Erya Island

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 Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]

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Cecily
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MessageSujet: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Jeu 19 Juil - 19:14

Cecily s'était levée de bonne heure. Elle avait avalé en vitesse un bol de céréales trempées dans du lait et était partie accompagnée de son petit glumos qui avait déjà bien grandi depuis qu'elle l'avais recueilli chez elle. Bientôt l'animal des glaces serait grand et fort et pourrait la défendre convenablement. Il faudrait même qu'elle le dresse. Mais elle s'était aperçu que grâce a son lien glacé avec l'animal elle n'avait pas besoin de lui donner des ordres pour qu'il lui obéisse et fasse ce qu'elle lui demande.

Elle sortit donc de chez elle dans le frais du matin. Le soleil pointait a peine son nez derrière quelques fins nuages blancs. Elle avait découvert le train et se dirigeait vers la gare pour faire une promenade dans la forêt. Elle avait visité tous les recoins de la forêt qui jouxtait son domicile et elle avait donc décidé d'aller faire un tour plus loin. Elle traversa l'île principale d'Erya et prit plusieurs bateaux pour arriver a la forêt de l'île du sud. Elle y parvint aux alentours de midi. Le soleil brillait mais le temps n'était pas pour autant très chaud. Cecily appréciait cette météo douce et ce ciel ensoleillé qui créait une bonne humeur chez beaucoup de personnes.

Elle avait emporté avec elle son petit sac rempli. Il contenait son casse-croûte, ses crayons, ses carnets, son appareil photo et une bouteille d'eau. Cela faisait longtemps qu'elle n'était pas partie se promener tranquillement en forêt pour observer des animaux et dessiner un peu. Depuis qu'elle était aller chercher les glumos en compagnie d'Izuki et qu'elle avait par ailleurs trouvé son travail comme serveuse elle n'avait pas eu le temps de faire de nouvelles excursions.

Loki se réjouissait lui aussi de pouvoir sortir respirer l'air pur d'une si grande forêt. Cecily avait largement le temps de se promener. Et ici c'était bien assez vaste pour qu'elle ne tombe pas sur des individus troublants. Le petit glumos trottinait devant tandis que Cecily prenait le temps d'apprécier le paysage. Quand elle trouverait un coin tranquille elle s'y poserait silencieusement pour faire quelques clichés et tirer quelques portraits d'animaux assez curieux.

L'être de glace se sentait à l'aise dans cette ambiance. Le sous bois était frais et ainsi elle n'avait pas besoin de garder son pouvoir activé. Seule elle se sentait libre et en sécurité avec son glumos. Loki reniflait tous les recoins d'arbres. Il flairait souvent des petits animaux et partait sur leurs traces. Son instinct se réveillait bien vite mais l'être de glace n'aimant pas qu'il s'éloigne trop d'elle et le rappelait rapidement pour qu'il revienne. Ce petit animal était sa seule compagnie et même si elle connaissait sa fidélité elle ne voulait pas qu'il se perde en forêt et qu'il la laisse seule au dépourvus.

Elle trouva un arbre creux penché qui était presque a l'horizontale. Elle hésita a s'asseoir dessus car il paraissait mort et donc pas très solide mais elle tenta le coup et l'arbre mort résista sous son poids. Elle s'installa donc dessus sereinement. Loki gambadant autour, poursuivant des papillons s'amusait bien. Le soleil passant a travers les quelques ouvertures créées par les branches permettait a Cecily d'avoir une bonne luminosité pour ses dessins.

Cecily commençait a avoir un peu faim. Elle sortit de son sac un petit sandwich enveloppé dans du film étirable. Elle croqua dans les deux tranches de pain de mie garnies de jambon blanc et de salade verte avec une sauce blanche. Loki aussi commençait a avoir faim. Le petit glumos s'éloigna un moment et revint un instant plus tard avec un oiseau assez gros dans la gueule. Cecily s'effraya de cet animal mort puis elle se rappela que son animal de compagnie était avant tout un animal sauvage. Elle le laissa donc tranquille avec son déjeuner.

Quand elle eut fini son repas, elle rangea ses déchets dans une poche plastique qu'elle fourra dans son sac. Tout en effectuant son rangement elle entendit des branches craquer dans son dos. Croyant d'abord que c'était Loki elle n'y prit pas garde mais voyant le glumos assoupi devant elle, elle décida de regarder ce que c'était. Elle tourna la tête mais ne vit rien du tout. Soudain les bruits de branches qui craquent sous les pas de quelqu'un reprirent mais vers la gauche elle se tourna vers cette source si rapidement qu'elle sentit l'arbre mort se dérober sous elle. Un énorme CRACK retentit et résonna dans la forêt. L'arbre venait de s'écrouler sous les mouvement quelque peu brusque de l'être de glace. Celle ci se retrouvait maintenant par terre dans un tas de feuille et de branches. Le bruit avait sortit Loki de son sommeil qui avait accouru auprès de sa maîtresse endolorie. Celui ci s'était carrément mis sur elle, croyant que c'était un jeu il lui léchait a présent le visage joyeusement en remuant sa petite queue blanche.

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Anàrion
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Dim 29 Juil - 19:14

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Après quelques périples à Elipce qui, selon moi, ne le menèrent finalement pas à grand-chose, Anàrion décida de quitter la grande ville pour regagner la forêt dans laquelle il se sentait si bien. Au fur et à mesure qu’il s’éloignait de la ville, son ouïe retrouva peu à peu ses facultés normales. Ses pieds quittèrent le béton froid et dur pour gambader sur de l’herbe bien fraîche. Le trajet fut néanmoins assez long et il n’arriva qu’à la tombée du soir au milieu de la forêt. Vous savez, ce moment où le ciel se pare d’une douce couleur orangée que seuls quelques chamallow blancs que l’on nomme nuages viennent troubler ; ce ciel-là. A son arrivée, il salua les végétaux et animaux qu’il avait quittés il y a peu, il y resta jusqu’au coucher de soleil. Lorsque la lune vint remplacer l’astre du jour, la fatigue le gagna et il s’endormit sur un confortable lit de mousse, à la belle étoile.

Ce furent des cris qui le réveillèrent, des cris d’animal, comme des gémissements. Le jeune Elfe se leva d’un bond, chose que tout le monde n’a pas la facilité de faire au réveil… Etant donné qu’il se trouvait dans la forêt, donc dans un cadre de végétation dense, il n’eut aucune difficulté à percevoir d’où venaient les cris. Il se précipita vers leur provenance et découvrit un jeune Kumos prisonnier dans des espèces de ronces. Le pauvre petit se débattait en se lamentant, il paraissait vouloir aller dans le trou qui se trouvait juste devant lui. Un trou pas très naturel par ailleurs… Comme s’il avait été creusé, qui a donc bien pu faire une chose pareille ? Anàrion jeta un coup d’œil dans le trou en question, au fond gisait un Kumos adulte, apparemment mort. Au vu du sens de l’affection des Kumos en général, il n’est pas rare d’en trouver mort puisque, comme tu dois le savoir lecteur, après la mort d’un membre d’un couple de kumos, l’autre préfèrera se suicider et abandonner la dernière portée plutôt que de vivre seul. Le pauvre jeune Kumos devait être ici la portée.. Bien que son pelage soit bleu, ce Kumos avait encore les yeux fermés, c’était étrange… Mais sans doute ne tarderait-il pas à les ouvrir ? Ce qui devait intriguer également notre petit Elfe, c’est l’absence de la femelle Kumos. Elle n’était pas présente dans le trou et généralement les amants Kumos ne s’éloignaient pas l’un de l’autre pour ce genre de chose… Pour l’instant c’était la vie du jeune Kumos qui importait Anàrion, grâce à son pouvoir de contrôle des végétaux pour écarter les lianes et attrapa délicatement la petite créature. Curieusement, il ne se débâtit pas et resta sagement dans les bras d’Anàrion, sans doute était-il rassuré d’être en présence de quelqu’un, heureusement que ça tombait sur le jeune Elfe. Toute cette affaire était quand même curieuse, il n’était pas courant de voir des Kumos dans cette forêt, leur habitat naturel se situait bien loin… Alors que l’Elfe longeait le trou et s’éloignait des ronces, le petit Kumos pencha la tête à l’extérieur en direction du trou, ses yeux étant toujours fermés, il ne pouvait pas voir à l’intérieur, mais il renifla et parut sentir comme… l’odeur de la mort car juste après il se blottit contre Anàrion puis poussa un petit cri de douleur. La créature des plantes, ayant à présent dépassé le trou, s’assit et l’examina, le Kumos était blessé, à la patte avant gauche, la blessure ne semblait pas trop sérieuse, mais à ne pas négliger, il allait lui falloir le ramener chez lui pour le soigner. Il s’adressa à un arbre pour lui emprunter une feuille qu’il enroula autour de la patte blessée, ça ne la soignait pas mais ça lui éviterait de souffrir pendant le voyage. La cabane où vivait Anàrion était encore loin. En effet, ils se trouvaient encore à peine plus loin que les lisières de la forêt et la cabane d’Anàrion se trouvait dans les profondeurs de la forêt (mais tout de même dans la première partie), assez isolée, mais tout de même assez proche d’Isaya.

L’enfant Kumos dans les bras, notre Elfe brun commença donc son chemin à travers la forêt. C’était toujours agréable de s’y promener, et plus on s’aventurait en profondeur, plus on découvrait de choses surprenantes et parfois déroutantes. Parfois les promeneurs n’y faisaient pas attention, pourtant, rien n’échappait à la vue d’Anàrion. Parfois il suffisait simplement de lever les yeux. Prenons les arbres par exemple, sur les bordures de la forêt on ne trouvait que des arbres classiques, mais en s’aventurant plus loin, on trouvait des arbres beaucoup plus étranges, des arbres à yeux, des arbres à sourires, des arbres à livres, des arbres à cheveux, des arbres miroir, des arbres à fourrures et pleins d’autres encore ! Le jeune Elfe savait qu’il en existait également pleins d’autres qu’il n’avait pas découvert… Une légende raconterait même qu’il existerait un « arbre aux vœux » dans la partie sombre de la forêt, mais ce n’est qu’une légende tout de même ! Anàrion avait les yeux grands ouverts tout admiratif du lieu merveilleux dans lequel il se trouvait, l’air était pur et frais, mais baigné d’une douce chaleur estivale. La matinée était maintenant bien avancée depuis le temps qu’il marchait.

Tu l’auras compris Lecteur, Anàrion est, sans doute du fait que c’est un Elfe, témoigne de respect et protection envers tous les êtres vivants (c’est peut-être aussi dû au fait qu’il soit animiste), aussi il soigne généralement chacun de ses gestes pour qu’ils soient en accord avec cette volonté. Par exemple, en ce moment-là, le sol est plein de branches mortes, et Anàrion se déplace de façon à ne pas les écraser. Du moins, il essayait car à cet instant-là, le petit Kumos lui fit une petite léchouille affective qui le chatouilla et l’Elfe en perdit légèrement son équilibre. Crac ! Et voilà ! Il retomba sur une branche qui à son soulagement ne se brisa pas, mais craqua tout de même sous l’action des pieds nus d’Anàrion. L’Elfe jeta un coup d’œil à la petite boule de poil puis continua son chemin, mais quelques pas plus loin, le Kumos recommença à lécher le jeune Elfe, l’action semblait l’avoir amusé. Il se repassa exactement la même chose. Quel petit farceur ce Kumos ! Mais que dirait-il si on lui faisait la même chose ? Voilà sans doute ce qu’Anàrion devait se dire actuellement. Soudain, il entendit un énorme craquement, bien plus gros que ceux qu’il venait de faire, l’Elfe regarda le Kumos l’air de dire « Cette fois c’est pas nous ». Était-ce les branches qui voulaient se venger ? Mais non, elles restaient sagement à leur place. Curieux, Anàrion s’approcha de l’endroit d’où venait le bruit. Il s’aperçut d’ailleurs que pendant qu’il longeait les bois en évitant les branches, il se trouvait juste à côté d’une petite clairière qu’il aurait pu emprunter. En y pénétrant l’Elfe se trouva face à un curieux spectacle : devant un arbre mort affalé sur le sol (son tronc semblait endommagé, le bruit provenait sans doute de là), au milieu d’un tas de feuilles et de branches (qui paraissaient venir de l’arbre en question) gisait une.. jeune fille, surmontée d’un Glumos qui la léchait en remuant la queue, l’air très joyeux. Elle ne paraissait pas maîtrisé la situation d’après son visage, Anàrion l’observa un court instant, des yeux légèrement plus clairs que les siens illuminaient une petite frimousse qui était encadré par des cheveux bruns violets ( ?) légèrement en bataille.

Anàrion qui arbora tout d’abord un regard un peu sévère en voyant l’arbre mort, quitta rapidement cette expression qui ne lui seyait pas en voyant le reste de la scène et son sourire s’agrandi sur son visage, un air amusé se dessina sur sa figure, il rit même un peu. Voyons Anàrion, ne sois pas impoli à rester planté là ! Bouge-toi un peu ! L’Elfe s’approcha doucement de l’inconnue et en s’abaissant un peu lui demanda :

« Tout va bien ? Tu veux de l’aide ? »


Il tendit sa main gauche pour accompagner ses paroles, ne tenant plus que le Kumos d’une seule main. Celui-ci sentant de nouvelles précises poussa un petit cri. Anàrion l’ayant entendu plongea son regard dans celui de la jeune fille. A quoi penses-tu donc petit Elfe ? Crois-tu que cette fille a un rapport avec les incidents que tu as observé dans la forêt, y est-elle mêlée ? Après tout il est si rare de voir des promeneurs si dans cette partie profonde de la forêt. L’air interrogateur, l’Elfe fit encore entendre sa voix mélodieuse :

« Que fais-tu ici ? »
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Cecily
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Mer 1 Aoû - 18:10

Cecily était parterre avec son glumos par dessus quand soudain un jeune homme penchée sur elle lui demanda en lui tendant une main amicale :

- Tout va bien ? Tu veux de l’aide

Cecily regarda étrangement la main qui était devant elle et la prit sans réfléchir, repoussant son glumos de façon à se relever plus facilement. L'être la tira vers lui pour l'aider à se remettre debout.
Celui ci était vêtu avec des végétaux, cette tenue était incongrue et Cecily n'avait encore jamais vu personne habillée comme ça. Il avait des yeux bleus, des cheveux courts un peu frisés et châtains clairs. Ses traits fins semblaient féminins et sa voix était douce et mélodieuse. Elle lui trouvait beaucoup de charme. Cet être paraissait fort sympathique et Cecily était contente de l'avoir croisé.


- Que fais-tu ici ?

