Erya Island

Venez incarner votre personnage fantastique (fée, ange, neko, démon...) et le faire interargir avec les autres créatures peuplant cette île.
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 Besoin d'argent... | Izuki |

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El Calavera
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MessageSujet: Besoin d'argent... | Izuki |   Dim 6 Mai - 20:16

Réveil difficile. Toujours. En plaquant sa main contre son front - se sentant horriblement nauséeux -, Donatello se redressa, encore dans son lit. Une main brulante se posa sur son ventre musclé. Il tourna la tête. Apparemment il n'avait pas dormi seul. Il ne se souvenait pas de ce qui s'était passé, elle ne devait pas le savoir non plus, après tout. Et elle dormait. Mais elle était plutôt jolie. Même soûl il avait bon gout, c'est plutôt une bonne chose. Elle dormait vraiment profondément, et respirait très doucement. Lentement, il prit la main posée sur lui et mordit dedans, en plein dans la chair de son avant bras. Doucement mais avec plein de fermeté il recula la tête, arrachant une grande partie de la peau et du muscle. Elle dormait toujours, mais se retourna. Il approcha alors son visage du sien, ce qui la fit grelotter - il n'est pas une créature de glace pour rien-, puis il posa ses lèvres sur ses joues, et arracha la chair une seconde fois.
Un hurlement. Puis un coup de feu. Un deuxième, au cas où il aurait mal visé. Il avait trouvé son repas, finalement, et en était assez satisfait. La jeune rousse devait être sportive car elle avait uniquement du muscle, et seulement un soupçon de graisse; c'était ce qu'il préférait. Par contre, il devrait penser à embaucher une femme de ménage, un jour, il en avait marre de devoir nettoyer tout ça. Mais il aurait besoin d'assez d'argent pour la faire taire et lui payer un salaire, ou en changer souvent. Bref, il avait besoin d'argent. Il devait trouver un travail, coûte que coûte. Qu'il puisse au moins s'acheter plus de munitions, il commençait d'être à cours à vrai dire, et son joli Colt ne servait pas à grand chose s'il ne pouvait que le charger à blanc, faute de moyens.

Après s'être changé - il avait opté pour un débardeur anthracite, un pantalon noir assez proche d'un baggy, une veste à capuche épaisse, noire aussi, et des lunettes de soleil noires opaques - il sortit, rabattit la capuche, et mit les lunettes : la police était très présente dans ce coin de la ville, et il ne savait pas vraiment si on le recherchait uniquement dans les pays où il avait séjourné ou dans le monde entier. Il essuya le coin de sa bouche pour enlever la dernière trace de son petit déjeuner, et se dirigea vers le centre ville, les rues marchandes plus précisément. Il marcha au hasard dans les rues, regardant les vitrines, interrogeant quelques gérants et gérantes de boutiques, jusqu'à arriver à un restaurant. On pouvait lire sur la vitrine plusieurs offres d'embauche. Il les lut brièvement : technicien de surface (il appelait ça une bonniche), plongeur, coursier... Rien de bien folichon. Puis, juste avant de se diriger vers un autre lieux il aperçut une offre plus intéressante que ce qu'il avait vu jusqu'à présent. Une offre d'embauche pour un videur. Le salaire était très alléchant : il aurait facilement de quoi subvenir à tout ses besoins, encore fallait-il se faire embaucher. Même si ce n'était pas forcément un travail très varié il pensait avoir assez de qualifications et de crédibilité.
L'albinos entra, et regarda les lieux quelques instants. Le restaurant était à hauteur de la paye qu'il proposait à ses employés, à vrai dire. La décoration était jolie et harmonieuse. Il interpella un serveur qui passait, mais se dépêcha de remettre sa main dans ses poches. Il n'aimait pas que des gens "comme lui" voient ses bagues. Elles étaient le seul vestige de son passé qu'il oubliait petit à petit, et aussi un symbole du respect qu'il avait gagné dans "le milieu". Il avait son éternel air impassible, mais il faisait attention à son aura glaciale pour ne pas blesser les gens, un effort assez énorme venant de lui. Après tout, si il voulait se faire embaucher il devrait au moins se montrer aimable au gérant (ou à la gérante, il n'en savait rien). Histoire de faire bonne impression.

