Erya Island

Venez incarner votre personnage fantastique (fée, ange, neko, démon...) et le faire interargir avec les autres créatures peuplant cette île.
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 L'éternelle fleur se doit de faner au moins une fois dans sa vie... [PV: Ervayne]

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MessageSujet: L'éternelle fleur se doit de faner au moins une fois dans sa vie... [PV: Ervayne]   Sam 10 Nov - 12:00

Je m'étais levé tôt, très tôt. Il était 4h05 du matin. Je savais que le jour arrivait... Il le fallait bien. J'avais appelé une femme de ménage hier afin qu'elle arrive sur les coups de 5h. Il fallait que tout soit impeccable. Je n'étais pas nerveux, loin de là.
En attendant qu'elle arrive, j'allais me faire un thé anglais. Je fis donc bouillir de l'eau que je versais dans une tasse de porcelaine puis je plongeais le thé dedans. Je m'assis sur un des fauteuils du salon en attendant que le thé soit prêt. Je me plongeais dans mes pensées en oubliant quel jour on était, la bonne et lui. Je buvais mon thé en réfléchissant à tout ce que j'avais fait depuis toutes ces années de jeunesse éternelle. Était-ce du regret? Non, je ne pense pas... Mais peut-être de la lassitude. Mes mains étaient sales à cause du sang versé, mon corps était depuis longtemps parti dans la débauche tandis que mon esprit fuyait la réalité. Combien de temps cela faisait-il? Je ne m'en souviens déjà plus, il faut avouer que j'ai cessé de compter depuis... Depuis le début en fait. ... Le début de ma véritable histoire, c'est-à-dire depuis que je l'ai rencontré.

Je tressaillis lorsque j'entendis des coups à la porte. Mon regard se posa sur l'horloge qui indiquait 5h puis sur le tapis où il était. Mon cœur se mit à battre de plus en plus rapidement, je me levais tranquillement et allais ouvrir à la bonne femme qui était venue nettoyer. Je la fis entrer en lui précisant qu'elle ne devait pas toucher au rideau gris de poussières de la chambre. Je récupérais ma tasse, finis le thé pour tout laisser dans l'évier, puis je m'assis au bord du lit de ma chambre tout en m'allumant une cigarette que j'avais sorti de sa boite métallique. Je regardais fixement le rideau en face de moi, je passais une main dans mes sombres cheveux et fermais les yeux. Je me demandais quel âge cela me faisait. J'essayais de me rappeler de mon année de naissance, c'était il y a très longtemps... trop longtemps. De sûr j'avais plus de 200 ans. Je me demandais ensuite dans quel état était l'autre. Mais qu'importe, de toute façon je le saurais dans peu de temps. J'ouvris les yeux et sortis de la salle lorsque la femme de ménage y entra. Dans le salon, j'ouvris une boîte en cristal, qui était alors fermée à clef, de laquelle je sortis des billets que je mis dans ma poche de pantalon.
Quelques temps plus tard, je les donnais à la bonne avant qu'elle ne s'en aille. Je fermais la porte à double tour et retournais dans ma chambre écrasant ma cigarette sur le meuble à chaussures. J'ouvris l'armoire en bois massif d'où je sortis un beau costume datant du 19ème siècle. Je le sortis de son cintre, posant l'ensemble sur mon lit pour l'admirer. Je passais mes doigts sur les boutons dorés de la veste ainsi que sur les bordures de la même couleur du veston. Je sentais mes lèvres s'étirer en un sourire nostalgique, mais une larme ruissela le long d'une de mes joues. Je m'assis par terre, posant ma tête contre le costume noir et laissant mes mains caresser le doux tissu. Je me laissais alors envahir par mes souvenirs d'il y a si longtemps.

... Basil... Harry...

