à la réalité juste à temps pour voir le corps quasi-sans-tête s'écrouler sur le sol dans une gerbe pourpre. Un coquelicot qui éclate sur le carrelage. C'était une fleur en éclosion sur le sol, qui fondait et s'écoulait et s'étalait et gagnait en surface alors que la bonne femme hurlait, tout près. Une grotesque tragicomédie. Comme ça, claquement de doigt. Une démonstration illogique de la fragilité de leur existence. L'androïde tressauta, pris d'un frisson qui se suspendit et s'oublia aussi vite qu'il lui était venu.

<Ah. Et paf. Un de moins, plus que onze.>

Le robot éclata de rire, un rire comme un modem 56k qui dérape jusqu'à ce qu'en effet, il dérape et s'arrête brusquement dans une grimace de sourire. Nouveau grincement aigüe tandis que les lèvres en U s'abaissent.
Il frotta ses yeux de ses deux poings fermés comme l'aurait fait un enfant puis, d'un pas sautillant, s'avança vers le corps qu'il saisit au col. Il dansait presque en trainant le cadavre vers portes hermétiquement fermées où il l'abandonna après l'avoir joyeusement chahuté sous le nez de la police d'Elipce. Un sourire, une révérence. Retour au poste; il se sentirait mieux avec cette chose loin de lui.
Sa tête oscillait de droite à gauche et de gauche à droite sur un rythme saccadé, il marchait légèrement, jamais vraiment droit ni vraiment en biais, ses bras tendus de chaque côté comme s'il cherchait à tenir en équilibre sur un fil invisible. Et il grinçait à défaut de chanter. Et il tournait en s'exclamant légèrement;

<Et tous mes comptes qui s'emmêlent et qui se chiffonnent! Et bientôt je dirais "dix" alors vous ferez "neuf" et moi je me sens comme une mauvaise calculatrice! Regardez! Regardez - comme - ils - chamboulent - MES - CHIFFRES ! ♥>

Il s'entendit grincer, sauta dans la flaque de sang pour accompagner sa réplique, comme les gosses qui sauteraient dans une flaque d'eau pour asperger leurs camarades à la sortie des classes. La petite bonne femme hurla à nouveau; le robot se pencha au dessus d'elle, les mains sur les hanches, son sourire de crocodile dissimulé derrière le masque inexpressif. Se dandinant dans une pose grotesquement théâtrale il se mit à crier ou grincer de pair avec cette dernière jusqu'à ce que l'ennuie le prenne et que, du bout de ses baskets, il l'asperge à nouveau du sang de sa moitié, se redresse et fasse demi-tour pour rejoindre la bande qui s'affairait.
Kae les observa tour à tour en clignant de ses grands yeux ronds, se demandant à quoi ressemblaient les visages derrière les masques -il n'en avait rencontré aucun avant le jour J- il lui fallut une petite dizaine de secondes pour retrouver un semblant de concentration et réaliser de quoi on parlait.

<Derrière le guichet?> répéta-t-il en dodelinant bêtement de la tête.

Il plongea sans attendre dans le réseau de surveillance mis à mal depuis leur arrivé, sauta de caméra en caméra à la recherche d'un mouvement ou d'une silhouette. Rien, dedans. Tout du moins pas encore. Il sursauta et sautilla pour de bon sur place avant d'annoncer joyeusement.

<Qu'ils - y - VIENNENT ♥> il sentait dans ses manches les huit scalpels en argent qu'il y avait dissimulé, tous prêts à jaillir et s'envoler pour trancher dans une jugulaire étrangère. <C'est mon tas de chiffres qui va remonter et retomber et faire le grand huit encoooore~>

Cependant il ne lâcha plus les caméras, négligeant peut-être ce qu'il se passait dans son environnement proche, à la recherche frénétique d'un mouvement étranger qui lui aurait échappé.