« - Bonjour, commença-t-il. Je viens postuler pour un emploi, puis-je parler au gérant ? ... »

Il pensa ensuite qu'il n'avait pas de CV. Ce n'était pas le genre de choses auxquelles il pensait vraiment; et il n'aurait pas grand chose à mettre si il ne voulait pas que l'employeur appelle la police. Bizarrement, "tueur à gages" ou "a exécuté plusieurs contrats pour différentes mafias" ne fait pas forcément bonne impression dans le monde honnête. Sauf pour ce travail, il l'espérait.
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Izuki
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent... | Izuki |   Lun 7 Mai - 22:36

L'huile sur la poêle grésillait doucement par rapport au vacarme des autres grilles. A côté deux autres poêle s'usaient à cuire des pavés de saumon aux herbes. Deux nouvelles tranches vinrent alors remplir cette poêle à l'huile bouillante. Le son s'amplifia de nouveau et augmenta le volume dans la cuisine.

Izuki préparait les derniers plats de cette matinée. Plat du jour: Saumon aux herbes aromatique avec du gratin dauphinois, tout le monde en voulait ! Surtout le lundi, jour où il n'y avait quasiment que des employés travaillant non loin et se faisant un restaurant pour la pause déjeuner. Généralement plus pressé que les autres, ce type de client ne prenait que le plat du jour, moins cher et plus rapide. Izuki travaillait donc à faire cuire les six pavés frétillant dans les poêles.

La rousse alluma le four, préchauffage à faible température et y introduisit les six parts de gratin avec leur assiette à l'intérieur. Elle enfourna tout ça et posa le minuteur sur 10 minutes. En passant elle retourna les deux premiers pavés et partit en chambre froid pour amener le dessert juste après. Elle revint à peine une minute plus tard avec six portions de cheese cake. Elle ouvrit toutes les boite et les mit au réfrigérateur pour qu'elles décongèlent doucement, le temps de la cuisson. Elle retourna ensuite les quatre autres pavés puis sortit d'un placard des feuilles des lauriers qu'elle coupa au dessus des poêles. Le poisson commençait vraiment à sentir bon.

C'est alors que la porte de la cuisine s'ouvrit et un homme d'une taille et d'une carrure normal entra, c'était Kykyo, son serveur. Izuki n'y prêta même pas attention et prit une romarin cette fois qu'elle mit dans la poêle. Kykyo ramenait trois assiettes qu'il vida dans la poubelle puis rangea dans le lave-vaisselle avant de repartir en salle. Izuki retourna un à un les pavés avant que le four sonne. Elle sortit sans manique - c'est pratique d'être une créature du feu - les assiettes brûlante et les disposa sur la table, elle éteignit le four et prit l'huile de tournesol qui se trouvait sur le comptoir, elle la posa sur la table et prit la premier poêle. Elle attrapa avec une spatule le pavé et le disposa dans l'assiette, elle fit de même avec les cinq autres. Secouant l'huile, elle badigeonna les poissons. Les assiettes étaient fini.

Izuki rangea l'huile et vida le reste des poêles dans l'évier. Elle les posa ensuite dans ce même évier sur un lavage ultérieur. Kykyo arriva alors, voyant les assiettes il en attrapa une et se brûla le bout des doigts, il se faisait avoir à chaque fois ... Il prit par la serviette qu'il avait accroché à la ceinture et porta trois assiettes jusqu'en salle. A force de se brûler comme ça, il allait finir avec les doigts anesthésiés ! Pourtant c'était une base que de savoir qu'il fallait toujours chauffer les assiettes avant de mettre le contenus dedans, c'était l'un des meilleurs moyens pour garder le contenu au chaud mais aussi pour que le goût reste inchangé durant le refroidissement.