Cecily secoua un peu toutes les feuilles qui s'étaient accrochées à son pantalon. Elle se frotta le dos, la chute l'avait tout de même secouée et le bas de son dos la faisait un peu souffrir. Elle remarqua son glumos qui s'approchait du garçon et elle le retint car il commençait à renifler le jeune homme. Dans les bras de ce dernier se trouvait un petit animal. Il ressemblait beaucoup à Loki mais il était bleu et ses yeux étaient clos. Son glumos semblait très intéressé par ce dernier. Cecily le garda donc près d'elle pour ne pas créer d'ennuis. L'être de glace sourit au jeune homme avant de lui répondre. Elle rougit un peu, elle avait honte d'être tombée bêtement de cet arbre qu'elle croyait solide.

– Et bien … Je me promène …

Elle avait réussi à coincer Loki entre ses deux jambes. Celui ci remuait un peu mais il ne grognait pas, c'était un signe … Le jeune homme ne représentait donc aucun danger pour l'être de glace. Elle se souvint aussitôt qu'elle ne s'était pas encore présentée.

– Je m'appelle Cecily ! Elle arbora un grand sourire tout en tendant sa main au garçon. Une façon de le remercier.

Cecily lâcha finalement son glumos pour aller récupérer ses affaires qui étaient tombées dans sa chute. Elle rangea tout dans son petit sac et revint près du garçon. Pendant ce court instant Loki avait fait une bonne dizaine de fois le tour du jeune homme en le reniflant de toutes parts. Cecily gênée par ce comportement rattrapa son glumos par le col et le tira vers elle en lui chuchotant d'arrêter. Son animal était tout simplement intrigué par l'odeur du bébé que tenait le jeune homme.

- Loki est troublé par cet animal que vous... que tu tiens. C'est quoi comme animal ?
Sa voix tintait dans la forêt. Le vent, les oiseaux et tous les bruits environnants couvraient presque ses paroles. Elle parlait tellement calmement et doucement. Sa timidité ajoutée a cette petite voix créait une forme de sérénité se dégageant de la jeune femme. Mais étrangement l'être de glace se sentait a l'aise avec ce garçon. Tout chez lui avait l'air rassurant. Cecily était déjà pratiquement certaine d'avoir rencontré quelqu'un avec qui elle pourrait se lier d'amitié. Le visage de ce jeune homme était rayonnant. L'être de glace avait hâte de mieux le connaître.

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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Sam 4 Aoû - 15:16

La jeune fille accepta son aide et malgré qu’il ne soit pas difficile de trouver plus fort que l’Elfe des bois, il l’aida sans mal à se relever. Il fut quelque peu gêné par le glumos, mais celle qui était apparemment sa maîtresse le repoussa, et avec son aide, se releva. Lorsqu’elle fut finalement debout, elle parut l’observer, l’Elfe en dit de même, maintenant qu’elle n’était plus couverte de feuilles, il la voyait entièrement, c’était une jolie jeune fille, la silhouette un peu fluette, elle portait un pantalon, un petit sac, et oh un cristal autour d’une chaîne qu’elle avait autour du cou ! Il attendait sa réponse quand alors qu’elle s’arrangeait un peu après cette chute, son glumos s’approcha de lui et se mit à le renifler. L’Elfe, d’abord surpris, se mit à suivre des yeux le mouvement de la petite créature blanche jusqu’à ce que la jeune fille le récupère pour le garder près d’elle. Elle lui sourit et ses joues s’empourprèrent un peu.

« Et bien … Je me promène … »

De la façon dont elle l’avait dit, en rougissant, on aurait dit qu’elle avait quelque chose à cacher, mais Anàrion parut ne même pas y penser. Le petit Kumos qu’il tenait avait levé la tête, et même s’il ne voyait rien, il semblait intrigué.

« Je m'appelle Cecily ! »

Elle s’était présenté avec un grand sourire, ce qui donnait d’elle une image de jeune fille fraîche et pleine de vie, cela semblait comme inscrit dans ses yeux ; l’Elfe qui lui ne quittait jamais son sourire, hocha la tête en lui répondant :

« Enchanté Cecily ! »


Tout en se présentant elle lui tendit la main, que l’Elfe avait pris peu après pour la relever, surpris et peu habitué à cette convenance, il approcha doucement la sienne, l’effleura. Elle était fraîche, pour ne pas dire froide et bien que cela se vu à peine, les épaules d’Anàrion frissonnèrent très légèrement. Il retira sa main. La jeune fille se détourna pour aller près d’un petit sac que l’Elfe n’avait pas remarqué. Alors que le Glumos l’inspectait de toutes parts, l’Elfe aperçut un objet que la jeune fille rangeait qui lui semblait familier, mais dont il ne se souvenait pas le nom, pourtant il était certain que cet objet ne lui était pas inconnu. Cecily revint près de lui, et comme si quelque chose la tracassait, elle tira son Glumos par le col et sembla lui chuchoter quelque chose. Comme en guise d’excuse, elle expliqua :

« Loki est troublé par cet animal que vous... que tu tiens. C'est quoi comme animal ? »

Elle était également de toute évidence bien éduquée puisqu’elle avait naturellement utilisé le vouvoiement, avant de songer qu’étant donné la jeunesse apparente de l’Elfe, le tutoiement serait plus approprié. Elle affichait en elle-même une sorte de bien-être, d’apaisement et de pureté, elle n’eut pas besoin de parler fort pour que l’Elfe la comprenne. D’ailleurs, sans l’aide des divers esprits de la forêt et autres, Anàrion serait sans doute dans la même situation, il ne connaitrait rien de la faune et de la flore de l’endroit où il se trouvait, et il ignorait encore tant de choses. L’Elfe sourit, avant de répondre à la jeune fille :

« C’est un Glumos de la forêt, je crois qu’on l’appelle Kumos. »


Puis laissant apparaître la patte blessée de l’animal, il expliqua :

« Il est blessé, je l’emmène chez moi pour le soigner. »


Puis il ajouta :

« Tu veux m’accompagner ? »


Sa proposition était peut-être un peu rapide, il l’avait faite tout naturellement, et regarda la jeune fille dans les yeux en attendant sa réponse.
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Sam 4 Aoû - 22:23

Le garçon répondit en souriant à Cecily :

- C’est un Glumos de la forêt, je crois qu’on l’appelle Kumos.

Cecily chuchota à son glumos que l'animal était un cousin à lui. Son glumos sembla apprécier la remarque et tourna autour de sa maîtresse en remuant la queue. Le jeune homme montra à l'être de glace l'animal de plus près. Celui ci avait une patte blessé. Cecily s'attrista de cet état et penchant la tête sur le coté elle émit un petit Oh de compassion accompagné par un couinement de son glumos. Celui ci relié a Cecily comprenait vraiment tout ce qu'il se passait autour. Le jeune homme précisa alors a Cecily :

- Il est blessé, je l’emmène chez moi pour le soigner. Tu veux m’accompagner ?

Cecily qui était d'abord venue en forêt pour se balader, ne comptait pas s'enfermer dans une maison ou autre mais le sort de ce petit animal l'intéressait. Elle décida donc d'accompagner le jeune homme. Et peut être pourrait-elle être utile. Elle regarda en direction de son animal et celui ci fit un tour sur lui même, signifiant à sa maîtresse qu'il était d'accord. Le garçon la fixa longuement dans les yeux en attendant sa réponse. L'être de glace hocha donc de la tête gravement pour lui faire signe qu'elle l'accompagnerai.

Ils marchèrent un long moment tous les deux. Cecily n'arrivait pas à se souvenir du nom du jeune homme mais elle se rappela qu'il ne s'était pas encore présenté. Elle osa donc lui demander timidement comment il s'appelait.

Les chemins qu'ils empruntaient n'étaient pas de réels chemins. Ils traversaient des ronces. Ils marchaient à travers bois. Si le garçon avait abandonné Cecily ici elle se serait perdue. Elle ne repérait pas du tout où ils allaient et Cecily avait l'impression que plus ils avançaient plus ils s'enfonçaient dans la forêt. Les paysage étaient de plus en plus sombres. On voyait tout de même des fleurs nouvelles. Les arbres changeaient de forme et d'aspect. L'être de glace s'aventurait derrière ce jeune homme inconnu dans une nouvelle partie de la forêt.

Cecily se demandait si elle avait bien fait de le suivre. Après tout elle ne le connaissait pas. Elle ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance pourtant elle était complètement livrée à lui vu qu'elle ne savait pas du tout où elle se trouvait. Une appréhension la gagna pour lui serrer le ventre.

Le jeune homme marchait vite. Cecily était épuisée à force. Elle lui demanda de s'arrêter un instant. Elle s'appuya contre un arbre pour sortir sa bouteille d'eau et boire un peu. Elle lui en proposa avant de faire boire Loki dans le creux de sa main.


– On est encore loin?

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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Dim 12 Aoû - 20:40

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Cecily et son Glumos furent tout de suite touchés par l’état malheureux du Kumoseau que l’Elfe tenait dans ses bras. Il faut dire que la nature fait bien les choses, les bébés, n’étant pas assez forts pour se protéger seuls, sont généralement si mignons, si adorables que cela compense leurs chances de survie. Même si les gens n’ont pas la même conception des choses qu’Anàrion, avec du cœur, ils vont souvent être attendri par le petit animal, inoffensif, et l’aider. Ce fut sans doute ce qui se produit pour la jeune brunette lorsqu’elle accepta de l’accompagner. Quant à son Glumos, il paraissait intéressé par le petit Kumoseau depuis le début et ne parut pas désapprouvé le choix de sa maîtresse.

Aussi, devant le hochement de tête de la jeune fille, l’Elfe reprit la route avec deux compagnons supplémentaires à ses côtés. Même si son rythme de marche était composé de bonds légers et rapides, il essaya de s’adapter à celui de Cecily, si bien qu’ils marchaient presque côte à côte suivis par le Glumos de la jeune fille. Brisant le silence qu’elle avait installé, la jeune fille questionna timidement l’Elfe à propos de son nom. Il semblait avoir complètement oublié de se présenter alors que la jeune fille l’avait fait instinctivement un peu plus tôt. Les lèvres fines et luisantes de son visage rieur s’animèrent, et son nom s’écoula comme le son d’une cascade.

« Anàrion. »


Ce fut simple mais suffisant. Il était content que de son côté la jeune fille n’ait dit qu’un prénom, comme lui, sauf qu’elle c’était Cecily. Il se sentait parfois gêné par ceux qui énonçaient leurs prénoms, noms et autres signe d’identité alors que la seule chose qu’il avait était son prénom. Et ce pendentif et sa chaine, d’ailleurs, mis à part ceux-ci, il attachait peu d’importance aux choses matérielles, et énormément aux « vivantes », sans doute que par le peu de choses qu’il possédait, cela influençait le regard qu’il avait sur le monde. Maintenant que Cecily lui avait adressé la parole, l’Elfe l’interrogea à son tour sur quelque chose qui l’intriguait.

« Parmi ce qui était par terre, tombé de ton sac, il y avait une petite boîte… »


Tout en la tutoyant très naturellement, il essayait de mimer avec ses mains à quoi ressemblait l’objet, afin que la jeune fille visualise ce dont il parlait.

« … avec quelque chose de rond devant… qu’est-ce que c’était ? »


Et il regarda la jeune fille avec ses grands yeux azur interrogateurs. Ils continuaient de marcher et Cecily suivait l’Elfe comme avec la plus grande confiance. Au début, l’on pouvait s’en étonner, car bien qu’Anàrion avançait l’air très sûr de lui, à en croire ses gestes et expressions, il connaissait la forêt comme sa poche et son chez lui se situait juste au coin de l’arbre de gauche. Mais les arbres passaient et la jeune fille arborait un air déboussolé et maintenant, elle était obligée de faire confiance à l’Elfe, elle était en quelque sorte dépendante de lui, liée. En effet, c’était une des raisons qui faisait que la plupart des non-habitants de la forêt n’y pénétrait pas profondément, on se perdait facilement dans la forêt, et on pouvait aisément y rester plusieurs jours, voire davantage, avant de pouvoir en sortir. C’était aussi une assurance de sureté pour ses habitants, généralement assez faibles, la nature leur offre en guise de protection, une excellente cachette. Contrairement à la clairière où ils se trouvaient il y a peu, le ciel n’apparaissaient presque plus, les feuilles de divers arbres le cachait, aussi la forêt était sombre, et fraîche. Cela ne dérangeait pas le moins du monde l’Elfe, ni le Kumoseau, qui s’était endormi. De temps à autre, Anàrion s’attardait (ou s’arrêtait même parfois) sur un arbre ou une fleur, diverses choses. Dans ses moments-là, on eut cru qu’il avait oublié Cecily, et la raison qui guidait ses pas, et l’on entendait seuls les bruits de la forêt, des animaux qu’elle abritait, des arbres qui chuchotaient, et encore mille autres choses fabuleuses. Mais il se reprenait toujours et continuait la marche.

Cela faisait maintenant un bout de temps qu’ils marchaient, je n’aurais su dire combien de temps, l’Elfe ne l’avait pas vu passé ni trépassé, mais l’on sentait qu’il s’en était écoulé beaucoup. La distance qu’Anàrion essayait de ne pas laisser entre lui et la jeune brunette se créa, pas très grande, mais existante. Son souffle semblait moins régulier, elle fatiguait. Je ne sais s’il s’en aperçut, mais il ne s’opposa pas lorsqu’elle lui demanda de s’arrêter un instant. S’appuyant contre un arbre, Cecily bu une gorgée d’une bouteille d’eau qu’elle avait sorti de son sac, Anàrion accepta lorsqu’elle lui en proposa, il en bu une goutte. Oui vraiment, une seule goutte, les Elfes ont une faim et une soif différente de celle des créatures ordinaires, les quantités sont considérablement réduites et leur palais apprécie plus durablement les aliments qu’ils consomment. Après avoir fait boire son Glumos, la jeune fille lui demanda s’ils étaient encore loin de son habitat. L’Elfe secoua la tête, mais n’apporta guère de précisions sur la distance qui leur restait à parcourir. Au fond, je ne sais si l’on put réellement se fier à son sens de l’orientation. Mais il restait calme et souriant, comme à son habitude. Il aurait bien aimé, je crois qu’elle retrouve le sourire, puisque paraissant se rappeler quelque chose, il tendit, avec précaution et douceur, sa main libre vers la sienne, pour tenir le bout de ses doigts, et l’encourageant à continuer, il avança doucement. Ses lèvres s’entrouvrirent, et Anàrion commença à chanter quelque chose de doux, à peine audible, une mélodie rassurante, une mélodie de présence. Devant eux, loin, fort fort loin, un petit éclat de lumière étincelait, c’était je crois la lumière du jour, de la sortie. Leurs pas parurent légèrement plus rapides, et ils ne regardaient pas le sol. Quand tout à coup, celui-ci se déroba sous leurs jambes.