<Oh! Oui, oui! Moi je sais comment l'ouvrir! Ah! Non! Moi je saurais comment l'ouvrir bientôt -très bientôt- mais on me met des battons dans les rouages de dehors et puis il y a trop de choses à faire. Mais tirons à la courte paille! C'est plus drôle, et ce sera encore plus drôle si je dois rester ici et que vous devez essayer d'ouvrir sans mon aide !>


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MessageSujet: Re: Introduce A Little Anarchy    Mar 19 Mar - 20:54

" - Je donne l'assaut ! "

Explosion, coup de feu, grincement, liquide épais et chaud se déversant sur le froid et austère dallage des lieux. Cris, émotions, paroles, liquide tièdes coulant sur l’épiderme suant nerveusement des vivants. Machine emballé, logique détraqué, les rouages d’acier de la raison implacable subissaient l’assaut de la rouille malsaine au ton d’inconstance écaillé. Les mécanismes se déréglé, sur quels rythme se caller ? Dans quel sens fallait-il tourner ? Que croire, que faire, que voir, que penser, fallait-il espérer ou craindre ? Et si les deux ne formait qu’un. Déraisonnable, insoutenable, folie destructrice et imprévisible, heurtant de plein fouet la machinerie huilée du Quotidien. Notion primal remontant dans les cœurs : mort, survie, peur … Comportement animal, souris craintive écrasé par la masse d’un prédateur inconnu venant de broyer la tanière sûr et réconfortante. Chacun d’entre eux était une roue, tournant avec son environnement, s’emboîtant à l’unisson dans un parfait mécanisme rassurant et ronronnant, et voici qu’il avait amené ses propres engrenages, les balançant dans le mécanisme et les laissant y inculquer un chaos soudain, un changement de rythme accélérer et menaçant de faire sauter les roues. L’acier de la machine se corrodait dans crissement plaisant à entendre pour ceux qui parvenait à l’écouter.  Il se sentait comme un chef d’orchestre, contemplant le travail des musiciens qu’il avait jeté dans un amphithéâtre, jouant sans consigne ni partitions. C’était Hilarant, mais il y avait un problème c’était encore trop cohérent. Chacun avait sa place et le cadre restait encore trop sensé. Il pouvait faire mieux, rendre le mécanisme inconstant et incertain ne lui suffisait pas, il voulait voir la machinerie exploser, les roues partir en tous sens et les conventions disparaitre dans un flot novateur, entraînant et aliénant.

La courte paille pour choisir la tâche de chacun ? De l’endroit où il se tenait le néantin ne réagit même pas à cette proposition folle et insensée, elle était extrêmement amusante, mais il avait déjà son rôle et peu importe ce que déciderais le Hasard ou le Destin, il ne ferait rien d’autre que ce qu’il avait décidé. Sa main métallique réajusta le masque déséquilibré de licorne qu’il avait sur la tête. Sans oreille et avec la forme de son crâne porter ce genre de déguisement était juste une lutte éternelle contre les lois de la gravité, un combat irritant. S’approchant du détenteur des dites « pailles » il en saisit une sans même y prêter attention et s’éloigna de quelques pas du groupe des braqueurs, la brindille coincé entre deux doigt métallique s’échappa de l’étreinte forte mais maladroite, dégringolant de la paume, se faufilant dans la manche et, trouvant l’endroit irrésistible, se coinça dans l’armature d’acier du membre factice. L’ombre observa le mouvement, peu habitué à ce genre d’évènement il ne se rendait que moyennement compte de la pénibilité de la situation. Les autres braqueurs avait tous tirés la leur et comparait rapidement à vue d’œil, bien sûr à un moment l’attention se porta à lui. Temporisant l’attente de ses collègues d’un geste de la main il remonta sa manche et commença tranquillement à farfouiller son bras, une tranquillité éphémère qui dégénéra rapidement en une lutte violente entre le métal carcéral et le néant qui tâtonnait à la recherche de l’allumette.