Izuki sorti alors les six parts de cheese cake et les disposa sur la table, elle sortit six petites assiettes et six petites cuillères. Elle les plaça en ligne sur la table et mit une part dans chaque assiette. Elle jeta ensuite les boites dans le lave-vaisselle. Du frigidaire, elle sortit le sirop de framboise et d'un placard une boite contenant des fruits rouges qu'elle mit aussi sur la table central en inox.

En attendant, Izuki lava les poêles puis commença à ranger la cuisine, fort heureusement elle n'était pas trop mal rangé depuis la début, il ne fallut pas longtemps à Izuki pour en finir. Kykyo revint alors avec les assiettes vide du plat principal. Le voyant arrivée, Izuki se lava les mains puis prit le sirop. Elle le secoua énergiquement puis en versa sur chaque part de cheese cake puis elle disposa les fruits rouges sur et à côté du gâteau. Kykyo partit alors avec les assiettes.

La rousse regarda alors l'horloge au dessus de la porte, 14h25, il restait encore une demi-heure de service mais maintenant plus aucun client ne viendrait. Elle alluma donc trois de ces quatre lave-vaisselle puis sortit un gratin dauphinois qu'elle disposa sur la table, c'était le repas de Kykyo. A peine quinze minutes, le morph revint avec les assiettes vident et l'addition payée. Il la donna à Izuki qui la rangea dans la poche de sa blouse. Elle demanda alors à Kykyo de mettre en route le dernier lave-vaisselle avec les assiettes puis de fermait le restaurant une fois cela fait, il n'y aurait de toute façon plus de client maintenant.

Izuki sortit donc de la cuisine et partit dans son bureau, petit pièce encadré par d'immenses étagères rempli de gros dossier débordant de feuille mais aussi d'objet qui n'avait strictement rien à faire là comme une petite culotte ou un baladeur avec son casque, Izuki n'était bordélique qu'ici. En face de l'entrée, un bureau qui prenait la majeur partit de la petit pièce, un bureau bien rangé où il n'y avait quasiment rien dessus. Juste devant et derrière une chaise pour ... s'asseoir. Contre le mur d'en face se trouvait un lit suspendu au mur, portant simplement un matelas et une couette blanc uni. Izuki n'avait pas fait son lit se matin, elle soupira et décida finalement de le rangeait contre le mur de façon à se qu'on ne voit que le dessous du lit. Elle s'assit sur la chaise et sortit de ses poches toutes les additions de la journée. Elle les posa sur le bureau puis attrapa un dossier des étagères qu'elle ouvrit.

Izuki déboutonna alors sa chemise de cuisinière et l'enleva au même moment où la porte du bureau s'ouvrit. Coupée dans son geste elle regarda l'arrivant et puis voir que c'était Kykyo. Il rentrait comme ça s'en prévenir mais lorsqu'il la vit il referma la porte et Izuki put entendre qu'il disait quelques choses comme: "Euh ... attendez quelques instant s'il vous plait" La rousse ne compris pas à qui il parlait mais acheva son geste. Elle jeta la blouse sur une étagère et attrapa son débardeur rouge sang dans le tiroir de son bureau, elle le mit et alla ouvrir la porte. Izuki put ainsi voir Kykyo et un autre homme plus costaud que lui attendant sur la porte. La voyant il se retourna et lui dit que ce monsieur était venu pour un entretiens d'embauche. Izuki souri alors à l'inconnu, elle lui serra la main et sentit alors la fraiche température que diffusait son corps, elle compris aussitôt quel type de créature il était. Elle le fit entrer et asseoir sur la chaise en face de son bureau. Izuki rangea alors le dossier en cours et en sortit un autre où elle retira une feuille ou plutôt un formulaire puis s'assit de l'autre côté du bureau en face de l'inconnu.