Ils tombèrent dans un trou. L’Elfe d’abord, tomba sur l’arrière train et se prit celui de Cecily sur la jambe droite. Ils firent un bruit énorme. Le Kumos sursauta et se réveilla, poussant un cri. Anàrion eut une réaction que je jugea totalement idiote, il se mit à rire, oh pas un long rire, un rire d’enfant, court, comme un tintement. Pourtant la situation n’avait rien de drôle. Il s’arrêta en regardant la jeune fille et sans que Cecily lui demande quoi que ce soit, il la releva et lui demanda si elle ne s’était pas fait mal tout en se redressant à son tour. Il attrapa le bébé Kumos et lui caressa la tête, il avait amorti sa chute, mais le Kumoseau avait eu peur. A peine avaient-ils fait ces quelques mouvements qu’un nouvel éboulement se produisit devant eux, laissant apparaître un tunnel. Le trou était assez profond, mais avec des efforts, ils pouvaient certainement en sortir. Ou bien préfèreraient-ils s’aventurer à l’intérieur du tunnel ? Peut-être cela serait-il moins périlleux ?
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Mer 5 Sep - 9:00

- Anàrion

Son prénom était chantant. Cecily n'avait jamais entendu une telle sonorité. C'était doux et fluide à prononcer.

Après un instant il interrogea à son tour l'être de glace. Il n'arrivait pas bien a décrire ce qu'il voulait et accompagnait ses paroles de mimes :


- Parmi ce qui était par terre, tombé de ton sac, il y avait une petite boîte avec quelque chose de rond devant… qu’est-ce que c’était ?

Cecily ne comprit pas de quoi il parlait et fit une moue interrogatrice. Penchant la tête sur le côté comme si cela aller l'aider a mieux comprendre elle réfléchit à quoi voulait faire allusion le garçon. Elle ouvrit alors son sac et en sortit un par un les objets. Elle sortit d'abord son carnet avec sa trousse mais ça ne correspondait pas du tout a la description faite. Elle continua en montrant sa bouteille d'eau et le reste de son pique-nique... etc. Espérant un signe approbateur de son vis-a-vis.

Ils marchaient depuis un long moment quand Cecily proposa de l'eau au garçon et fit boire son glumos. Elle était épuisée et avait donc demandé si leur destination approchait. Le garçon ne dit rien mais secoua la tête pour signifier qu'ils n'étaient plus très loin. Cecily espérait que c'était réellement le cas car elle allait bientôt tomber de fatigue. Elle n'était pas habituer à marcher si vite et surtout en forêt a travers les bois. Elle avait souvent fait de la randonnée avec ses parents mais elle se contentait de suivre les chemins de montagne. C'était bien moins fatiguant et beaucoup plus rassurant.

Quand il se sont remis en marche, Anàrion attrapa la main de Cecily pour la conduire. Sa main était fine et fraîche. Cecily fut surprise par cette main qui prenait la sienne mais pour une raison inconnu elle ne put s'en détacher. Le garçon se mit alors à chanter et devant eux comme un chemin se traçait. La route semblait moins dure a l'être de glace. Elle vit au loin une lumière et elle comprit que c'était l'arrivée. Elle semblait encore loin pourtant leur cadence s'accéléra.
Ils marchaient main dans la main conduits par cette mélodie qui sortait gracieusement de la bouche du jeune homme. Ils faisaient moins attention, tout semblait plus simple.

Soudain le sol disparut sous leurs pieds. Cecily se sentit beaucoup plus lourde et tomba. Elle sentit l'air autour d'elle, le vide. Puis un choc. Elle entendit seulement un instant avant un corps tomber et elle atterrit sur celui ci. La chute fut brutale et heureusement pour elle Anàrion se trouvait dessous. Une seconde a peine suivant, Loki tomba a son tour sur sa maîtresse.

Le jeune homme se releva rapidement tandis que l'être de glace restait a terre encore sous le choc. Le garçon se mit instinctivement a rire pourtant rien dans la situation n'était drôle. Observant Cecily à terre. Il lui tendit la main. Elle l'accepta et se leva, tous ses membres endoloris la firent gémir. Décidément ces temps ci elle chutait beaucoup. Elle chercha Loki du regard. Le petit glumos n'était pas très loin et n'avait rien. Elle fut alors rassurée.
A peine tout le monde fut sur pied que le sol trembla. Cecily se demanda s'ils allaient tomber encore plus bas mais ce fut plutôt sur le côté du trou qu'un éboulement eut lieu. Un tunnel se découvrit.

Les deux êtres se regardèrent. Cecily de nature peu courageuse, regarda le chemin souterrain d'un regard méfiant. Déjà à son arrivé ont lui avait fait traverser un tunnel sous un volcan et cette aventure ne lui avait guère plu. Ils avaient le choix de prendre le souterrain et voir ou il conduit ou bien essayer d'escalader les parois terreuses du trou qui était quand même profond.
Cecily était un peu meurtrie à force de tomber. Elle dit alors peu rassurée :


– Même si ce chemin obscur ne m'inspire pas du tout confiance, je ne me sens pas le courage de remonter par là ou nous sommes tombés...

Elle attira vers elle son glumos. Celui ci se colla à ses jambes. L'être de glace était déjà épuisée de cette longue marche qu'ils avaient fait. Elle ne pensait pas réussir a grimper pour sortir du trou avec les courbatures qui bloquaient ses membres. Elle proposa donc au jeune homme d'emprunter le souterrain, non sans peur, pour retrouver leur chemin.

Loki comprenant qu'ils allaient s'aventurer sous terre s'avança vers la noirceur du tunnel et renifla un moment avant de retourner se coller à sa maîtresse.
Cecily regretta de n'avoir une lampe torche dans son petit sac et se jura qu'à l'avenir elle s'en procurerait une.


- Tu.. tu n'aurais pas une lampe ? Ou quelque chose pour faire de la lumière .. ? Cette obscurité ne me plait pas vraiment...

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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Dim 21 Oct - 2:26

Sentant légèrement plus fort les battements du cœur de l’Elfe, le bébé Kumos remua la queue et s’agita un peu en se blottissant dans les bras d’Anàrion. J’ai cru entendre à l’instant la voix du vent qui te portait un message petit Elfe, protège-le, soutien-le, sauve-le… Ainsi t’a murmuré la voix du vent.

« Même si ce chemin obscur ne m'inspire pas du tout confiance, je ne me sens pas le courage de remonter par là ou nous sommes tombés... »

Manque de courage ? Pauvre enfant, car voilà que tu te trouves en compagnie d’un être téméraire, et qui sait s’il aura la chance de son côté. Anàrion regarde déjà la grotte d’un air curieux, c’est vrai quoi, sont-ils vraiment tombés là par hasard ? Ce chemin qui s’ouvre littéralement à leurs pieds, où mène-t-il ? Serait-ce tout bêtement le fruit du hasard, une coïncidence, ou bien au contraire, un chemin gorgé de réponses, le sentier de la vérité.

A vrai dire, cette chute avait l’art de m’intriguer, et sans doute que c’était le cas de notre Elfe également. Le hasard semble peu probable, mais il y a des raisons de s’inquiéter de cette probabilité ; autour d’eux, le sol est sec, pas trop de poussières, à peine les gravillons et la terre qui ont glissés avec eux, mais justement, ne trouves-tu pas cela étrange lecteur ? On dirait que, en dessous de la surface du sol où ils marchaient, se trouvait un vide, comme pour un piège… Certes, la probabilité qu’il leur soit destiné est sans doute inexistante, après tout, qui aurait pu prévoir qu’ils se rencontreraient tous, et passeraient par-là, même eux ne le savaient pas il y a peu de temps. De plus, ce n’était pas un fait inconnu des habitants d’Isaya : il y a quelques pièges un peu partout dans la forêt, on ne sait pas vraiment qui les pose.. Ce qui est étrange, c’est que l’Elfe y soit tombé, en général les créatures des plantes ont une espèce d’aura, de chance qui fait qu’ils n’y tombent jamais. La connaissance de l’existence de ces pièges leur ait parvenu des créatures, plantes et esprits de la forêt. Parfois, certains animaux se sont fait prendre malgré eux et les créatures des plantes sont allées en urgence les sortir de là. Mais jusqu’à présent, je n’ai entendu aucun murmure, aucune histoire, aucune rumeur à propos d’une créature des plantes qui se serait fait prendre dans un piège. Les plantes du coin doivent d’ailleurs déjà se conter, racines par racines, la mésaventure qui vient d’arriver à Anàrion. La demoiselle qui l’accompagne doit avoir une aura vraiment malchanceuse pour que cela leur soit arrivé, je ne vois pas d’autres explications.

Celui que cette même demoiselle avait appelé Loki dans mes souvenirs, le Glumos qui l’accompagne s’avança dans la pénombre du tunnel, renifla avant de retourner se blottir près de sa maîtresse.

« Tu.. tu n'aurais pas une lampe ? Ou quelque chose pour faire de la lumière .. ? Cette obscurité ne me plait pas vraiment... »


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L’Elfe écouta en silence sa requête, puis parut absent, rêveur un instant, attitude qu’il avait quand il réfléchissait. Ce temps fut assez court en réalité, mais dû paraître long à Cecily, sans doute parce que premièrement dans le trou où ils se trouvaient, la lumière leur parvenaient encore moins qu’en haut : des branches obstruaient son passage, secondement, le silence qui se fit pendant cet instant, où même les chants des oiseaux, les bruissements des feuilles et autres sons parurent disparaître, et comme chacun le sait, le silence rend le temps plus long qu’il ne l’est en réalité. Soudain, une lumière sembla éclairer son visage, et une flamme brûlait dans ses yeux, certes, rien qui permettait d’éclairer la grotte, mais peut-être une idée qui y conduirait. Anàrion confia le bébé Kumos à Cecily, ce qui déplu légèrement à celui-ci, il se mit à gesticuler, et griffer légèrement la poitrine de celle-ci… L’Elfe se mit alors à faire de petits mouvements, gracieux et célestes, du ciel vers le sol plus précisément. Ses pieds dansaient et de petites touches de lumières scintillaient faiblement à chaque fois qu’ils se posaient sur le sol. Les mouvements, lents au départ, prirent alors plus d’ampleur et de fluidité, pour se coordonner parfaitement dans la forme d’une danse, l’Elfe semblait comme envouté. Dans ce même temps, sa voix commença à raisonner, et on aurait dit que quelque chose lui faisait écho. C’était un son très mélodieux, mais surtout très étrange, on aurait dit un appel, ce n’était pas un son qui se comprends par les mots, que l’on déchiffre par les paroles, non. C’était une mélodie qui se ressentait, une de celle qui vous fait frémir de tout votre corps, elle avait brisé le mutisme de la forêt, et divers sons l’accompagnaient, comme répondant à son appel. Tout cela était terriblement étrange, mystérieux, mais dégageait quelque chose de magique, pas de ce qui effraie, plutôt de ce qui rassure, enchante. Anàrion ne semblait plus être le même être, c’était comme si… sa véritable nature apparaissait au jour, juste pour eux, pourtant, son sourire était toujours le même et en même temps, il semblait différent...

Petit à petit, des lumières arrivèrent en tourbillon autour de l’Elfe, guidés par son chant, d’abord par dizaines, puis centaines, de plus en plus nombreuses, formant une auréole autour d’eux. Ce qui apparaissait comme une lumière magique se révéla être de plus près de charmantes lucioles, des amies d’Anàrion, qu’il avait appelé afin qu’elles leur fassent lumière. Le son diminua tout doucement, et la mélodie se termina, des centaines de lucioles autour d’eux. En s’arrêtant, l’Elfe s’affaissa doucement au sol, ferma les yeux et les ré-ouvrit. Il regarda Cecily, on aurait dit que rien ne s’était passé, qu’il avait tout oublié, et pourtant, les lucioles qui les éclairaient étaient bel bien là. Il lui sourit, tout en reprenant le petit Kumos dans ses bras.

« On peut y aller maintenant, n’aie pas peur. »



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Et il s’engagea dans le tunnel. Ce souterrain était assez étroit, et même pour Anàrion qui était très petit, il fallait se mettre à quatre pattes pour le traverser, il était passé devant, ils étaient donc l’un derrière l’autre. Un bras était contre son corps, et faisait un petit berceau pour le Kumos toujours blessé, le pauvre recommençait à souffrir, de l’autre bras il avançait lentement dans le tunnel, s’assurant toujours régulièrement que la demoiselle le suivait. Il avait déjà un Kumos blessé sous le bras, il n’allait pas en plus la perdre ! Aussi, même si l’avancée était longue, et légèrement inconfortable, le trajet n’était pas trop fatiguant du fait de leur lenteur.
Il était difficile de dire si le souterrain était naturel ou pas. Mais de mon humble avis, il ne l’était pas. Et si la lueur des lucioles, et le fait qu’ils soient tous ensemble si resserrés avaient quelque chose de rassurant, une inquiétude pouvait persister : où ce tunnel les mènerait-il ? Si Anàrion n’en paraissait rien, il me semblait percevoir une étude de l’endroit où ils rampaient pour évaluer sa sureté. Ils avançaient ainsi jusqu’à ce que le tunnel monte vers une espèce de capsule…

La capsule était juste au-dessus de leurs têtes, et l’étroitesse obligeait à faire un mouvement de tête en arrière pour la voir convenablement. Elle était totalement en décalage avec le décor, car elle était d’un orange très prononcé. L’Elfe avança la main pour l’ouvrir, c’était très dur, et il fallait rappeler qu’il n’avait que peur de force. Il demanda l’aide de Cecily afin de l’ouvrir. Et ils tirèrent tous les deux. Leurs deux compagnons : le Kumos qui avait été posé sur le côté et le Glumos qui s’était installé de l’autre côté eurent bien de la chance, car la capsule s’ouvrit d’un coup et ils furent propulsé en arrière, dégringolant la partie du tunnel qui était en pente. Décidément, cette fille devait se dire que la compagnie de l’Elfe lui causait bien du tort, ou en tout cas, des chutes ! En remontant, après s’être relevé sans problème (Anàrion est un Elfe, mais je dois avouer qu’à sa place, je ne me serais pas relevé sans douleur, cela dit, je ne tombe pas aussi souvent…), Anàrion s’aperçut qu’un petit objet était tombé de la capsule, ce même objet qu’il lui semblait connaître… Et que je pouvais identifier sans vous faire de charades : un appareil photo ! L’Elfe écarquilla les yeux une seconde en voyant cet objet, il lui semblait à la fois familier et nouveau.

« Sais-tu ce que c’est ? »


A vrai dire si la question paraissait idiote, elle pouvait avoir un aspect légitime : que faisait un appareil photo dans une capsule à cet endroit-là ? Anàrion ne l’avait pas ouvert mais peut-être contenait-il une pellicule avec des photos inédites, rares ou insolites ? Peut-être aussi, n’était-ce pas un vrai appareil photo, mais un autre objet à l’apparence d’un appareil photo, ou un appareil photo spécial… Ou alors fantasmerais-je sur un objet quelconque sans aucun mystère ? Peut-être, mais cela reste à prouver !