Un profond soupir se fit entendre, frustré Ervayne contempla les attentes insatisfaites de ces camarades, haussant les épaules et écartant légèrement les bras pour signifier : * Je ne suis actuellement pas en mesure de répondre  à votre requête malgré l’immense effort et l’utilisation conjointe de ma volonté et de ma dextérité légendaire. En attendant je vous prie d’agréer mes sincères et plates formules de politesse érigé par un sentiment de culpabilité aussi éphémères que factice… Très jolie masque au passage. * Et ce faisant la brindille roula hors de la prison corporel, d’un mouvement infime, mais qui attira l’attention du néantin, comme une lampe attire les papillons, instantanément son bras se tendit pour rattraper la baguette, le bras métallique bien entendu, également  à noter que le masque semblait dangereusement menacé dans son équilibre également. Toujours est-il que le geste et la soudaine détente du bras enclencha le mécanisme de tir inclus à l’intérieur. C’est donc ainsi qu’un coup de feu sonore, inattendu et dévastateur pour le dallage malheureux qui en fut la victime, résonna dans la grande salle, fit voler des bouts de sol, le laissant cribler d’une grêle d’impact de projectile de la taille d’une petite bille, mais des billes teigneuses attention. Evidement plus de trace de la brindille dans la zone.

La succession d’événement avait rendu le néantin hilare, il explosa d’un rire grave en imitant les gestes communs des êtres vivants dans cette situations, l’absence de sourire posait cependant la question de la réalité du rire de l’ombre. Ce qui était bien réel toutefois c’était le soudain recroquevillement des otages et la peur qui avait pris un peu plus d’ampleur dans leurs esprits.  L’éclat de rire se termina sur la pittoresque vision du masque de licorne glissant du visage lisse, ficelle autour de son cou tandis que le simulacre de licorne gisait sur le haut de son torse, plastique déformée, moche et devenu insupportable. Visage découvert le néantin se tût, arracha son masque et se mit en marche vers le groupe en récapitulant plusieurs faits.

-Bon, les portes sont verrouillés, les forces de l’ordre sont dehors et se prépare à lancer un assaut passant par derrière le bâtiment, on a le réseau de caméra pour surveiller l’ensemble du complexe. On a aussi un coffre à vider et ça, ça doit être effectué rapidement, mais il y aussi le facteur de nos petits sujet d’expérience tout autours qu’il faut surveiller, voir même divertir.

Il se tourna et se rapprocha des portes pour voir les forces déployer à l’extérieur, s’amusant à sans cesse faire bouger les doigts de son bras d’acier, il le pansa pensivement. L’Homme d’ébène s’intéressa à l’androïde du groupe.

-Ouvre les portes avant.

Il avait une excellente idée, sublissime par sa simplicité et tout simplement la contradiction à la totalité de ce qu’avait pu connaître les personnes présentes ici  et à l’extérieur. Une surprise majestueuse, un plan dévastateur. Sa conscience de la machinerie et de la fragilité des rouages se fit plus précise. Son acuité s’étendant à la machine extérieure, celle de la ville qui avait était à peine effleuré et désormais répliqué à l’intermédiaire d’un griffe mécanique, les forces de l’ordre, venu gratter la rouille, replacer les composant et redonner le bon rythme. Son œuvre ici était presque sur le point d’aboutir mais la griffe maintenant encore la cohérence et la raison de l’ensemble, elle pensait pouvoir contenir la corruption et l’insanité qu’il avait introduit. Mais c’est que la folie et le chaos sont des maladies imprévisibles, épidémiques et évolutives, quand à lui il en était le virus le plus virulent, le porteur d’une pestilence maligne, le vecteur de la propagation. C’est ce qu’il pensait, soumis à une soudaine crise de mégalomanie narcissique, son amour propre se transformant en une sorte de colosse, un gigantesque bisounours d’affection envers lui-même. Le temps qu’il finisse les m’amours spirituelles, les portes était désormais déverrouillés. Les pas du néantins le conduisait petit à petit vers le seuil du bâtiment d’une marche inexorable et dégageant par on ne sait quel phénomène malsain une aura violente et vicieuse, à moins d’une dizaine de pas de sortir il se stoppa, fit demi-tour et revint au petit trot vers ses camarades.

-J’ai oublié un petit truc !

Il s’arrêta devant un des sujets d’expériences, un jeune homme et posa solennellement sa main sur son épaule. Scrutant le visage de celui dont les cheveux brun descendaient sur ses épaules, plongeant son visage lisse et donc désormais démasquais dans la prunelle de l’homme. La main noir le tira vers Ervayne qui passa son bras métallique autour de ses épaules, et le força à le suivre comme s’il s’agissait d’un camarade.