La rousse jeta alors un coup d’œil à Kykyo qui tenait toujours la porte, elle lui fit signe de partir. Le jeune serveur la regarda alors intensément et leva sa main droite et montra le chiffre trois. Izuki lui sourit puis il partit. La rousse se pencha alors sur le formulaire puis regarda le postulant avant de prononcer clairement:


-Vous venez postuler pour quel emplois ? J'aimerais ensuite que vous vous présentez le plus précisément possible, nom, prénom, âge, date de naissance, lieu de naissance, adresse, numéros de téléphone, ce genre d'information. Puis j'aimerais avoir quelques connaissances sur vos emplois passé, ce que vous avez fait. Izuki se recula dans sa chaise et s'appuya ainsi contre le dossier de la chaise. Un stylo à la main elle n'attendait plus que l'inconnu parle. Je vous écoute !

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El Calavera
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent... | Izuki |   Mar 8 Mai - 10:56

Donatello resta silencieux, le temps que le serveur le guide. Il ne l'aimait pas. Il ne l'avait jamais vu, mais ses gènes lui disaient de ne pas l'aimer. Son air trop placide et sympathique... Il avait toujours l'impression que cela cachait quelque chose. La plupart des contrats qu'il a exécuté lui ont appris à être méfiant et toujours sur ses gardes. Lorsque l'on escorte quelqu'un, on tire sur tout ce qui s'approche. Même l'enfant qui courait joyeux avec la glace qu'on venait de lui acheter. Question de sécurité. Bref, il se méfiait ouvertement du serveur inconnu, et crut quelques secondes à un piège lorsqu'il lui demanda d'attendre, mais finalement une rousse ouvrit la porte et l'accueillit dans la pièce.
En une poignée de main il comprit qui elle était. Il était toujours rare de voir quelqu'un qui vous touche ne pas grelotter ou avoir des engelures. Un être de feu. Il ne les aime pas par sa nature mais il avait décrété il y a plusieurs années que les êtres élémentaux n'étaient pas les plus fourbes. Il avait sa façon de classer le comportement, le caractère et la nature de chaque individu, et son cerveau était vite devenu une gigantesque base de données sur les individus en général. Quoiqu'un peu subjective, elle était très complète et il s'y était toujours fié, jamais aveuglement mais elle le guidait toujours dans ses choix. Il s'assit sur la chaise, et lorsqu'il fut sur que la porte s'était refermée il retira sa capuche mais garda ses lunettes, de façon à ce qu'on ne voit que le bas de son visage au teint porcelaine et ses cheveux, presque de la même couleur et fit même l'effort de poser ses mains sur les accoudoirs de la chaise, laissant apparaître en plusieurs cliquettements métalliques ses bagues. Les rubis semblaient luire sous cet éclairage. Il ne voulait pas encore enlever la dernière barrière de son anonymat, ses lunettes. Il se souvenait tout les jours de comment on traitait les albinos dans son pays natal - des "démons blancs", tout juste bons à bruler - et, ne connaissant pas les croyances de son employeur, ne préféra pas montrer cette particularité.

Pendant quelques instants il regarda la pièce autour de lui. A première vue elle était rangée, mais en quelques coups d’œil il s'aperçut que non. Une chemise traînait non loin de la gérante, des écouteurs et d'autres objets étaient eux aussi délaissés. Il se demanda quelques secondes si c'était vraiment un bureau, mais jugea impoli de demander une chose pareille. Après tout, il voulait un travail, rien de plus. Tant que la paye lui plaisait il n'allait pas se plaindre sur les capacités de rangement ou non de son employeur. Il la regarda justement un peu mieux. Elle était belle, avec une magnifique chevelure rousse, comme celle de ce matin. Intérieurement il rit, mais n'en laissa rien paraître. A peu près la même apparence sportive, des yeux aussi beaux même s'ils n'étaient pas de la même couleur, des formes tout aussi attirantes, et - ses yeux revenaient inlassablement se poser sur ce détail - ces cheveux flamboyants, où chaque mèche semblait être une flamme.
Vint ensuite le moment crucial. L'entretien d'embauche. Il écouta attentivement, sans prêter attention à celle qui parlait. Seul le contenu l'intéressait. Il réfléchit quelques secondes après qu'elle se sois tût, et répondit presque d'une traite, avec un ton uniforme et glacial, ses yeux rouges fixés sur elle. Il n'avait pas vraiment réfléchit à ce qu'il allait dire, son CV se forma automatiquement dans sa tête et répondit comme s'il récitait un poème qu'il connaissait par cœur :