Tout en posant la question à sa partenaire, l’Elfe observa qu’un fil permettait de tenir l’appareil photo, il était assez long et l’Elfe mis donc l’appareil photo autour de son cou, il lui tomba juste en dessous de son médaillon. Tout en écoutant Cecily, il remonta le souterrain en la tenant par la main pour l’aider (action difficile à quatre pattes !), il reprit son Kumos autour du bras, lâchant la main de la demoiselle, et regarda la capsule. Elle bloquait tout chemin et la voie semblait donc sans issues, avaient-ils fait tout ce chemin pour rien ? L’Elfe posa la main sur la paroi, il n’affichait pas de désespoir, ce n’était pas un sentiment que les Elfes avaient en général, ils gardaient un penchement optimiste, mais sans doute qu’il devait se trouver désolé pour Cecily. Il s’apprêtait à se retourner pour lui avouer qu’ils allaient devoir rebrousser chemin quand…

« Oh ! »


Sa main glissa et actionna une sorte de poignée, Anàrion en retournant à nouveau la tête eut juste le temps de l’apercevoir : une étrange petite poignée qui avait l’air d’être faite de terre. Mais il ne la vit pas longtemps, car en s’activant elle déclencha l’ouverture d’une espèce de trappe : la capsule était en fait dessus ! La lumière du jour se fit vive d’un seul coup et même l’Elfe dut fermer les yeux un instant avant de les rouvrir lentement. Il se hissa d’un mouvement souple à l’extérieur pour se laisser caresser par les doux rayons du soleil. Sa position indiquait qu’ils avaient passés un long temps dans la forêt et le tunnel, j’aurais dit que nous étions en fin d’après-midi et les sublimes nuances d’orangé-rose qui paraît le ciel appuyait mon raisonnement. Les pieds nus de l’Elfe atterrirent sur de l’herbe humide et à cela rien d’étonnant quand il regarda autour de lui : ils étaient au beau milieu d’un lac sur un tout petit îlot. Ce même lac était entouré de forêt, et continuait au loin pour former une petite rivière, c’est en regardant dans cette direction qu’Anàrion reconnu le coin ! Il connaissait cette rivière, c’était tout près de chez lui ! Il pointa son doigt dans cette direction en bondissant :

« C’est là-bas ! Là-bas c’est chez moi ! »


Puis il se retourna vers Cecily en souriant. Pour ma part je restais perplexe… C’est très bien de ne pas être perdu, d’ailleurs ce tunnel leur a sans doute fait tourner autour, mais comment vont-ils traverser ce lac ? A la nage ? Cela reste à savoir…

[Je me suis permis de contrôler Cecily pour un passage dans le tunnel afin de faire avancer l’histoire, mais s’il y a le moindre problème, ici ou ailleurs, n’hésites pas à me le dire !
P.S : j'ai eu la flemme de me relire XD donc s'il y a des incohérences ou fautes, signale-le moi ! J'espère que tu auras apprécié ! ]
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Dim 21 Oct - 13:36

Le garçon se mit a faire des mouvement graciles et souples. Il venait de déposer le kumos blessé dans les bras de Cecily. Celui ci n'appréciait pas trop le changement et s'agitait. Le jeune homme parut s'élever doucement dans les airs, effectuant toujours des mouvements dansant et doux. Pourtant il ne quitta pas le sol. Une mélodie accompagna ses mouvements aériens. Cecily ne comprenait pas vraiment ce qu'il faisait. Mais doucement des petites lumières s'approchaient de lui. Comme des étoiles descendant du ciel, des lumière scintillantes l'entourèrent. Le chant qui s'élevait était mystérieux. On ne pouvait pas en comprendre les paroles mais sa chanson pénétrait tout ce qu'elle touchait.

Quand tout s'arrêta, le jeune homme sembla se poser lentement à terre. Cecily se rendit alors compte que les petites lumières célestes étaient en fait des lucioles qui avaient rejoint le garçon comme guidées par son appel. Il était de retour dans la réalité et pourtant il arborait le même sourire qu'avant et avait comme tout oublié. Il reprit le kumos dans ses bras. Et dit a l'être de glace :


- On peut y aller maintenant, n’aie pas peur.

Mais même après ces paroles rassurantes, l'être de glace était effrayée. Elle ne savait même pas ce qu'était ce garçon. Il semblait avoir des pouvoirs assez étranges ayant rapport avec la nature mais la jeune femme n'avait encore jamais rencontré de personne comme lui. Il pénétra dans le tunnel étroit gardant le kumos contre lui et se retournant souvent pour voir si Cecily suivait. L'être de glace recroquevillée sur elle même pour avancer dans le tunnel terreux n'était pas à l'aise. Malgré la lumière produite par les lucioles le tunnel restait sombre. Et où menait ce tunnel ? Elle espérait qu'au bout il y aurait de l'air frais et une sortie accessible.

Après une lente et longue progression ils arrivèrent au niveau d'une capsule orange. Ils l'ouvrirent à deux mais une fois ouverte ils furent projeté en bas de la petite pente qu'ils venaient monter. Cecily remonta endolorie et Anàrion tenait un objet entre ses mains, lui demandant ce que c'était. L'être de glace voyant l'incrédulité sur le visage du garçon comprit qu'il ne savait vraiment pas ce qu'était cet objet. Elle lui expliqua alors que ça s'appelait un appareil photo et que ça servait à immortaliser un moment en le transformant en image. Il le mit autour de son cou et prit la main de la jeune fille pour l'aider a remonter. Il était vraiment attentionné.

Quand ils furent remontés ils tombèrent sur une paroi. C'était un cul de sac. Anàrion s'avança et posa sa main sur le mur de terre qui s'élevait. Il se retourna vers Cecily affichant une moue dubitative. Mais pile à cet instant, quand Cecily était résignée à faire demi tour, un mécanisme s'enclencha et laissa apparaître une ouverture sur la lumière du jour. La lumière vive qui apparut fut si vive par rapport a l'obscurité d'ou ils venaient que Cecily mit sa main devant ses yeux afin de s'habituer à nouveau au soleil.

Ils sortirent du trou de terre ou ils avaient passé un long moment. Marcher enfin sur l'herbe et respirer de l'air frais, voir la lumière orangée du soleil qui se couchait, les feuilles des arbres bruissant avec le vent. Jamais Cecily n'avait autant apprécié d'être dehors. Loki aussi apprécia de retrouver l'extérieur. Il se roula allègrement dans l'herbe fraîche.

Mais quand ils tournèrent les yeux autour d'eux ils s'aperçurent qu'ils étaient loin d'être au bout de leur peine. Ils se trouvaient sur un petit îlot... Au beau milieu d'un lac immense. Anàrion s'agita comme un enfant, il reconnaissait l'endroit, c'était déjà ça, ils n'étaient pas perdus. .Le garçon pointa du doigt la rivière sur laquelle finissait le lac, en disant :


- C’est là-bas ! Là-bas c’est chez moi !

Cecily soupira … Non pas pour gâcher la joie apparente du garçon qui semblait heureux de savoir ou ils étaient mais tout le chemin qu'il leur restait a faire fatiguait la jeune fille qui était déjà complètement épuisée. Elle était pourtant habituée a faire de longues marches mais pas dans des tunnels et elle ne savait pour qu'elle raison mais depuis qu'elle était sur cette île son corps lui était comme étranger. Elle ne savait plus comment se gérer. Elle ne savait pas prédire combien de temps elle pouvait marcher ou rester éveiller. L'île avait complètement dérégler son organisme.

Cecily se posa sur l'herbe fraîche , elle s'assit en tailleur mais rapidement se laissa tomber. Elle laissa aller au loin ses pensées pour se reposer un peu et se coucha de tout son long. Elle ferma les yeux et sentit agréablement les vent sur ses joues. Le petit museau de son glumos vint près d'elle. Il la renifla de partout avant de venir lui lécher le visage comme pour la motiver. Elle était tellement heureuse d'avoir rencontrer ce petit animal si affectueux. Elle savait qu'elle pouvait compter sur sa petite boule de poil en cas de coups durs.

Elle se releva et le prit dans ses bras. Cette petite pause lui avait fait du bien elle avait reprit rapidement des forces. Elle était toujours assise dans l'herbe quand elle se tourna vers Anàrion.


– Comment va-t-on faire pour traverser et rentrer ?

Cecily le laissa dans ses pensées, il avait déjà trouver une solution pour passer dans le tunnel en appelant les lucioles, elle aussi pouvait peut-être faire quelques choses pour se sortir de cette situation. Elle s'était plutôt reposée sur les savoirs du garçons jusqu'à maintenant et elle pouvait sûrement montrer de quoi elle était capable aussi. Elle se demanda comment elle pouvait utiliser son pouvoir pour les faire traverser …

Une idée lui vint alors à l'esprit. La seule chose qu'elle sache faire c'est geler les choses. Transformer de l'eau en glace assez solide était chose facile pour l'être de glace. Seulement … Elle ne savait pas totalement maîtriser son pouvoir et rien ne pouvait l'assurer qu'elle ne perdrait pas le contrôle à moment donné. Elle savait aussi qu'utiliser longtemps son pouvoir l'affaiblissait et il y avait une grosse masse d'eau à glacer pour pouvoir traverser.

Elle réfléchit un long moment. Elle ne voulait pas rester sur cet îlot trop longtemps. Elle décida de proposer cette possibilité au jeune homme tout en lui présentant les risques. La nuit allait tomber et elle ne voudrait pas être en forêt a ce moment là.


- peut-être que j'ai une idée pour traverser … Mais c'est pas sûr que ça marche et ni que je sois en très bon état après pour traverser...

De façon à lui expliquer clairement son idée sans trop s'étaler sur ses pouvoirs elle lui créa comme elle aime le faire, une petite feuille de chêne en glace au creux de ses mains. Elle la lui tendit.


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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Dim 30 Déc - 0:00

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L’Elfe avait bu les paroles de la jeune fille lorsqu’elle lui avait expliqué tout naturellement quel était cet objet dont il avait à la fois cet étrange sentiment de connu et d’inconnu enlacés. C’est avec une attention toute particulière qu’il avait alors observé l’objet. De la description qu’en faisait Cecily, il s’agissait alors d’un objet avec un grand pouvoir, à utiliser avec précaution. Quand elle lui avait dit le nom, cela avait évoqué quelque chose en lui, et une seconde de son existence fut parsemée d’une mélancolie intense, cet objet était un de ceux qu’il connaissait au fond de lui, mais dont il n’avait pas souvenir, aussi il le mit autour de son cou, contre son cœur… Son visage ne traduisit pas l’expression qui le bouleversait tout entier une seconde seulement, ou peut-être trois, qui le saura vraiment ?

Il portait toujours l’appareil photo autour de son fin cou, qui tombait légèrement plus bas que son anneau, disons au niveau du cœur. Les rayons du soleil, alors que celui-ci allait bientôt prendre quelques heures de repos bien méritées, caressaient encore le paysage et tout ce qu’ils pouvaient encore toucher. L’enthousiasme d’Anàrion à voir sa maison toute proche ne fut pas communicatif. Cecily soupira en guise de réponse et l’Elfe la regarda, elle semblait vraiment éreintée. Il sentait qu’elle aurait bien eu besoin d’une pause, une sieste lui aurait fait le plus grand bien. Seulement, comme évoqué plus tôt, le soleil était à deux doigts de se coucher, alors ils ne pouvaient pas se permettre de s’attarder trop. En effet, il serait beaucoup moins aisé de retrouver leur chemin une fois la nuit tombée, oh tant qu’elle restait en compagnie de l’Elfe, la jeune fille n’avait que peu de choses à craindre dans la forêt en elle-même, cela dit, il était difficile de prévoir cela comme une certitude, la forêt est souvent méfiante à l’égard de ceux qu’elle ne connaît pas…

Cependant, lorsque Cecily s’allongea un instant exténuée, Anàrion ne dit rien. De toute façon il ne s’écoula que quelques minutes avant que son Glumos ne vienne la réconforter. Anàrion les observa d’un regard curieux. La proximité et le lien fort qu’ils semblaient avoir ne lui était pas familier. Il posa alors son regard sur le Kumos qu’il avait dans ses bras, celui-ci avait l’air tout aussi fatigué que la demoiselle, et paraissait s’être assoupi. Une autre raison qui devait les pousser à ne pas s’éterniser, il était inutile de prolonger ses souffrances éternellement, le bandage de feuilles que lui avait fait Anàrion s’était défait, il en utilisa respectueusement quelques-unes du coin afin que le Kumos souffre le moins possible de ses plaies, il avait une bonne résistance. Peut-être le Glumos l’avait-il senti et pensait alors à motiver sa maîtresse. La Nature s’entraide entre elle. C’est ce qui fait sa force.

Cecily se relevait déjà, elle aussi était résistante, au fond tout le monde l’est plus qu’on ne peut l’imaginer, sûrement même qu’eux-mêmes ne peuvent l’imaginer. On a trop souvent tendance à ne pas croire en ses capacités, se sentir trop faible, parfois on croit plus en les autres qu’en soi-même, parfois on ne croit pas assez en les autres. Pourtant, c’est ce petit détail qui peut changer bien des choses, on est capable de tant de choses qu’on ne peut l’imaginer, sauf qu’on dénigre la plupart de ces choses, et qu’on ne croit pas en les autres. On est parfois apte à faire ce dont une personne n’est pas capable, et elle-même est apte à faire ce que vous ne pouvez pas faire. Ainsi sont faites les choses. C’est un conseil vieux comme le monde, qu’on ne comprend souvent que trop tard, mais il faut croire en soi.