Mes amis... Finalement, ils me manquaient... Je regrettais bel et bien... Je pris mon courage à deux mains, je me levais et me déshabillais en restant en sous-vêtement. Je me vêtis du sombre costume et regardais autour de moi. Après avoir rangé mes vêtements, j'allais vers la table de chevet, je tirais un tiroir duquel je pris un revolver que j'avais gardé et entretenu pour aujourd'hui. Je le mis dans mon dos, coincé entre ma chemise et mon pantalon, caché par ma veste. J'allais ensuite dans la cuisine où je pris le couteau à pain, cette arme tranchante dont les dents sont terrifiantes et pourraient être comparées à celles de l'outil qu'on appelle "scie". Je retournais dans ma chambre, je sentais mon estomac se nouer. J'avais peur. Je posais le couteau sur le meuble près du rideau anciennement blanc. Je me reculais pour l'examiner, il était vraiment poussiéreux... J'attrapais le bout du rideau avec mes mains gantées et tirais dessus pour le faire glisser afin qu'il tombe derrière moi. Mon cœur se serrait, plus qu'une étape et j'allais voir ce que j'étais réellement. Je pris le couteau et coupais la corde qui tenait fermement le tissu protecteur qui le cachait... Ou plutôt me cachait. Après avoir fait tomber la corde au sol, je tirais sur le tissu encore blanc.
J'eus un haut-le-cœur. J'écarquillais les yeux à cause de la peur, une sueur froide traversa mon corps si beau et si jeune encore. Je lâchais le couteau qui tomba sur le tapis vert de la chambre. Je posais mes mains tremblantes sur mon visage, je sentais à travers mes gants ma douce et chaleureuse peau pâle, je me pinçais et m'assurais que j'avais de la chaire. Sur le tableau, il ne restait qu'un corps en fin de décomposition, on y voyait encore les yeux... Mes yeux bleus!... On pouvait aussi reconnaitre le costume... Mon costume: celui que je portais actuellement. Je pris une profonde inspiration, me baissais pour récupérer le couteau sans pour autant quitter l'horreur des yeux. Lorsque je me relevais, je fermais les yeux, me remémorais certaines choses notamment les raisons qui me poussaient à agir. Je m'approchais doucement de ladite œuvre et me tournais vers la porte ouverte. Je ne savais pas comment faire, mais il le fallait, peu importait si c'était ridicule, il fallait que ce soit efficace.

"Démon! Viens à moi! C'est un ordre!"

Je savais qu'il viendrait... D'une façon ou d'une autre, il viendrait. Je regardais le tableau de peur qu'il n'arrive par là. Je serrais le manche de l'arme blanche, mes mains devenaient moites sous les gants et la peur m'envahit. Qui était-il? A quoi ressemblait-il? Serait-ce ce bichon qui viendrait ou bien apparaitrait-il sous les traits du tableau en donnant "vie" à ma véritable identité? Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais ce n'était pas du tout le moment de douter. Il était trop tard après tout. Et puis non! Non! Pas maintenant! Pas à deux doigts d'être enfin libre!
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Ervayne
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MessageSujet: Re: L'éternelle fleur se doit de faner au moins une fois dans sa vie... [PV: Ervayne]   Jeu 3 Jan - 0:09

"Démon! Viens à moi! C'est un ordre!"

Premièrement, le terme de démon ennuyait particulièrement celui qui était ainsi convoqué, deuxièmement, le terme d’ordre est tout à fait relatif. Ce procédé outre d’être profondément malpoli était significatif d’une discussion pénible avec le Signataire, ce n’était pas une probabilité mais presque une certitude, quasiment une prophétie. Avec cette phrase de sept mots, le Signataire avait réussi à mettre de mauvais poil l’entité convoqué, qui plus l’entité en question était déjà facilement susceptible et peu propice à s’occuper d’un cas de conscience ou autre crise de l’humain qui l’appelait. Le néantin était affilié au domaine démoniaque et pour justifier sa présence dans cette dimension, outre semer le chaos, la destruction et la panique, il avait dû prendre en charge un pacte, un contrat signé entre un être vivant et les forces maléfiques Infernales. Le Signataire d’Ervayne répondait au nom de Dorian Gray, et il était la justification de sa présence en cette dimension. Etre le démon affilié à un pacte fournissait une certaine emprise sur l’autre partie, mais la réciproque était vrai aussi et lorsque la phrase retentit il dut se contraindre à une rencontre avec Dorian. C’était probablement important, ça avait intérêt à l’être en tout cas.

La téléportation devant le signataire est un acte officiel et nécessitant un soin particulier. Il devait se faire avec style, dans un style charismatique et emplie de prestance. Le bichon qui lui servait d’apparence et de guide dans les rencontres précédentes ne conviendrait pas ici, Dorian semblait faire face à l’objet de son pacte et ses pensées était tourmenté par celui-ci, c’était le support idéal pour son arrivé. La toile serait la métaphore, l’allégorie de la volonté Démoniaque, de la déformation, de la mutilation d’une existence par les forces des ténèbres.