« Je viens postuler pour l'emploi de videur. D'un geste assuré il retira finalement ses lunettes et les rangea dans la poche de son gilet, dévoilant sa cicatrice et ses iris rouges qui la fixait. Je n'ai pas de vrai nom, on m'appelle El Calavera. J'ai passé la soixantaine d'années je crois - excusez moi mais je commence à oublier... - et je ne me souviens plus de ma date de naissance exacte, mais c'était au Mexique. Je vit actuellement dans un appartement abandonné du quartier résidentiel, le n°13 de l'immeuble B, mais je ne préfère pas voir le facteur passer ou voir quelqu'un que je n'ai pas invité au préalable... Mon numéro de téléphone professionnel est le 06 ** ** ** **. Je suis une créature de glace, vous avez du le comprendre, je peux donc geler les gens sur place, ce qui peut me sembler pratique pour ce genre de métier. J'ai d'autres pouvoirs mais je ne préfère pas en parler pour l'instant. »

L' albinos s'arrêta alors quelques instants. Il n'avait jamais aligné autant de mots, hormis les rares fois où il négociait ses contrats. Il n'aimait pas donner des informations personnelles mais il était bien obligé. Il devait aussi parler de ce qu'il a fait. Il hésita quelques secondes, vérifiant qu'il n'y avait pas de téléphone près de la belle rousse. Il ne voulait surtout pas qu'elle appelle ses amis les policiers, il n'avait pas besoin d'eux et encore moins maintenant. Mais si il voulait avoir ce boulot il devait montrer qu'il était qualifié. Il prit donc une courte inspiration et continua de réciter sur le même ton, mais son air s'assombrit :

« Quant à mes emplois passés... J'ai d'abord effectué le travail de tueur à gages dévoué à un narcotrafiquant très célèbre dans mon pays d'origine pendant quelques années. Je l'ai servi du mieux que j'ai pu et j'ai toujours réussi à honorer sa confiance pour gagner de quoi manger. Je suis ensuite parti car le Boss s'est fait tué - c'était mon jour de repos - et la police à commencé à me rechercher un peu plus activement. J'ai résidé quelques temps au Portugal où j'ai effectué encore quelques assassinats à mon propre compte. Je suis parti en Espagne où j'ai appris à mieux jouer et je suis devenu videur d'un casino connu, puis croupier, quelques années aussi, j'ai aussi appris à reconnaître les tricheurs, les menteurs et ceux qui ne venaient pas que pour jouer... Le casino avait un certain standing, il aurait été regrettable que sa réputation soit tachée par une quelconque guerre des gangs ou des clans. Comme à chaque fois la police m'a rattrapée, je suis donc parti en Angleterre où j'ai continué mon métier de croupier, mais j'ai aussi commencé à commercer au marché noir. Finalement je suis arrivé en Italie où j'ai servi fidèlement un Parrain jusqu'à sa mort. J'ai empêché une dizaine de tentatives d'assassinats et j'ai participé à plusieurs Vendettas en Sicile. Sur recommandation de la Famille j'ai du m'exiler en Russie pour éviter Interpol. J'ai aussi servi la mafia russe en les aidant à extorquer aux clients peu fidèles et j'ai aussi participé à l'escorte du Patron à chacune de ses sorties, mais les policiers sont malins et ont pu me suivre à la trace. Je suis donc parti pour cette île, en espérant qu'ils n'auront pas encore passé le mot à la police locale. Je vous prierais de ne pas l'appeler justement, je n'apprécierais pas vraiment... »