-Je vais avoir besoin de toi et de ton crayon, rassure toi, une fois dehors tu seras libre. Il ponctua sa phrase d’un ricanement et ils repartirent ensemble vers la porte et le seuil illuminé du bâtiment.

La grande porte s’ouvrit devant le barrage de policier qui rassemblait les morceaux et se réorganiser après l’explosion provoqué par le monsieur en armure doré, lui ne faisait pas dans la délicatesse ni la mise en scène. Toute l’attention se tourna donc vers l’étrange humanoïde qui tenait sous son aïle un jeune homme mal à l’aise. A peine la rangers de cuir du néantin fit un pas dehors qu’il leva son autre bras en l’air et hurla à l’attention des forces de l’ordre.

-Je me rends ! Ne tirez pas ! Je me rends ! La pression, le stress du braquage, les otages, leurs petits yeux mignons… je ne tiens plus … J’ai un otage avec moi en signe de bonne volonté.

Il commença à s’avancer doucement vers les officiers qui pointèrent leurs armes vers lui, les ordres fusèrent, lui intimant de se stopper, de se coucher au sol et de relâcher l’otage. Des cris, des hurlements, des bruits de pas, des battements de cœur qui s’accélèrent, le néantin en venait presque à entendre le bruit de la peau exultant les gouttes de sueur du stress. L’agitation qu’il avait déclenchée, les questions qui se posait dans la tête de tous ces gens, leurs raisons qui s’emballaient. La logique de leurs esprits qui cherchait à toutes vitesses à tout expliquer, cette excitation naissante, bon sang que c’était bon, il continua ses pas lents cherchant à tâtons la limite ou le premier coup de feu pour le neutraliser fuserait. Il la sentait toute proche quelques part par-là, alors il s’y avançait. Il voyait la salive sortir des gueules vociférantes des agents, il y avait l’odeur de leurs circuits sanguins qui convoyait l’adrénaline à toute vitesse. Lui pendant ce temps continuait d’avancer sans cessait de déblatérait des propos dont il était désormais impossible de savoir comment il avait pu arriver à aborder ce sujet.

-Juste parce que la barrière était un poil trop haute, les étagères se sont alors renversé, j’étais au milieux vous voyez, tout se déversait à mes pieds, bon c’est vrai c’est moi qui avait tiré et ravagé l’ensemble du magasin, j’aurais pas dû être surpris de voir que ça en mettrais partout mais le truc c’est qu’en fait c’est pas ça qui m’as vraiment surpris mais l’arrivée inopinée de la porte, sortant de ses gongs sous le coups de la brute qui était présenté dans l’arrière-boutique. Ça faisait  donc une vue grande ouverte … et c’est là que ça part… Comme les Cuisse de ta mère !

Articula-t-il haut et fort en désignant brusquement du doigt un des officiers autour de lui.  Un homme banal qui soumit toutefois à la crainte, à son entraînement et au geste agressif d’un homme qui venait d’injurier sa bien-aimée môman, craqua et appuya sur la détente de son arme à feu. La myriade de déclic, l’explosion de la cartouche le bruit de son passage dans le canon, l’enclenchement du projectile suivant, il perçut a la milliseconde près l’infime caresse de l’index sur la détente. Son Bras de métal projeta l’otage au sol, sur le bitume de la rue alors que lui-même recevait une ou deux balle qui traversèrent son corps sans infliger plus qu’une piqûre de moustique irritante. Les deux bras d’Ervayne s’ouvrirent en grand, un chef d’orchestre signifiant le début de la symphonie.

-Je donne l’assaut !

Et là il implosa… Myriades de danseuses de ténèbres, Chorégraphie d’ombre, flou obscur et éloigné de la réalité. Drapeau déconstruit du tangible, Oriflamme annonciateur, bannières flottant dans les flots immatérielle d’une réalité déjà distordus par l’annonciation de l’Emissaire. De longues seconde de contemplations de la nuée, la corruption commençait à s’étendre dans les esprits de chaque témoins, la logique perdait pieds, la marée noir aérienne engloutissait l’attention de la raison, déchaînant les torrents cartésien des esprits, les asséchants pour créer les lits tarit de la Stupéfaction, l’Incompréhension et les prémices primales de la peur. Il allait peindre désormais, sculpter, façonner, dessiner, recréer la toiles de la réalité que chacun percevait. C’était sa danse, sa chorégraphie, l’endroit où il pouvait déchaîner ses passions, retrouver ses anciennes sensations, se libérer du vortex qui le contraignait a sans cesse absorber, c’était son moment, celui de son chant silencieux.