Des traits déformés et pourris, subissant les plus atroces outrage du temps, des monstruosité bien pire que n’importe quel visage ait pu supporter, ce visage humain et jeune, beau avait tant subi, la peinture c’était déformé pour laisser les flux démoniaque convertir cette toile en vecteur de souffrance et de péché. Ce n’était plus juste la toile qui évoluait, l’humain pouvait la voir comme il voulait mais l’objet n’avait plus rien à voir avec la réalité qu’il lui connaissait. La perversion et les outrages subits l’avait transformé, altéré ce n’était plus de la peinture ou quoique ce soit de liquide qui enduisait les fibres, mais de la chair, de l’essence vitale, des saletés, des moisissures qui dessinait cette œuvres déliquescente. Et la fibre n’était plus de la toile mais d’un infâme mélange organique issu d’une vie corrompu, comme toute la peinture qui n’était rien de plus qu’un tentacule s’agitant hors de la dimension des enfers. Vice, débauche, perversion voici les couleurs de la toile qui se dressait face à Dorian à l’instant même, des horreurs du passé dont l’odeur malsaine enivrait l’être du démon qui engagea son arrivé devant son Signataire.

Son essence néantine se disloqua, dans le flux de vide et ténèbres qui lui fit traverser les dimensions, des tentacules, des crochets, des fibres qui dessinèrent un tâche d’un noir absolue sur le centre du tableau et se répandirent lentement, bouillonnant comme du goudron vivant et gluant, s’auto-sustentant en absorbant la perversité sur laquelle il se répandait. Consommant ce vice et ce mal qui aurait du consumer Dorian, dégageant une vapeur aussi toxique qu’infecte, la majeur partie du centre de la toile était recouvert par la substance noire qui laissait apercevoir, translucide la peau et le corps desséché qu’il se préparait à incarner, ce corps de tous les vices et souffrant de tous les maux. Les yeux bleu devinrent totalement englouti par l’obscurité, laissant deux perles noir brillante à la place qui commencèrent à s’agiter, les doigts putréfier s’agitèrent comme des larves infecte et grouillante, et sa peau remuait comme si la pourriture contenu par son corps s’apprêtait à exploser en perçant la peau d’immondice inconnu. Ce corps n’aurait pas dû atteindre cette âge et ce degré de vice, avec lui était née une nouvelle forme de moisissure et de corruption de la chair, d’innommable réaction avait grandi avec cette toile, désormais mouvante, s’extirpant de son antre, pénétrant la nouvelle réalité face au signataire. Ce n’était pas les muscles qui s’activait mais la pourriture de sa chair qui l’extrayait hors de sa coquille immuable. Le tableau laissa donc ce torse impie, ses bras délictueux et la tête mutilé aux yeux noirs, se penchait vers l’homme qu’il représentait. Sa voix était éraillée et sale comme une mer de gravier rappant une plage de chair putride et explosé, du sable gluant s’enfonçant dans la mer d’une salive sale et pleine de bile.

« Bonjour Dorian… J’espère que … Tu vas bien ? Comment te sens-tu ? »


La voix dégoutante laissait deviner l’amusement, il était Dorian dans un sens, c’était ce qu’aurait dû être le corps de Dorian animée par une force Démoniaque impie, innommable et malade.

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"Si je me bats ce n'est ni pour la gloire où l'argent... mais juste pour passer le temps"
Petit conseil : Invité, n'oublie jamais de m'offrir un cadeau... je le détesterais très probablement, mais si tu ne le fais pas Invité, c'est toi que je détesterais.
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MessageSujet: Re: L'éternelle fleur se doit de faner au moins une fois dans sa vie... [PV: Ervayne]   Ven 4 Jan - 22:50