Donatello regarda alors la fiche et le stylo que la déesse tenait, gardant son air froid et calculateur. Il avait prévu plusieurs scénarios, et deux semblaient très probables. Soit elle l'embauchait en lui disant qu'il a selon elle les qualifications nécessaires soit elle trouve un moyen d'appeler la police et il était dans de beaux draps. Il jeta un regard par dessus son épaule. La porte était simplement fermée, si il courrait assez vite il pourrait sans doute atteindre une fenêtre et s'échapper. Dès qu'il aurait atteint la rue il serait sauvé, car il avait appris à connaître mieux que quiconque ces ruelles sombres et mal famées. Il espérait juste qu'il soit embauché, il ne tenait pas vraiment à jouer à cache-cache avec ses potes en uniforme... Il mit la main dans sa poche quelques instants, et le contact du métal glacé de son Colt - un Colt Python 6 pouces qu'il avait volé à un policier italien - le rassura. Au moins, il avait une possibilité de repli...
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Izuki
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent... | Izuki |   Mar 8 Mai - 20:04

Ce nouveau jour annonçait peut être l'arrivée d'un nouvel employé. Tôt dans l’après-midi alors que le service était censé encore être ouvert et opérationnel, un sombre inconnu répondant à l'affiche du restaurant était venu pour postuler à un emplois. Izuki finissant son service, l'avait alors reçu normalement dans son bureau, laissant le soin de tout ranger et nettoyer à Kykyo. De toute façon, cela ne changerai pas vraiment d'habitude. Izuki sortit alors son formulaire. Voilà quant deux semaines c'était déjà la troisième fois qu'elle sortait ce dossier, l'affiche dans la vitrine marchait vraiment bien.

Izuki fit asseoir le postulant, celui-ci enleva alors son chapeau, laissant à la vue de la jeune rousse de court cheveux d'un blanc pure, sans trace de couleur. Réel ou coloration ? Dur à définir vu la teinte de blanc qu'ils avaient, mais Izuki ne voyait pas vraiment cet homme se colorer les cheveux, elle pencha plus sur le naturel. Izuki s'assit alors à son tour dans la chaise qu'il y avait derrière le bureau. Elle attrapa un stylo bic noir et se pencha sur le dossier de son siège, elle donna alors la parole à l'inconnu.

L'homme enleva alors ses lunettes noires et Izuki put ainsi découvrir le visage de l'individu. La première chose qui l'interpella c'était ses yeux, d'un rouge vif aussi sanglant que sombre. Ils reflétaient à eux seuls tout le caractère mystère et impitoyable de leur propriétaire. Son histoire obscur semblait imprimée dans ses pupilles écarlates mais aussi dans la longue cicatrice qui balafré sa peau blanchâtre. Une nette couture surement faites au couteau qui passait de son œil droit à sa jour gauche. Cette cicatrice barrait son visage violemment mais équivoque ment cela rendait presque charmant, mais d'un autre charme que celui doux et mièvre des blond aux yeux blond.

L'inconnu se présenta alors, il parlait d'un ton très monotone, sans aucune intonations, ne laissant aucune sensation, sentiment transparaître, un bloc de marbre n'aurait pas fait mieux. Ce tel neutralisme était fort intéressant pour le métier qu'il convoitait: videur. Izuki l'écoutait attentivement et marquait de son bic les informations qui lui donnait. Ce genre de précisions ne l’intéressait guère c'était plutôt la suite qu'Izuki voulait connaître surtout que cet individu semblait avoir eu un passé assez "anormal". Elle nota donc brièvement les informations qui pouvaient quand même lui être utile en cas de dépannage.

Une fois cette partie fini, El Calavera comme il c'était présenté marqua un long pause où il sembla réfléchir à suite de sa réponse. Izuki en profita pour finir de griffonner le formulaire, il était maintenant rempli et n'avait plus lieux de modification. La suites des questions était à titre personnel, Izuki aimait bien connaître de probable futur employé et n’hésitait jamais à poser des questions de l'ordre privée si cela pouvait lui être utile. Une fois le dernier ajout fini, la rousse s'appuya contre le dossier de la chaise, presque à la faire passer en mode bipède. Elle poussa la fiche sur le côté mais garda le stylo dans le doigt, plus pour les occuper que pour une quelconque utilité.