« Comment va-t-on faire pour traverser et rentrer ? »

La demoiselle était pragmatique, il est vrai qu’il serait temps d’étudier la question. Anàrion, sans ignorer la question, ne se désintéressa nullement de l’activité qu’il faisait : observer la rive. Il ne se tourna pas vers la jeune fille, son regard était profond, on aurait dit qu’il réfléchissait depuis un moment à la question. Le problème n’était, il est vrai, pas seulement de traverser le lac. C’était les circonstances qui obstruaient la tâche : ils avaient sous les bras un Kumos blessé, et Cecily, bien qu’elle ait repris rapidement des forces après une courte pause, n’était peut-être pas au mieux de sa forme. Cela dit, ils n’étaient pas dans une situation vaine, et il n’y avait pas lieu de se décourager. De toute façon, il en faudrait beaucoup pour décourager notre Elfe rieur. Il n’avait pas perdu son sourire après tout. Il leva les yeux vers le soleil comme si celui-ci allait lui apporter une réponse alors qu’il s’éloignait lentement d’eux. Il fit alors volte-face vers Cecily, juste au moment où les lèvres de celle-ci s’ouvrirent :

« Peut-être que j’ai une idée pour traverser… Mais ce n’est pas sûr que ça marche et ni que je sois en très bon état après pour traverser. »

Anàrion fronça légèrement les sourcils à l’égard de ces dernières paroles. Que voulait-elle dire ? Disait-elle ça parce qu’elle en avait éprouvé l’expérience ? Ou manquait-elle simplement de confiance en ses capacités ? Quelle était son idée ? De toute évidence, elle dépendait d’elle. Anàrion s’approcha d’elle jusqu’à en être tout près. A ce moment-là, elle fit apparaître, au creux de ces mains qu’elle présenta devant elle ce qui apparut tout d’abord comme une toute petite sphère de glace, qui peu à peu prit forme, pour devenir une ravissante et minuscule feuille de chêne toute en glace. Elle la lui tendit. Devant ce spectacle extraordinaire, Anàrion resta un instant sans voix et ses yeux s’écarquillèrent un instant, à vrai dire, c’est bien la première fois que je le vis aussi étonné. Mais c’est sans doute la première fois que ce spectacle se produisait devant ses yeux. Ses pupilles scintillèrent d’émerveillement, il resta très calme, tendit ses mains à son tour pour recevoir la petite feuille au creux de ses paumes. Elle paraissait si fragile, on aurait dit qu’une simple brise aurait pu la craqueler, et pourtant à son contact, une force sembla s’emparer de l’Elfe, comme une énergie… Il plongea ses yeux céruléens dans les siens, et d’une voix chaleureuse, en souriant, il lui murmura à l’oreille, avec attention :

« Merci. »


Mot simple mais tout à fait approprié. Bien que de petite taille, il se rapprocha pour qu’ils soient joue contre joue, et là, paupières closes, une fine larme vint caressée le visage de la créature de glace, l’Elfe utilisait son pouvoir Rosée de Larmes, pour faire disparaitre les effets négatifs, tel que la fatigue qui encombrait Cecily, il se recula ensuite puis sa voix se fit à nouveau entendre, d’un ton plus solennel.

« Je sais que dans la vie, le plus important n’est pas d’être fort, mais de se sentir fort.* Aie confiance en toi. Je… »


Il jeta un regard vers le Glumos et le Kumos qui avait levé la tête, toujours les yeux fermés et se reprit.

« … Nous croyons en toi. »


Sa voix se tue un instant, il regarda autour de lui. A sa droite, un saule pleureur était affaissé en direction de la rive qu’il devait atteindre, il fit quelques pas vers lui, invitant la jeune fille à le suivre. D’un ton non solennel cette fois, mais plutôt enjoué, et visiblement encourageant.

« Cependant, il serait dommage que tu prennes des risques inutiles. Faisons d’abord un essai. »


Pourquoi s’était-il approché du saule pleureur, tout simplement pour pouvoir en cas de danger utiliser son pouvoir de contrôle des végétaux pour intervenir en cas de problème. De ce fait, il paraissait maîtriser totalement la situation. Etait-ce réellement le cas ? Qu’allait décider Cécily ? Le Kumos dans ses bras, toutes les têtes, son Glumos y compris étaient tournés vers Cécily. Ils dépendaient d’elle maintenant. Elle n’était pas seule, ils étaient avec elle.


*citation de Christopher McCandless

[j'espère que tu n'es pas trop perdu vu le temps que j'ai mis à répondre. Pour la suite on fait comme on avait prévu si tu t'en souviens ; ) Si tu veux que je rajoute ou modifie quelque chose par rapport à la suite, dis-le moi ! Sinon tu as main libre, amuse-toi ! : P ]
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Cecily
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Lun 18 Fév - 11:36

Anàrion avait pris délicatement le présent givré dans ses mains, il paraissait tout étonné de ce que Cecily avait fait. Il la remercia simplment et après un petit moment de réflexion s'avança vers elle et lui déposa une larme sur sa joue. Cecily fut perplexe. Elle ne comprit pas tout. Elle essuya la larme d'Anàrion du bout de son index et la regarda. La goutte scintillait sur le bout de doigt de Cecily. Sans le vouloir son pouvoir s'activa et gela la larme qui brillait encore plus maintenant. Elle rougit devant le regard profond du garçon.

Il lui transmit tout pleins de phrases d'encouragement. Sa voix était douce et Cecily sourit devant l'innocence du jeune homme. Il lui proposa alors de faire un test pour voir si l'idée de l'être de glace était réalisable.

Cecily s'approcha doucement du bord de l'île et concentrée, dans un silence de plomb et sans une respiration entendue, elle s'avança. Elle s'accroupit. L'eau était sombre et terrifiante. La vase formait une fine pellicule a la surface de l'étang. On ne pouvait apercevoir le fond tellement l'eau était vaseuse.
Cecily se baissa au plus près de l'eau et calmement même si l'odeur des algues ne lui plaisait guère. Elle approcha ses mains de la surface de l'eau et pour montrer au garçon ce qu'elle avait derrière la tête, elle forma un bloc de glace avec l'eau verte de la surface. Le bloc était assez épais pour que la troupe ne risque rien en montant dessus mais assez fin pour que Cecily ne s'épuise pas en gelant tout la surface de l'eau.

Elle se releva lentement. Sa tête tournait un peu mais elle ne se sentait pas épuisée et elle ne présentait aucun signe montrant qu'elle allait s'évanouir. Elle se remit debout et avec précaution mis un pieds sur le glaçon qui flottait. Elle monta dessus lentement et montra ainsi à Anàrion qu'ils pourraient traverser l'étang de cette manière.


- Je pense que c'est possible de traverser comme ça ! Une idée traversa soudain son esprit Oh ! Mais …. Attends !!

Cecily réfléchit un instant. Elle remonta sur la terre ferme. Le bloc tanguait un peu et elle ne voulait pas se retrouver dans cette eau gluante par maladresse. Elle fit un pas de sécurité pour s'éloigner du bord et regarda Anàrion sans vraiment faire attention à lui. Elle pensait à une autre façon de traverser. Peut être que cette idée lui économiserait des forces ! Elle ferma les yeux, prit une grande inspiration. Et après un instant de silence expliqua enfin son idée à Anàrion

– Peut-être qu'au lieu de geler juste la surface de l'eau je pourrais lui donner une forme. Elle attendit un instant pour voir si Anàrion voyait où elle voulait en venir, puis arrêtant de mettre du suspens dans ses phrases elle exposa clairement son projet Si je créais une barque avec l'eau de l'étang nous pourrions peut-être voyager plus tranquillement sans se soucier du mouvement des blocs. Qu'en penses-tu?

Après avoir lu dans ses yeux brillants qu'il approuvait l'idée, et qu'il avait même l'air enthousiaste à l'idée de naviguer, Cecily se concentra grandement afin de libérer toute l'énergie qu'elle avait por créer leur embarcation.

Elle revint près de l'eau et poussa sur le bloc de glace qu'elle avait fait auparavant pour qu'il lui laisse de la place. Elle repositionna ses mains près de l'eau sombre et commença à former la barque. Petit à petit le bateau s'éleva. La construction a été lente. Elle n'était pas du tout habituée à former des édifices si grands. Elle ferma les yeux pour se concentrer au maximum. Son corps passa dans un état entre la conscience et le sommeil afin de lui laisser de l'énergie. La barque fut prête au bout de 4minutes environ.
Cecily fut projetée en arrière quand l'embarcation n'eut plus besoin de son pouvoir. Elle ouvrit doucement les yeux et vit Anàrion qui lui tendait encore la main pour se relever. Elle lui sourit et prit sa main pour se mettre debout. Elle tourna la tête en direction de son oeuvre et vit le bateau luisant de glace. L'eau n'étant pas très pure dans cet étang l'embarcation prenait une teinte verdâtre et des algues étaient restées accrochées dans des morceaux de glace par-ci par-là mais ça ferait l'affaire pour cette traversée.

La larme d'Anàrion qui était restée accrochée au bout de son index fondit instantanément et coula jusqu'à l'intérieur de sa main. Elle s'infiltra dans les plis de sa peau et Cecily se sentit soudain moins fatiguée.
* Peut être ses larmes sont-elles magiques ? * pensa-t-elle. Mais elle éloigna vite ses pensées en réalisant que sans rames ni rien, la barque n'avancerait pas jusqu'à l'autre rive.

- J'ai oublié de faire des rames... soupira-t-elle


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Anàrion
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Dim 16 Juin - 17:50



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René Char
Les encouragements d’Anàrion portèrent leurs fruits puisque Cecily s’accroupit finalement au bord de l’eau et entreprit à nouveau la démonstration de son pouvoir, de cette chose étrange, inexplicable qu’on appelle la magie. Le grand livre de la Magie l’introduit comme un art fondé sur la croyance. La croyance en soi, importante, même pour les actes indépendants de la magie mêlée à la croyance magique (les actes magiques ou leurs résultats). Celle-ci n’a pas forcément besoin de preuves pour être effective, cependant, on raconte que ceux qui sont devenus les plus anciens sages avaient au départ une croyance si pure qu’aucune preuve ne fut nécessaire pour qu’ils croient à la magie, ils avaient la foi. La magie est ensuite une affaire de rituels spirituels ou physiques, que l’on voit ou ne voit pas, maîtrise ou non selon sa foi. Ainsi, si l’on ne croit pas en ses propres capacités, elles ne se développeront jamais. Ensuite tout est une question d’entraînement.

Cecily forma d’abord un gros bloc de glace sur l’eau, comme un iceberg sur lequel elle monta doucement, le faisant tout de même tanguer légèrement.

« Je pense que c'est possible de traverser comme ça ! Oh ! Mais …. Attends !! » 

Elle quitta son bloc pour revenir d’où elle venait et avait l’expression de quelqu’un qui réfléchit, concentrée (comme le lait !), les sourcils un peu froncés, le regard fixe. Alors que l’Elfe la regardait avec un air interrogateur elle répondit à ses attentes.

« Peut-être qu'au lieu de geler juste la surface de l'eau je pourrais lui donner une forme. »

Anàrion sourit en l’entendant, comme s’il savait l’idée qu’elle avait derrière la tête avant même que celle-ci l’explicite.

« Si je créais une barque avec l'eau de l'étang nous pourrions peut-être voyager plus tranquillement sans se soucier du mouvement des blocs. Qu'en penses-tu? »

Les pupilles de l’Elfe scintillant à la lumière orangé du soleil qui n’allait pas tarder à éclairer une autre phase de la planète suffirent à approuver l’acte. Il resta alors immobile et pourtant très observateur de la construction de leur embarcation. Cecily s’était montré peu confiante en l’habileté de ses pouvoirs, comme si elle s’inquiétait de quelque chose, et pourtant elle se montrait très habile, sans parfaitement maîtriser son art mais sous les yeux de l’Elfe, la forme se dessinait, bien reconnaissable et assurément époustouflante avec son givre étincelant, un peu comme des pantoufles de verre. Même si elle semblait comme enfermée dans une bulle, coupée du monde tant elle était concentrée dans son action, elle ne sembla pas se fatiguer tant que ça comme le jeune elfe avait pu s’en inquiéter. Le temps sembla s’écouler assez lentement, mais en réalité, la barque fut prête assez rapidement, malgré l’eau verdâtre - due aux nombreuses algues que contenait l’eau de ce lac – qui contrastait avec la glace qui formait la barque. Alors que la jeune fille avait été projetée à terre après avoir accompli leur embarcation, Anàrion l’aida à se relever, et l’entraîna avec lui, ainsi que leurs compagnons, sur l’embarcation de glace. C’est à ce moment-là que Cecily se rendit compte de son oubli fatal.

« J'ai oublié de faire des rames »

Avoua-t-elle en soupirant. Effectivement, et pour la peine, je trouvais quelqu’un qui avait l’air aussi stupide qu’Anàrion, avec le courant calme du bord de l’eau, ils n’iraient pas bien loin sans rames ou tout autre moyen d’avancer, en tous cas ils n’iraient certainement à l’autre bout de la rive ! C’était cette fois à l’Elfe d’entrer en scène et utiliser sons ingéniosité cachée ! En fait ce n’était pas facile, Anàrion se refusait à couper un arbre ou tout autre espèce végétale vivante susceptible de devenir des rames, il lui fallait donc trouver une autre alternative, et construire un moteur sur une barque de glace n’était pas vraiment l’un de ses talents… C’est une éclaboussure de l’eau verte qui éclaira à nouveau ses pupilles, et fermant les yeux, il se plaça à l’arrière du bateau, en tailleur avant de rouvrir ses paupières et fixer l’eau verdâtre. Du fait des algues précédemment évoquées, la verdure était assez présente même dans un lac ! D’autant plus que les algues remontaient assez, surtout dans cette zone peu profonde pour toucher la barque par en dessous. L’Elfe allait alors à nouveau faire entrer sa magie, oui la sienne, liée à son élément, sa capacité à entre autres murmurer aux végétaux comme les algues. Oh il n’avait pas besoin de nos mots, son don lui permettait une communion avec la nature sans pareille, et c’est par son pouvoir qui faisait partie de lui qu’Anàrion demanda aux algues de les aider à avancer. Celles-ci comme insufflées d’une âme, une force nouvelle et s’agitèrent par magie pour pousser la charmante barque glacée.

C’est ainsi que notre petite troupe avança, poussée par les algues sous-marines et plus rapidement que ce qu’on aurait pu croire. Bie sûr cela s’avéra plus difficile pour l’Elfe au fur et à mesure qu’ils avançaient en profondeur mais la végétation sous-marine était assez dense ce qui lui permit de se débrouiller avec quelques efforts et ils arrivèrent assez aisément au milieu du lac, à mi-chemin donc de leur destination : la rive.

Alors qu’Anàrion était concentré sur sa magie et qu’il avait laissé son protégé auprès de Cecily, un espèce de bouillonnement se fit entendre devant la barque, on pouvait apercevoir quelques bulles qui éclataient à la surface. Dans le même temps, un bourdonnement sourd l’accompagnait qui augmentait progressivement en puissance. Ces éléments perturbateurs annoncèrent à peine, alors que personne ne s’y attendait, l’élément suivant. L’élément soudain : une créature gigantesque jaillit du lac, propulsant la barque de quelques mètres, et manquant de peu de la renverser. Anàrion, perturbé dans son action fit volte-face et découvrant ce qui les attendait, faillit presque en perdre son calme et sa sérénitude habituelle et déconcertante. Il fixa la créature du regard sans appréhension. Qu’allait-il leur advenir ?
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Mar 25 Juin - 11:53

L’eau était plus chaude qu’à son habitude, moins profonde aussi et la végétation semblait bien plus dense. Où c’était-il perdu ? Après une petite querelle avec une nouvelle rencontre l’animal n’avait pas trouvé mieux que de s’exiler un peu plus loin, dans des eaux qu’il n’avait encore jamais parcouru et maintenant il était perdu. Respirant à l’aide de ses branchies derrière ses nageoires antérieurs il n’osait pas remonter à la surface pour avoir une vue d’ensemble, mais cela faisait déjà un moment qu’il tournait en rond dans cette eau bien plus calme que d’ordinaire. Avait-il quitté l’océan ? C’était fort probable, mais comment était-il passer dans des eaux douces ? Un tunnel, il ne s’en souvenait pas.
 