    Le spectacle terrifiant et presque macabre qui se présentait à moi me rendit totalement malade. Je mis ma main libre devant mes lèvres en appuyant avec l'un des phalanges de mon index sous mon nez comme si une odeur horrible se dégageait... une odeur de mort. Peut-être que ce n'était pas le cas, mais l'image du tableau en donnait l'impression. Un frisson traversa mon corps, je voulais détourner le regard mais je ne pouvais pas, il ne le fallait pas, si je le faisais je montrais ma soumission, ou du moins c'est ce que je pensais. Je serrais alors les dents, fixant à contrecœur les yeux hideux, ténébreux et pourtant pétillant d'une lueur froide de l'être qui se tenait face à moi. Était-ce seulement un être? Était-il seulement... Vivant? Existait-il ou était-ce mon imagination qui me tournait des tours?
    Il faut avouer une chose: je ne l'avais jamais vu, ou du moins jamais sous sa véritable apparence... Il faut dire tout de même qu'un démon étant sous la forme de petit chien ne fait pas sérieux, et puis, quel démon serait sous une forme aussi ridicule? Non pas que je le trouvais ridicule... bon... Mais... Simplement... cela ne pouvait pas être sa véritable apparence. C'était impossible!
    Sa voix... s'il s'agissait bien de sa voix, me parvint aux oreilles de façon très désagréable, je ne pouvais pas supporter ça. Elle n'était pas du tout en harmonie! … En harmonie? Mais avec quoi ce démon pouvait-il être harmonieux? Rien... Sa voix, donc, qui m'était désagréable, m'apporta des questions relativement stupides. Pourquoi de telles questions? N'avait-il donc pas autre chose à faire? Une déception? Peut-être bien. Je dois dire que je m'attendais à autre chose... A quelque chose de plus... Impressionnant et de plus affolant, mais il n'en était rien. Peut-être était-ce de là que je tirais le sentiment de soulagement.
    Je tendis mon bras armé vers le tableau hanté tout en essayant de garder mon sang froid, après tout, c'est ce que j'avais décidé... Cela faisait bien trop longtemps que j'y avais songé!

    « Démon! Comment oses-tu me poser une telle question? Cela fait-il parti de tes mœurs? Ou préfères-tu t'amuser, avec une telle paresse, à me regarder agir en tant que simple humain? Ou plutôt devrais-je dis en tant que jouet!

    Le ton que je pris était celui de la colère mêlé au reproche, mes paroles voulaient tout dire, ou je l'espérais. Je déglutis avec la crainte de représailles, mais qu'importe, je l'avais cherché. Il fallait donc continuer, il ne me restait plus que ça. Pouvait-il mourir, lui aussi? Qu'importe, c'est un démon! Diable! Je me fiche de ce qui peut lui advenir après tout, si j'obtiens ce que je veux, à quoi me servirait de connaître son « avenir »? Ridicule! Infantile! Puéril! Comment pouvais-je penser à cela dans un pareil moment!!
    Je fis un pas en arrière, tentant de respirer calmement, puis je baissais un peu mon bras, il faut dire que c'est fatiguant de brandir de la sorte une arme. Mon regard ne quittait pas la fausse œuvre, regardant chaque détails plus hideux les uns des autres, puis il revint aux yeux, ou ce qui les remplaçaient.

    - En tout cas, ce n'est pas pour de pareilles questions que j'ai ordonné ton apparition. Il faut que l'on parle de notre pacte! Et tout de suite! »

    Je prenais un ton orgueilleux même si je ne l'étais pas tant que ça au fond... mais il fallait m'en convaincre! Je devais l'être au plus fin fond de mon être, de mon esprit et de ma chaire! Il le fallait! Sinon, comment arriverais-je à m'en sortir? Ou du moins à réussir ma quête? … Pourquoi tant d'hésitation moi qui étais si déterminer avant de le voir? Certes, sa parution ne me parut point impressionnante... Mais rien que de le savoir dans le même espace que moi soulevait un mal-être, une gêne et une sorte de crainte peut-être mêlée à du respect envers cet être que l'on pourrait vénérer pour tout ce qu'il est.
    Mais moi, pourquoi le vénérerais-je? Sottise. Je poussais un petit soupir de lassitude, une chaleur étrange envahi mon corps, notamment mes mains qui tremblaient légèrement et qui étaient moites. Non, je ne devais pas avoir peur, pas devant lui... Mais cette sensation était incontrôlable. Et si ce n'était pas de la peur? Et si c'était une excitation particulière pour les événements qui allaient suivre? Oui... Le genre d'excitation folle qui vous vient lorsque vous avez peur mais que vous voulez de cette peur. Mais je ne pense pas vouloir de ma peur... Alors pourquoi? Pourquoi ces sensations qui me sont si désagréables? Je pris l'arme à deux mains et la pointais de nouveau vers l'être hideux qui hantait le tableau. L'heure n'était pas aux discussions psychiques entre deux parties d'un même être, mais bien à une décision particulière que je connaissais parfaitement. Je fronçais légèrement les sourcils pour marquer cette colère peut-être vraie, peut-être inventée, mais que de toute manière je devais représenter. Je n'avais plus qu'une chose à faire: continuer cette sorte de jeu qui allait bientôt se terminer une bonne fois pour toutes.
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MessageSujet: Re: L'éternelle fleur se doit de faner au moins une fois dans sa vie... [PV: Ervayne]   

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L'éternelle fleur se doit de faner au moins une fois dans sa vie... [PV: Ervayne]

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