Le presque plus inconnu repris alors son monologue, il parla de son activité professionnel passé et il n'y passa pas par quatre chemin. Direct, Izuki pu apprendre que cet homme, ce El Calavera était autrefois un tueur à gage, elle fut d’abord surprise même si cela ne se vit pas sur son visage et qu'au fond elle se doutait bien qu'il y avait un turc dans ce genre là. A l'évocation de ce métier, Izuki ne put retenir un petit sourire en coin. La rousse avait déjà eu à faire à un tueur à gage, il y a peu de temps. Une jeune brune à peine plus âgée qu'elle qui avait essayé de la tuer, peine perdu pour elle, la brune était reparti bredouille mais Izuki avait pu ainsi voir le savoir-faire d'un tueur à gage. Un tueur à gage était froid, neutre, distant, méthodique, réfléchi, souvent intelligent, courageux voir même suicidaire des fois, professionnel et très souvent déterminé. Pour ainsi dire la brune malgré la difficulté qu'Izuki représentait pour elle, avait essayé jusqu'au bout de la tuer, la torturant ainsi pendant plusieurs heures. La tueuse l'avait laissait filait quand elle eu appris sa vrai nature. D'ailleurs cette brune possédait maintenant des litres de sang divin, ce qui faisait largement ragé Izuki, finalement elle n'avait pas tout à fait gagné.

L'albinos continua son discours, il parla ainsi de ces "voyages" à travers l'Europe plus particulièrement mais aussi dans d'autres pays. Izuki écoutait attentivement son interlocuteur, mémorisant chaque phrase qu'il disait pour ainsi le ressortir plus tard en cas d'utilité. Il conclue donc sur le fait qu'il ne voulait pas rencontrer la police locale et priait donc Izuki pour qu'elle n’appelle pas. Cette idée ne vint même pas à la tête de la jeune rousse. S'arrêtant de jouer avec le stylo bic, elle le posa et se redressa. Un petit sourire se dessina sur un seul côté du visage. Elle se pencha alors sur le bureau et posa ses coudes dessus. Son sourire s'effaça pour lui permettre de répondre sur un ton neutre.


- Ce n'est point mon intention. Se penchant un peu plus vers El Calavera, elle se leva presque, laissant à la vue de l'albinos son décolleté plongeant, elle lui murmura presque: Je n'aime pas vraiment ce genre de personne, ils ont ... des idées trop différentes des miennes ... Se rasseyant normalement elle joua quelques instant avec l'anneau en or qu'elle portait à l'annulaire gauche. Elle s'arreta et reprit: Alors vous êtes venu postuler pour être videur, ... intéressant. Je vois que vous avez de bonne qualité pour ce métier et j'en suis ravie. Courte pause. Qu'elles sont vos motivations ?

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Dernière édition par Izuki le Mer 9 Mai - 18:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent... | Izuki |   Mer 9 Mai - 18:17

Finalement tout semblait bien aller. Donatello avait hésité dès la vue de l'affichette à raconter tout son passé professionnel, mais il fut même surpris de voir la belle rousse afficher un sourire lorsqu'il parla de son premier métier, tueur à gages. Il était à la fois touché par cette réaction - la plupart des gens se mettait à le traiter avec plus de respect que n'importe qui qu'ils avaient croisé - mais il se sentait à la fois légèrement vexé. Avec ce genre de travail on est obligé d'avoir une certaine crédibilité et faire sourire une jolie demoiselle en annonçant ce genre d'activités le faisait se questionner sur sa crédibilité, justement. Il s'arrangea évidemment pour ne rien en laisser paraître. Il venait pour un travail, et lorsqu'il travaille il a pour habitude de se détacher de toute émotion.