Cette situation commençait vraiment à l’énerver, ses écailles qui brillaient d’un bleu indigo jusque-là commençaient à prendre une belle teinte rougeâtre. Toute cette végétation le gênait il n’arrivait à se mouvoir correctement et sa vue en était aussi affecté. Se mouvoir dans un si petit espace alors qu’il faisait plus de 20 m de long et peser plus de 6 tonnes était très difficile. Il n’en pouvait plus de tourner en rond, il commença à monter vers la surface, peut être verrait-il où il est.
 
Ses écailles étaient maintenant presque toutes écarlates, ces eaux trop chaudes l’énerver au plus haut point. Plus il montait et plus l’eau se réchauffer d’ailleurs, il le supporter de moins en moins. Pourtant il sentit tout droit une zone bien plus fraiche que les autres, ce n’était pas normal. Il se dirigea vers cette zone qui l’attirait un peu plus. Soudain sa queue se bloqua dans un amas d’algues, il essaya de se dégager en avançant plus vite mais il n’arrivait pas à se bloquer.  Ses écailles devinrent écarlates, s’en était trop ! I tira d’un coup sec et les végétaux se brisèrent, il remonta d’un coup à la surface faisant énormément de vague. Un objet non identifié s’éloigna sous ses mouvements. Il remarqua deux formes de vie à l’intérieur, tant pis pour elles, il déchainerait sa colère sur eux.
 
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Lun 1 Juil - 12:08

Cecily et Anàrion, accompagnés des deux animaux avaient embarqué sur le bateau glacé. À l'aide des plantes qui poussaient au fond de l'étang, le garçon avait fait avancé la petite troupe jusqu'à mi chemin. Les algues étaient nombreux et l'embarcation évoluait vite vers la rive opposée. Mais arrivés au milieu de l'étang, d'étranges bulles se firent observer à la surface de l'eau. Petit à petit il y eut des remous, et tout s'agita. Le petit groupe s'arrêta alors, inquiet de ce que se passait.

Les yeux écarquillés des passagers de la barque glacée virent alors un effrayant spectacle. Une bête monstrueuse aux écailles écarlates sortit de l'eau courroucée. La bestiole se débattait dans tous les sens, faisant tanguer la barque peu stable. La troupe s'accrocha du mieux qu'elle put. Le monstre n'avait pas l'air à son accoutumée dans l'eau de l'étang et se mouvait comme s'il était enchaîné et voulait se sortir de l'emprise de chaînes invisibles.

Les deux essayèrent de stabiliser l'embarcation, mais il n'y avait pas d'autre moyen que de se débarrasser de ce monstre. Si ils voulaient traverser l'étang sans encombre, il fallait détruire ce monstre en colère.

L'être de glace était effrayée. C'était la panique sur la barque de glace. Les animaux n'étaient pas rassurés du tout et les deux non plus. Cecily ne savait pas quoi faire. Elle n'avait jamais utilisé ses pouvoirs pour attaquer un monstre. La seule fois qu'elle avait fait usage de ses pouvoirs pour se défendre était la première fois qu'elle s'était aperçue qu'elle en avait. Toute cette histoire remontait à loin. Elle ne savait même plus quelle force elle avait employé pour geler sur place l'homme qui la poursuivait.

Elle resta de marbre un moment, réfléchissant qu'elle attitude adoptée pour se sortir de cette impasse. Puis par réflexe alors que la bête allait faire chavirer l'embarcation de sa queue rougeâtre, Cecily tendit le bras en protection et effleura les écailles mouillées du monstre. D'un seul touché si infime avait-il été, Cecily blessa la bête qui recula. Laissant un peu d'espace et de répit pendant quelques secondes au groupe apeuré sur la barque.


Cecily se retrouva sur les fesses, assise dans la barque elle reprit son souffle. Le monstre était arrivé si soudainement, ils n'avaient eu le temps de rien préparer contre cette attaque. Et le réflexe de Cecily l'avait un peu fatiguée, la peur et la panique régnante n'aidait pas à prendre son courage à deux mains. Elle lança un regard effrayé à Anàrion espérant qu'il tenterait quelques choses à son tour pour faire reculer la bête.



Citation :
Toucher glacé ( enlève 3PV )



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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Ven 5 Juil - 19:46

 Dans les yeux bleus d’Anàrion luisaient le rouge rubis vermillon qu’arboraient les écailles de la bête, après l’avoir rapidement détaillé, Anàrion reconnu avec peine un membre de la faune d’Erya qu’il avait déjà vu dans l’un de ses livres : un Swanlie. Sauf que dans ses livres il était en taille réduite alors que là, la créature devait bien faire une bonne dizaine d’Anàrion les uns sur les autres, et était assez énorme pour causer un raz-de-marée ou presque rien qu’en sortant de l’eau ! Et dans ses livres la créature était bien plus calme, sereine, alors que là, elle fulminait et sa couleur montrait la colère qu’elle ressentait.
 

Parfois on croit que la violence n’est que dans les cris, les coups, les gestes, mais elle est aussi dans le silence. Les vagues, les algues semblaient transmettre à Anàrion la colère du swanlie et il aurait voulu intervenir avec douceur, l’apaiser. Il était de nature plutôt pacifique, seulement là, la bête prit dangereusement les devants comme s’ils ne ressentaient pas assez sa colère, comme si elle voulait la leur transmettre, en faire ses boucs émissaires. Si Anàrion resta au premier abord assez calme il ne tarda pas à s’apercevoir que Cecily, elle, était déjà contaminée par la peur, ses yeux étaient figés sur le swanlie et on aurait dit qu’elle était pétrifiée, n’osant pas bouger d’un cil. Alors qu’il la regardait Anàrion paraissait complètement hors du temps et alors qu’il cherchait son regard comme pour la rassurer ou lui transmettre le réconfort de la nature, tout s’accéléra. La bête  se préparait à les faire rejoindre les nombreuses algues du lac en sa compagnie et le glumos et le kumos, même si celui-ci ne voyait toujours rien, sentaient le danger et se faisaient entendre. C’est alors que Cecily, sans doute instinctivement tendit le bras pour se protéger, pour les protéger et ses petits doigts fins effleurèrent les écailles du swanlie, laissant apparaître à la créature des plantes une lumière glacée au contact des écailles rougies. Cet effort la projeta en arrière et elle s’écrasa, hélas pour elle peu gracieusement, sur son postérieur mais elle les avait sauvé d’une attaque qui aurait mis leur embarcation à rude épreuve.

Seulement, le swanlie s’en remis vite et revenait déjà vers eux pour une nouvelle attaque. Les yeux d’Anàrion croisèrent à nouveau ceux de Cecily, elle paraissait terrorisée et ses pupilles tremblantes lançaient comme un appel au jeune elfe, un appel d’aide. Anàrion parut d’un seul coup ouvrir les yeux un peu plus grand, sentir un peu plus l’embarcation trembler ce qui la rendait très instable, et se réveiller de son calme habituel, il fallait agir, vite, très vite, il fallait repousser l’attaque de ce swanlie, vite, vraiment vite !

Anàrion se précipita devant Cecily formant une mince barrière entre elle et l’animal marin et alors que celui-ci était juste devant eux, Anàrion se jeta juste sur le devant de la barque et les yeux grands ouverts, concentrés sur les écailles de l’animal, il enfonça ses doigts comme pour pénétrer l’intérieur de la peau, comme pour y induire quelque chose, de quoi l’affaiblir, de quoi contrer sa colère, la mettre à l’épreuve, la fatiguer, l’épuiser, la faire disparaitre de l’intérieur…
Seulement dans le même temps, la bête le repoussait et allait quand même attaquer l’embarcation, mais les algues, qui semblaient avoir perdu la vie soudaine qu’Anàrion leur avait insufflé, semblait subir la colère de leur force tranquille se manifestèrent soudainement et s’opposèrent à l’attaque du Swanlie avec une puissance que nul n’aurait soupçonné. C’est qu’elles étaient nombreuses et on voyait bien que l’union faisait la force, du moins suffisamment pour réussir à repousser l’attaque de la bête une fois encore.

Anàrion fut également propulsé en arrière alors que le swanlie le repoussait avec sa force brute et était lui-même repoussé, créant un choc entre les deux êtres, et alors que l’elfe voulut garder son équilibre, il ne réussit qu’à faire une roulade en arrière et atterrit juste à côté de Cecily. Il se frotta la tête et était victime de légers tremblements dû à l’effort et la violence que le combat signifiait pour lui, il regardait ses mains tout pâles en se rappelant qu’elles venaient d’attaquer un être vivant, bien sûr c’était de la légitime défense, et il ne pouvait pas laisser un de ses compagnons être blessés, mais il resta inerte un instant alors qu’une fine goutte perlait sur son front. Il fallait qu’il se ressaisisse vite, car les algues entre deux murmures d’encouragements, le prévenait déjà que leur ennemi par obligation, se remettait vite et n’avait pas apprécié cette résistance…


Citation :
Vitesse : Contrôle des végétaux (attaque niveau 4) et Empoisonneur (l’adversaire perd 2pv par post tant qu’il ne s’est pas soigné)

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Ichigo
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Ven 5 Juil - 21:14

Le membre 'Anàrion' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Niveau 4-6' :
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Ven 5 Juil - 21:47

La colère avait été plus forte, le swanlie avait attaqué la pauvre embarcation de glace. Par erreur il s’était retrouvé dans ce petit étang, où l’eau était trop chaude, la place trop étroite et la végétation trop dense. Il commençait à en avoir marre et c’était cela qui l’avait fait monté à la surface, renversant presque le petit bateau de glace. Les deux personnes à l’intérieur n’avaient juste dans de chance. Le swanlie remonta à la surface pour attaquer mais un des deux êtres s’était avancé pour faire rempart, tant pis pour lui, se dit-il.

Malheureusement il n’avait pas pensé que son contact allait le frigorifier à ce point. Cela faisait mal. La créature l’avait pourtant à peine effleuré mais il ressentait en lui comme une étreinte gelée lui prendre son énergie, c’était horrible. Luttant contre cela, il se mut plus rapidement pour éviter à ses muscles de se refroidir, il devait faire plus attention maintenant.

Le swanlie remonta à la surface un peu plus loin de l’embarcation et s’avança rapidement vers le bateau, il plongea juste devant pour le faire renverser mais une autre main le toucha et cette fois ce ne fut pas glacé. Soudain il se sentit mal, quelque chose était entré dans son corps et le manger de l’intérieur, cela brûlait atrocement. Vraiment il n’arrivait pas à les toucher.

Alors qu’il allait remonter à la surface, une algue l’attrapa par la queue, puis une seconde, une troisième et ainsi de suite jusqu’à aucune partit de son corps n’en soit recouvert. En cœur, elles se comprimèrent lui laissant échapper un énorme cri de douleur qui s’entendit surement loin. Elles refusaient de le lâché malgré ses mouvements violents. Elles lui vrillaient littéralement les muscles, c’était très douloureux.

Finalement, elles s’arrêtèrent et redevint des algues tous ce qu’il y a de plus normal. Le swanlie avait mal partout, il essaya de bouger mais ses muscles étaient encore douloureux. Pourtant dans son esprit tout était clair, il fallait éliminer ces deux êtres qui Le faisaient souffrir. Non sans mal, il bougea et se lança à grande vitesse vers l’embarcation. Cette fois il attaquerait à la verticale.

Le swalie surgit alors des eaux, tête à première, le haut de son corps se souleva jusqu’à ses nageoires antérieurs, et il se laissa tomber sur l’embarcation de glace. Sous le choc celle-ci se brisa en deux, laissant une partie encore sur l’eau intacte, entrainant l’autre dans les fonds sous le choc du coup. Un des deux êtres était tombé dans l’eau avec lui, celui qui l’avait attaqué la seconde fois, celui qui lui avait fait le plus mal. Il fallait qu’il en profite. Dans l’eau se petit être était moins à l’aise, il fallait l’attaquer avant qu’il remonte à la surface.


Swanlie en colère
20 pv
    •Attaque(s) subit : Touché glacé - 3 pv + Contrôle des végétaux - 10 pv
    + Empoissonnement : -2 pv
    TOTAL : 20-15= 5 points de vie

    •Attaque(s) lancée(s): +3 dégâts + Capacité “Rage” enclenchée + 5 dégâts sur Anàrion
    (Rage : Ajoute ses points de vie perdue divisé par 3 à ses dégâts, lorsqu’il est à moitié vie ou moins.)
    TOTAL : 30-8= 22 points de vie

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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Dim 7 Juil - 9:10

Anàrion venait de tenter une attaque. Avec l'aide des plantes de l'étang il avait encore repoussé le monstre quelques secondes supplémentaires. Mais ce n'était pas assez. La bête revenait déjà et encore plus en colère qu'auparavant. Le monstre vermillon fonçait sur la barque frêle. L'embarcation subissait des dégâts à force d'être secouée et la glace qui la constituait commençait déjà à fondre. Le petit groupe était en mauvaise passe.

Le monstre avançait avec une rage effroyable. Il semblait s'être revigoré un peu avant d'attaquer de plus belle la barque et ses occupants. Cecily fut pris d'une telle frayeur que son pouvoir de discrétion s'enclencha. Elle disparut aux yeux de tous. Quand elle se rendit compte de cette activation, elle décida d'en profiter. Étant invisible aux yeux de la bête rouge aussi, elle pourrait lui infliger des dégâts par surprise. Elle savait qu'elle ne resterait pas invisible longtemps. Cecily se mit au bout de l'embarcation pour tenter de toucher la bête et lui infliger son pouvoir glacé. La barque avait été coupée en deux par le monstre mais l'être de glace était restée sur la partie intacte qui flottait toujours à la surface de l'eau vaseuse. Alors que la bête fonçait sur le reste de l'embarcation, Cecily qui avait fait le plus vite possible pour rester invisible, tendit le bras au maximum pour l'atteindre avant qu'il ne le fasse. Elle tendit le bras le plus loin possible. Elle s'étira. Et soudain elle apparut à nouveau mais pile à cet instant ses doigts se posaient sur les écailles rougeâtre du monstre.