La nuée se rassembla a côté de l’officier qui avait tiré, reformant l’Ombre dans son long manteau et son bras métallique, défiant à nouveaux les lois de la cohérence. Ses gestes furent comme des traits de peinture laissant derrière eux la traînée d’une gouache noire et liquide, Arrachant le fusil des mains de l’humain avant de lui asséner un coup de poing dans son mon menton, le métal écrasant la protection du casque et déclenchant une légère projection de salive qui monta dans les airs, alors que disparaissant aussitôt le néantin se retrouva accroupi devant un autre officier auquel il asséna un coup dans le genou, l’attirant au sol et saisissant son arme pour tirer en direction de la voiture qui servait de couverture à d’autres agents. Le vent invisible l’emporta de nouveau, laissant derrière lui la confusion d’un fantôme palpable. A chaque apparition il tournoyait, les pan de sa veste avait à peine le temps de retombé le long de ses jambes qu’il était ailleurs, déchirant la toile pour surgir à côté d’une nouvelle victime. Il ne tuait pas, et ses coups n’infliger que des ecchymoses superficiel, car ce n’était pas les corps qu’il voulait meurtrir. Il ne luttait pas séparément contre chaque homme et son équipement, ni même contre l’escouade, son combat il le livrait dans une uniques espace de temps contre la Réalité. Il n’ouvrait pas de plaies dans la chair mais dans la perception de chacun montrant à chaque coup le Diktat du Tangible. Ce n’était plus un seul homme mais une foule qui assaillent chaque recoin de l’œil, déclenché les cris, les coups de feu, la crainte, le bruit, plongeait l’endroit dans le chaos, Et parallèlement à tout ça, prenait le temps d’accompagner le jeunes homme au crayon au milieu de la confusion plus en plus totale, l’amenant près d’une voiture, à couvert, puis le propulsant debout au milieu du spectacle avant de lui faire esquiver une balle perdu en sautant sur lui pour le coucher.

Enfin au milieu des illusions, des coups et des assauts, il sembla qu’une image plus prolongé de lui se dressait face au brigadier, nonchalamment accoudé à une voiture qui recevait irrégulièrement une volée de balle. Seules quelques-uns au sein de la mêlée n’avait pas encore était assaillie par le spectre du néantin, le brigadier et une femme de l’unité, Ervayne s’éloigna de la voiture alors que des vitres percée par une rafale de balle  explosèrent. Et s’avança vers le brigadier, ouvrant petit à petit ses bras pour désigner la scène et défier l’officier en lui montrant ce qu’il avait déclenché, mais avant d’esquisser le moindre signe d’agression à son égard il disparut, emporté par un zéphyr de chaos, un vent malsain qui dévoila la violence d’une toute autre scène au brigadier, dont les yeux contempler au ralentie le spectacle. Une dizaine de mètre plus loin près d’une voiture, le néantin apparut en plein élan, esquissant un revers de son bras métallique un coup qui menaçait la partie situé juste sous la poitrine d’une jeune femme, visant son diaphragme et le bas de ses côtes, les courtes lames décoratives du bras laissait présagé par leurs éclats de profonde plaies et la violence d’un choc terriblement réel, suivit plus que probablement par un attaque du néantin qui viendrait fracassé le crâne contre la carrosserie cabossé et saillante, venir pressé le visage de l’humaine sur la surface de métal, la broyer et la mutilé pendant que l’insondable visage lisse dévisagé le regards de l’homme en charge de la victime, sondant son âme par la brutalité de son intention s’il n’était pas stoppé.
Citation :
Cible : Unité féminine de niveau 2
Force Impie + Virtuose Martiale + Métal Hurlant = 2 + 3 + 3 = +8 dégât

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Dernière édition par Ervayne le Lun 22 Juil - 20:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Introduce A Little Anarchy    Lun 22 Juil - 20:04

Le membre 'Ervayne' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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MessageSujet: Re: Introduce A Little Anarchy    

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