La bête affectée par l'attaque se recula d'un coup. Cecily qui venait de s'appuyer aux écailles chavira à moitié. En équilibre sur le bord de la barque elle était prête à tomber dans les eaux vertes de l'étang. Elle eut le réflexe de s'accrocher à une écaille qui s'éloignait mais le monstre se sortant vivement, l'être de glace lui arracha l'écaille rougeâtre, ce qui arracha un hurlement déchirant à la bête. L'être de glace allait tomber de la barque, elle n'avait rien à quoi se tenir et était bien plus proche du vide que de l'embarcation. Instinctivement elle plaça ses mains devant elle afin de geler la surface de l'eau et ne pas tomber dans les tourbillons formés par les mouvement tumultueux du monstre. Elle ne comptait pas être noyée par cette affreuse bête. Elle chavira et eut le réflexe, juste à temps de geler un bloc d'eau sous elle, lui servant de radeau. Elle tendit la main a Anàrion qui était un peu plus loin dans l'eau. Elle l'aida à s'accrocher au bloc de glace et vérifia que Loki était sauf. Le glumos était avec le bébé kumos, il le tenait par le col sur le reste de barque à moitié fondu. Cecily fut un peu rassurée de les voir tous les deux en bonne santé.












Citation :
Utilise : Discrétion ( mais réapparaît pour l'effet de surprise )
+  Toucher glacé ( 3PV de dégâts + 2)

 

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Anàrion
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Dim 7 Juil - 20:29

Cependant le jeune Elfe ne se remit pas assez vite et cela dit il n’aurait sans doute rien pu faire… A la stupeur générale de tous les passagers de la barque le swanlie remonta brutalement à la surface pour atterrir lourdement sur leur embarcation. L’effet fut immédiat et la barque craqua dans un fracas épouvantable, se brisant en deux morceaux. Heureusement, le glumos, le petit kumos ainsi que la jolie être de glace restèrent sur l’un des morceaux qui fut éjecté au loin par le choc, et poussé par quelques vagues, un sort chanceux comparé à l’autre morceau qui alla couler au fond du lac. En revanche, Anàrion se prit l’attaque de plein fouet, lui qui semblait tout prévoir à l’avance ne put éviter ce coup-là, il fut projeté dans l’eau où la bête ne le laissa même pas se reposer en paix, puisqu’elle lui plongea dessus, l’entraînant un peu plus profondément dans l’eau.

Le pauvre Elfe ne voyait alors plus rien, ni la bête, ni Cecily, ni le glumos, ni le kumos, il se sentait sombrer dans le lac. Etant donné que la situation était assez imprévue, il avait à peine eu le temps de prendre un peu d’air en se rendant compte de ce qui se passait, et bien que son corps remontait naturellement à la surface, sa mince réserve d’oxygène s’épuisa rapidement. C’est à ce moment-là que l’Elfe découvrit malgré lui quelque chose qu’il n’avait jamais eu l’occasion de savoir sur lui… Il ne savait pas vraiment nager, oh deux trois mouvements lui reviendraient sans doute en mémoire s’il avait été dans l’eau de son propre gré, naturellement, mais dans la position où il était, c’était le trou noir. Et bien que ça ne lui arrivait en principe jamais, cette inaptitude le fit céder à la panique en son for intérieur, et par réflexe il se mit à s’agiter dans tous le sens pour se sortir de cette situation, ou dans l’espoir de se rappeler quelques mouvements. Cela eut précisément l’effet inverse : en plus de ralentir la montée de son corps vers la surface, il gaspilla son énergie dans des mouvements inutiles, chose qui n’était clairement pas dans son habitude, que ce soit de lui-même ou d’elfe plus généralement. Aussi il éprouva rapidement de la difficulté à respirer. Et plus l’air lui manquait, plus il paniquait, plus il s’agitait et ainsi de suite, l’enfermant dans un cercle affreusement vicieux.

Alors qu’il courait à sa perte, Mère Nature lui accorda son soutien par le lien pur et noble qu’ils avaient, et face au danger que sa vie encourait, par le manque d’air et ses blessures, elle se manifesta naturellement. Ses amies algues, qui avaient été si puissantes il y a quelques instants, s’armèrent de douceur cette fois-ci et tirèrent par des mouvements légers mais fermes et très inhabituels pour des algues, le corps de l’elfe, lui faisant au passage de douces caresses comme pour panser ses blessures ou du moins apaiser sa douleur. Alors qu’Anàrion remontait ainsi plus vite à la surface, mais qu’il était néanmoins proche de perdre conscience, il vit une main se tendre à lui, de frêles petits doigts qu’il saisit immédiatement et le tirèrent à la surface. Sa respiration fut pendant une dizaine de secondes assez bruyante, mais il récupéra rapidement son souffle et ses esprits pour entendre le hurlement du swanlie qui sombrait à son tour dans les profondeurs du lac, à la différence que mère nature ne lui apporterait certainement pas son aide après qu’il ait attaqué l’un de ses enfants. Notre héros regarda Cecily avec les yeux pleins d’une reconnaissance éternelle comme si elle venait de lui sauver la vie, ce qui était peut-être partiellement le cas.

Il constata aussi en même temps qu’elle que le glumos et le petit kumos qui devait également souffrir depuis la longue route qu’ils faisaient pour le soigner, étaient heureusement sains et saufs et à l’abris sur le reste de barque juste à côté d’eux sur le radeau totalement improvisé que Cecily avait eu le bon réflexe de faire, mais ce qu’il constata aussi, c’est qu’avec les divers chocs et vagues, ils se trouvaient à seulement une bonne dizaine de mètres de la rive ! Dans quelques mouvements ils seraient arrivés !

Alors, je ne sais si ce fut l’émotion, le soulagement, ou autre chose, mais quelque chose de rare et surprenant se  produit, Anàrion se mit à rire, et en même temps des larmes coulaient de ses yeux, comme pour pleurer son adversaire qu’il regrettait d’avoir attaqué et déplorait un tel effet, et en même temps fêter leur victoire et le soulagement d’être sains et saufs. Il riait, riait, et ne pouvait plus s’arrêter, c’était vraiment très étonnant de le voir rire ainsi, en comparaison de son attitude si calme et presque inexpressive, les traits de son visage étaient encore plus assouplis et il faisait des gestes pour s’excuser alors qu’il tentait en vain de s’arrêter. Le rire l’Elfe, et en particulier celui d’Anàrion, est réputé pour être très communicatif, il résonnait comme une mélodie sonore et cristalline, un peu comme son chant, mais avec quelque chose de beaucoup plus proche, social, humain.

Il s’écoula bien dix minutes avant que l’Elfe ne réussit à se calmer, il respira un grand coup et puis regarda Cecily en souriant chaleureusement, partageant innocemment avec elle sa joie. Il lui tendit la main tout en disant, alors que la couleur orangée du soleil miroitait dans ses yeux.

« On a réussit Cecily… »

Sa voix était pleine d’entrain.

« … On arrive chez moi ! »

Et il tourna la tête vers l’horizon où il savait, bien qu’on ne put encore l’apercevoir, que se trouvait sa maison.


Citation :
Utilise : Rosée de Larmes (régénère 5 points de vie)

Son pouvoir naturel Symbiose s’active (niveau 2 : régénère 2 points de vie)

Son pouvoir Empoisonneur est toujours actif. (-2 points de vie à l'adversaire chaque post tant qu'il ne s'est pas soigné)
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Dim 7 Juil - 23:00

La suite de l’action s’était passée rapidement. Le swanlie avait fait chavirer un des deux êtres, l’entrainant ainsi dans les profondeurs du lac. Il était maintenant à sa merci pourtant, quand le Swanlie voulut l’attaquer, il remonta quelques peu à la surface pour pouvoir prendre de l’élan alors que le second être avait mystérieusement disparu surement emporté par les vagues ou éjecter un peu plus loin, mais quelques choses de glacé le toucha encore au niveau de la queue. L’être était revenu ?

Comme la dernière fois, il sentit ses muscles se frigorifié, mais cette fois cela lui faisait encore plus qu’avant, comme ci le pouvoir de cet être avait été intensifié par quelques choses juste avant. Le swanlie s’arrêta de nager, il était paralyser, complétement, le froid l’avait emportait. Il n’arrivait plus à bouger, comme si il était recouvert de ciment et que le moindre mouvement lui briserait le membre.

Petit à petit il s’enfonçait dans les eaux du lac sans pouvoir bouger, sa vision se troublait, son esprit s’embrumait. Il pouvait voir encore le petit être chétif à l’eau se faire remonter par des algues, pourquoi l’aidait-elle lui ? Puis la brume s’imposa puis le néant. Il n’y avait plus rien, tout était fini. Le corps continua sa descente jusqu’au fond du lac où il se posa en soulevant quelques sédiments. C’est comme cela que ça se finissait ...

Swanlie en colère
5 pv

 

     •Attaque(s) subit : Touché glacé - 3 pv + Discrétion - 2 pv
       + Empoissonnement : -2 pv
       TOTAL : 5-7= 0 points de vie


Félicitation le swanlie a été vaincue !
Cecily et Anàrion gagnent chacun 15 points d’expériences !
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Lun 29 Juil - 13:09

Le monstre venait de sombrer dans les méandres des eux vaseuses de l'étang. Il avait laissé derrière sa chute quelques remous agités. Cecily sur son bloc de glace venait de tirer Anàrion vers elle, pour le sortit de l'eau où le garçon venait de tomber. Les deux petits canidés se trouvaient sains et sauf sur la moitié de barque encore flottante. Un regard autour d'eux, et Cecily constata avec bonheur qu'ils n'était qu'à une dizaine de mètres de la rive. Ils seraient bientôt sur la terre ferme. Anàrion sain et sauf lui aussi eut un fou rire éclatant. Cecily le suivit. L'adrénaline que le combat avec la bête avait laissé, venait de déclencher en eux une dose d'euphorie si grande qu'ils rirent aux éclats pendant de longues minutes. Tout ça était tellement formidable. La fin heureuse qui s'ouvrait devant eux était inespérée. Et la peur qui avait grandi dans le ventre de Cecily s'estompait doucement en voyant le rivage s'approchait. Leurs rires se dissipèrent et le garçon dit alors :

-On a réussit Cecily… On arrive chez moi !


Cecily fut tellement soulagée. Tout devint plus doux autour d'elle un instant. Elle fut soudain épuisée de toutes ces émotions qu'ils venaient de vivre. L'être de glace resta silencieuse. Savourant cette fin.  

Avec quelques mouvements il réussirent à atteindre le bord terreux de l'étang. Il descendirent enthousiastes des embarcations de fortunes. Cecily récupéra Loki. Quand tout le monde fut descendu, et eut le pieds à terre, ils abandonnèrent derrière eux les glaçons qui ne seraient bientôt plus. La glace fondrait bien vite et disparaîtrait. Cecily s'assit alors dans l'herbe fraîche. Appréciant tendrement la terre humide sous son corps, elle s'allongea fatiguée sur la terre ferme. Toute cette aventure s'était bien terminée en fin de compte. Elle en était heureuse. Le sourire aux lèvres elle resta couchée dans l'herbe quelques secondes. Son glumos vint alors lui lécher le visage. Sa petite queue remuait d'enthousiasme, lui aussi avait eu bien peur de tout ce qu'il venait de se passer. L'issue était restée tellement incertaine. Jusqu'au dernier moment tout aurait pu basculer. La langue de son animal sur la joue, la fit remuer. Elle repoussa son ami et se leva, le câlinant tendrement, elle avait bien cru le perdre à jamais. Elle se remit sur pieds. Et regardant le jeune homme tout mouillé de sa chute dans l'étang, elle lui demanda si ça allait :


-Tu n'as rien de cassé ?


Elle vit alors le petit kumos dans les bras du garçon. Et se souvint qu'elle avait d'abord suivit Anàrion. Ils faisaient route jusqu'à chez lui pour soigner le petit animal trouvé qui était blessé. Cecily, retrouvant son énergie pour marcher jusqu'à chez lui dit alors énergiquement :

-Continuons la route !

Le petit groupe partit donc. Entrant de nouveau dans la forêt qui s'assombrissait avec la fin d'après-midi qui tombait. Bientôt il ferait encore plus sombre ici. Pourvus qu'ils arrivent chez Anàrion avant la nuit.

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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Lun 29 Juil - 23:01

Leurs rires semblaient résonner encore dans la forêt alors qu’ils atteignirent la rive, le combat avait été éprouvant et ils avaient eu tant d’émotions en si peu de temps qu’ils en étaient fatigués, même si cela n’était pas visible chez Anàrion, qui avait retrouvé son calme naturel après ce fou rire, je peux te dire Lecteur qu’il est réellement fatigué. Cecily s’allongea un bref instant dans l’herbe pour récupérer un peu et se remettre de ses émotions. A ce moment-là Anàrion entendit un petit gémissement, c’était le petit kumos qui non seulement avait eu peur dans cette bataille qu’il avait vécue sans la voir, et dont certaines secousses avaient rouverts des plaies, il souffrait plus que jamais et Anàrion le prit dans ses bras, il fallait vraiment aller le soigner. Alors que Loki, le glumos de Cecily fêtait ses retrouvailles avec sa maîtresse, celle-ci se releva et s’aperçut de l’état d’Anàrion. Il était encore trempé de sa chute dans l’étang.

« Tu n'as rien de cassé ? »

C’était comme un miracle qui s’était produit, ses pouvoirs mais surtout la Nature ainsi que l’intervention de Cecily l’avaient sauvé et il n’avait pas une égratignure, il se sentait juste un peu fatigué. Il lui répondit en souriant :

« Non grâce à la Nature… et vous tous. »


Il dit cette phrase en présentant la nature comme une divinité, comme quelqu’un aurait dit « grâce à Dieu » par exemple, et avait regardé Cecily et les deux animaux en finissant sa phrase. Il se sentait vraiment reconnaissant, il n’osa pas parler tout de suite de ce qui s’était passé dans le lac dont il n’avait maintenant plus que la trace de l’eau sur le corps. Mais il se sècherait plus tard et Cecily voyant l’état du kumos comprit également qu’il fallait vite poursuivre.

« Continuons la route ! »

Ainsi ils reprirent la route, Anàrion en tête. Alors que la soirée passait, la forêt semblait murmurer de doux chants du soir, des ballades tendres, il fallait prendre garde car si l’on pouvait tout à fait se balader en savourant cette ambiance sereine, il pouvait arriver que l’on s’endorme en écoutant ces chants qui avait l’air presque irréels, imaginaires et qui pourtant berçaient leurs pas. Heureusement Anàrion était là et sa présence protégeait la petite troupe de tout endormissement involontaire, il semblait connaître parfaitement chaque arbre et n’avait nul besoin de chercher, reconnaître, non. Son instinct de créature des plantes le guidait et en un quart d’heure à peine ils distinguèrent au milieu des arbres le toit d’une petite cabane, puis des lanternes éclairées par de petites lucioles. Il ne faisait heureusement pas encore nuit, vu qu’ils avaient traversé cette partie de la forêt assez rapidement, passant par des chemins où seul un être des plantes ne pouvait se perdre, mais il ne faisait plus tout à fait jour non plus. Anàrion sourit à Cecily sans avoir besoin d’expliciter qu’ils étaient arrivés, il lui fit signe de la suivre et passa par l’arrière pour grimper sur la terrasse que l’on voyait en avant, avec une petite table en bois avec des rondins autour en guise de sièges. Il monta ensuite les escaliers pour entrer dans la cabane et arrivèrent dans le salon. Les pieds nus sur le sol de bois de l’Elfe le conduisirent jusqu’au canapé où il laissa le petit kumos. Il se dirigea rapidement vers une petite armoire située à droite de la cheminée, éteinte, il l’ouvrit et en sortit une petite fiole, qu’il glissa dans sa poche puis se dirigea vers la bibliothèque. Il jeta un coup d’œil à Cecily, celle-ci devait peut-être trouver étrange de se trouver ainsi chez lui, alors qu’on pouvait compter les heures depuis lesquelles ils se connaissaient, l’elfe n’avait pas idée des convenances et ne s’en souciait guère, ce qui comptait c’était la santé du kumos. Néanmoins… malgré cette préocupation et le fait que l’elfe semblait toujours d’un naturel insouciant, peu méfiant, sans qu’on sache ce qu’il en était réellement, il me semblait à moi que cette épreuve avait marqué Anàrion et que dans son cœur d’elfe, un lien de confiance s’était tissé envers l’être de glace. Il remua une écorce de la bibliothèque qui se détacha et prit dans ses doigts une sorte de texture crémeuse jaunâtre, une pommade en fait, dont il prit une partie dans ses doigts et il revint auprès du kumos pour l’appliquer sur ses plaies. La crème n’était pas miraculeuse au point de les faire disparaître, mais elle sembla tout suite faire un effet d’apaisement car l’expression du kumos changea. Anàrion le caressa tout en lui appliquant la pommade pour le rassurer. Puis il lui fit ouvrir la gueule dans laquelle il glissa trois gouttes de la potion qu’il avait prise.

« Pour ne pas sentir la douleur et que les plaies guérissent plus vite. »


Expliqua-t-il à Cecily. Il poursuivit alors que le kumos faisait une drôle de grimace.

« C’est à base de plantes que j’ai récolté, cette potion est un peu amère. »


D’où la grimace. Anàrion sourit, il adorait s’occuper des animaux ainsi et le soigner c’était aider un être vivant comme la nature l’avait aidé quand il en avait eu besoin, l’altruisme tel qu’il était bon de le pratiquer. Il se laissait aller, bien qu’il n’aimait pas voir les animaux blessés, il aimait les soigner et mettre en pratique ce qu’il avait appris des livres, il songeait de plus en plus à créer une sorte de refuge pour les animaux blessés…

Le kumos se frottait contre lui et Anàrion le câlinait doucement en retour, quand tout à coup, une scène adorable se produisit. Le petit kumos, se trouvant alors sur les genoux d’Anàrion, glissant sur celui-ci, sentant son odeur et manifestant son affection, le petit kumos s’arrêta un instant de gigoter et puis resta immobile. Anàrion l’observait, une lueur interrogatrice dans les yeux. A ce moment-là, les paupières du kumos frémissaient, oscillaient et puis finalement se décollèrent, après quelques secondes d’efforts, découvrant de petits yeux assortis à son pelage bleu, battant des cils tant il semblait surpris par la lumière du monde et ce qui l’entourait. Il lui fallut quelques minutes pour s’adapter à la luminosité, aux couleurs et toutes ce choses qu’il ne connaissait pas, il fixa Anàrion tout en jappant avec enthousiasme et se frotta à lui une fois encore. L’elfe, attendris, lui rendit sa caresse et puis le petit kumos promena son regard un peu partout, dans la pièce, sur Cecily, puis sur Loki qu’il s’aventura à aller renifler. Cette petite scène à la fois drôle et émouvante de l’éveil du petit être mettait du baume au cœur à notre héros, surtout après la journée qu’ils venaient de passer. Il regarda Cecily en souriant.

Alors que le kumos s’amusait à découvrir ses mouvements avec ses yeux et quantité de choses, Anàrion s’adressa à Cecily, bien plus bavard que d’ordinaire, sans doute parce que ces évènements les avait rapprochés :

« Etrange journée… »


Puis le regard un peu perdu, il se confia :

« Tu sais Cecily, ça va te paraître un peu étrange aussi, mais quand j’étais dans l’eau, avec le swanlie, j’ai réalisé que je ne me souvenais pas comment nager… »


Sa voix était douce mais sur le ton de la confidence, c’était un peu idiot d’avoir révélé ça, ça ne servait à rien, cela ne signifiait sans doute rien, et je ne sais pourquoi il lui avait dit, mais il l’avait fait. Il lui jeta le même regard reconnaissant qu’après la bataille, si ses lèvres ne disaient pas merci pour tout, son regard le faisait. Dehors il faisait sombre et les derniers rayons de soleil chuchotaient leurs départs.

« Il se fait tard… Veux-tu passer la nuit ici ? »


Proposa innocemment et gentiment Anàrion, jugeant préférable de lui offrir son hospitalité, plutôt qu’elle s’aventure dangereusement dans la forêt.

[hrp : pour en savoir plus sur le logement d'Anàrion => Profil => Logement => Description ]
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Sam 24 Aoû - 14:14

Ils arrivèrent enfin chez Anàrion. Le jeune homme les mena tous à l'intérieur de son humble demeure. Ils les conduisit jusqu'au canapé où il laissa la troupe se poser pendant qu'il allait chercher un remède pour le petit kumos. Il revint un instant plus tard avec une sorte de pommade au bout des doigts. Il expliqua à Cecily à quoi cela correspondait, il lui indiqua que cela servait à apaiser la douleur et guérir les plaies. L'être de glace regarda intéressée. Il l'appliqua sur les blessures de l'animal qui sembla se détendre aussitôt. L'effet était sûrement instantané. Il ajouta à l'attention de la jeune femme, que la crème était faite de plante, qu'il avait lui même récolté. Cecily était curieuse. Elle aurait aimé en connaître le secret. Ce pouvait être très utile à savoir faire. Voyant que le petit animal faisait une grimace Cecily se demanda qu'elle en était la cause, le garçon précisa alors que c'était amer.

Le petit animal semblait se sentir bien mieux, il câlinait son sauveur tendrement. C'est alors qu'une scène tout à fait adorable se produisit. Le petit kumos, aveugle de naissance, se figea, ses paupières bougèrent lentement, tremblèrent à peine et tout doucement, telles des ailes de papillons se décollant, elles s'ouvrirent. Deux petits iris assortis à son pelage firent leur apparition. Le petit animal fut éblouit par la couleur de la vie qu'il apercevait enfin. Il s'habitua doucement à la luminosité du paysage, aux formes et aux différentes teintes qui l'entouraient. Il câlina le garçon joyeusement, lui signifiant son enthousiasme par quelques jappement. Cecily laissa échapper un Oh d'émotion quand le petit la regarda de ses petits yeux ouverts. Le kumos s'aventura à aller renifler Loki qui lui lécha le museau amicalement.

Tout sourire, les deux se regardèrent et Anàrion dit alors :


-Etrange journée…


D'une voix un peu perdue, et sur le ton de confession il ajouta ensuite :

-Tu sais Cecily, ça va te paraître un peu étrange aussi, mais quand j’étais dans l’eau, avec le swanlie, j’ai réalisé que je ne me souvenais pas comment nager…

Cecily resta silencieuse à cet aveu, elle le regarda gentiment avec compassion et tendrement posa sa main sur la sienne. Ils avaient vécu là une grande aventure, qui avait d'ailleurs failli leur coûter la vie. Une telle dose d'émotion rapprochait sans doute, et Cecily se sentait pas étrangère en présence d'Anàrion, ils n'avaient pas passé beaucoup de temps ensemble, mais le peu de choses qu'ils venaient de partager était si puissant, qu'un grande amitié était née entre eux.

Le soleil venait de se coucher lentement, silencieusement, il avait laissé place à la nuit dans la forêt. Il était tard. Anàrion proposa alors Cecily de rester pour la nuit. Elle était loin de chez elle, et après toutes ces émotions, elle ne se sentait pas de faire tout le chemin pour rentrer chez elle. Elle remercia le garçon de l'offre, et l'accepta.

Cecily prit dans ses bras son petit glumos. Loki avait était bien courageux lui aussi dans cette aventure. Elle avait eu si peur de le perdre. Assise dans le canapé, elle attira le glumos sur elle et le serra fort, plantant son visage dans la fourrure douce de son animal. Elle lui transmit par empathie tout l'amour qu'elle avait pour lui et le lâcha enfin.

Elle jeta un œil à Anàrion et lui demanda alors timidement :


-As-tu quelques choses à boire ? J'ai un peu soif !

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Anàrion
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   Ven 30 Aoû - 18:56

La jeune être de glace accepta son offre, avant de retirer la main compatissante qu’elle avait affectueusement posé sur la sienne après son aveu. C’était une de ces personnes désormais avec qui aucune gêne ne se ressent dans l’atmosphère dans les moments de silence, où justement au contraire on peut partager des moments apaisants sans qu’on ait besoin de combler le silence, car il nous accompagne. Cecily serra alors son petit glumos dans ses bras, Anàrion les observa avec curiosité. Ses mains plongés sans la fourrure du petit animal, ils semblaient profondément unis dans une petite bulle, dans un partage presque secret, formant un mot qui apparut dans les pensées du petit elfe, une « famille »… Anàrion les regardait comme s’ils étaient un livre qui contenait l’une des réponses de la vie… Mais il sentit quelque chose à sa cheville, c’était le petit kumos qui se frottait à lui, les yeux grand ouvert, il baissa les yeux vers lui alors que le petit animal tentait de l’escalader avec ses petites pattes, ce qui n’était pas une grande épreuve étant donné la taille de l’elfe. Il avait reconnu l’odeur de celui qui l’avait sauvé, l’elfe le regarda en se rappelant qu’il avait perdu sa famille. Il l’aida à monter sur ses genoux, et puis avança une main hésitante pour le caresser. Le petit kumos le fixa un instant avant de remuer la queue et puis se dodeliner un peu dans tous les sens. Anàrion ne repoussa pas le sourire qui lui monta aux lèvres et ne le quitta pas des yeux, jusqu’à ce que la voix de son invitée attire son attention.

« As-tu quelque chose à boire ? J'ai un peu soif ! »


Il hocha la tête, c’est vrai qu’ils ne s’étaient pas nourris depuis longtemps, elle devait avoir soif et peut-être faim aussi, il laissa le kumos glisser au sol en veillant à ce qu’il ne se fasse pas mal. Puis il se dirigea vers un placard situé dans un recoin de la pièce, l’endroit le plus frais. Il attrapa une petite bouteille qui contenait une tisane fraîche au goût fruité et un petit bol en bois contenant pleins de baies encore fraiches, il les posa sur un bord de table et fit signe à Cecily pour l’inviter à y goûter pendant qu’il prenait deux verres et qu’il en remplissait un du nectar sucré. Il le lui tendit et s’occupa ensuite de son verre pour boire avec elle mais il se rappela qu’il n’avait rien donné aux deux animaux. Malheureusement il n’avait aucune ressources de leurs alimentations étant donné qu’ils étaient carnivores et l’elfe, végétarien. Un peu pris au dépourvu, il alla quand même leur préparer quelque chose, un espèce de mélange de pommes de terre bouillies et de miel qu’il mit dans deux petites assiettes en espérant que ça conviendrait à leur goût…  Si les deux animaux hésitèrent à s’approcher de la mixture, ce fut le kumos le premier qui s’y approcha pour la renifler.

Alors qu’ils se sustentaient chacun à leur manière, l’elfe savoura ce petit moment de bonheur, s’il passait beaucoup de temps seul, il lui semblait redécouvrir le plaisir et la chaleur qu’on ressentait dans le petit groupe qu’ils formaient, il se rappela alors ce que Cecily lui avait dit à un moment de la journée, sur l’appareil photo, que cela immortalisait un moment en le transformant en image. Il était dommage qu’il n’ait pas d’images de son passé… Cela l’aurait sans nul doute aidé dans sa quête, il pensa à cet instant, qu’il aimerait avoir une image, un souvenir ce de moment qu’il vivait pour ne jamais l’oublier…
Il prit alors le petit appareil, il n’avait pas encore vraiment eu le temps de l’observer, il vit qu’on pouvait voir à travers une petite ouverture et supposa que c’était l’image du moment qu’on conserverait. Il exposa à Cecily son idée en souriant.

« Tu aurais envie qu’on utilise l’appareil photo ? J’aimerais avoir une image de ce moment-là.. »
 
Ne doutant pas trop de sa réponse, il fit signe à son protégé et Loki de se rapprocher et puis posa l’appareil sur un tabouret afin qu’ils puissent tous être sur l’objectif. Je ne sais trop comment il se débrouilla mais il réussit à appuyer sur le bouton tout en se remettant très rapidement en place afin d’apparaître sur l’image qui scellerait éternellement ce moment. Même si cet appareil lui était familier, et que le bouton pour enclencher l’appareil était apparu comme assez évident, Anàrion n’avait pas de souvenir de comment fonctionner l’appareil et il trouva étrange le petit bruit que celui-ci fit, on aurait dit le mécanisme de la corde d’un puis quand elle remontait le seau. Anàrion quitta sa place et s’approcha de l’appareil, là où il avait vu à travers, ce n’était plus ses amis qu’i voyait, mais des tas de petites images qui défilait, avec des inconnus dedans. Mais l’elfe n’eut pas le temps de s’y pencher, un espèce d’épais nuage de fumée violet foncé sorti du devant de l’appareil, aspergeant directement ses amis. Les paupières du kumos, qui s’était ouverte il y a un temps qu’on aurait pu compter en minutes seulement, se refermèrent aussitôt et il s’écroula sur le sol après avoir respiré l’air désormais contaminé par la fumée qui se dégageait de l’appareil. Rapidement, le glumos aussi l’eut assez respiré pour connaître le même sort, et Anàrion vit Cecily faire une drôle d’expression, alors qu’impuissant il assistait à la scène, il respirait malgré lui naturellement et sentit vite une sensation étrange l’envahir… Ce n’était pas agréable, il suffoquait de l’intérieur, se sentait comme pris au piège, et eut la vue qui se brouillait un peu, les lignes dessinant les formes disparaissant petit à petit pour lui laisser un écran blanc en guise de vue. Il perdait ses sens peu à peu et ne sentit pas ses paupières se fermaient alors qu’il s’écroulait à son tour au sol…


[Et voilou ! On finit là-dessus et on reprendra ça avec Nomenad pour la quête ? J’espère que ça t’ira ! ]
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MessageSujet: Re: Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]   

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Une feuille de givre au milieu de la forêt [ pv : Anàrion ]

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