Il avait parlé en gardant ses yeux rubis fixés sur son visage, et n'avait pas vraiment fait attention si elle l'écoutait avec intérêt ou non. Il n'avait même pas pensé à regarder le formulaire qu'elle remplissait. Il savait lire à l'envers, mais dans ce contexte il jugeait ça assez impoli, et elle l'aurait sans doute remarqué, ce qu'il voulait éviter. Il essayait de faire la meilleure impression possible pour être pris. Il ne savait pas si d'autres personnes s'étaient déjà présentées pour ce job et elles avaient peut être des meilleures qualifications que lui - même s'il en serait le premier étonné. Il devait se parer à toute éventualité et devait toujours faire au mieux possible. Même pour quelque chose sans intérêt au premier abord. Il s'était toujours accroché à ce mot d'ordre. Toujours faire le mieux possible, être le meilleur. Ce n'était pas son but premier et son arrogance avait disparue avec sa vie de mortel banal mais il se devait de toujours utiliser ses compétences au mieux. Ce qu'il comptait faire si on l'embauchait.

Après que l'albinos eût fini son "monologue" sur ses expériences personnelles il avait remarqué que la jeune femme avait repris son sérieux. En un coup d’œil il remarqua que la feuille était remplie. Il ne prit pas la peine de lire, et il n'eût pas vraiment le temps car elle lui répondit directement, se penchant vers lui. Il essaya de se concentrer sur ce qu'elle disait mais ç'aurait été un mensonge de dire qu'il ne garda pas ses yeux presque tout le temps rivés sur le décolleté vertigineux qu'elle montra. Il se mordit légèrement la lèvre inférieure - presque imperceptiblement. Les conventions sociales et surtout sa propre éthique l'empêchait de manger son futur employeur, mais il avait du mal à se retenir de ne pas le faire. Sa peau de pêche irradiait, son teint était clair mais éclatant, et il ne pouvait fermer les yeux sur ses deux atouts féminins assez imposants. Elle était littéralement... A croquer. S'il pouvait planter ses dents et gouter cette chair plus qu'attirante rien au monde ne pourrait l'arrêter. Pour se changer un peu les idées il regarda en alternance son visage et ses mains, et remarqua son alliance. Il ne fit aucun commentaires mais la gérante semblait vivre dans cette pièce - les multiples objets personnels éparpillés et le lit rangé le démontrait -, ce qui semblait assez étonnant pour une femme mariée. A moins qu'elle ne soit veuve, mais son air joyeux et son sourire radieux lui donnait plutôt une impression inverse. Elle vivait seule mais n'en semblait pas attristée. Il n'avait pas à s'occuper des affaires personnelles de sa patronne mais c'était plutôt intriguant.

Lorsqu'elle posa une autre question au tueur celui-ci réfléchit seulement quelques secondes, il avait déjà pensé à ce genre de questions et s'y était plus ou moins préparé. A vrai dire, avoir parlé franchement avait plutôt bien marché pour les questions précédentes et il comptait jouer encore une fois de cette carte. La femme en face de lui semblait être du même genre : elle n'avait pas une tête à mentir. A moins qu'elle ne joue admirablement ce rôle.

« A vrai dire, j'ai toujours voulu m'habiller comme les Men In Black... En prononçant cette phrase il sourit pour la première fois depuis une éternité. Il avait même eût pendant quelques instants l'impression qu'il ne savait plus sourire du tout. ... Plus sérieusement je vais répondre franchement et avouer que le salaire était plus qu'alléchant quand j'ai lu l'affiche. J'ai besoin de m'acheter des munitions et j'ai quelques passe-temps... salissants... et j'aurais bien besoin d'argent pour embaucher une bo... quelqu'un. De plus, ne rien faire toute la journée me rend dingue. Et je devrais me mettre au sport, les policiers commencent à pouvoir me rattraper quand ils me coursent, c'est assez embêtant. Donc, je me suis dit que travailler serait le mieux pour moi. »

Son sourire s'évanouit finalement, mais ça devait être la première fois qu'il souriait autant de toute sa vie - hormis les fois où il avait trop bu, évidemment. Même si les coins de sa bouche s'étaient de nouveau abaissés pour reprendre leur position normale, il gardait un air amusé. Pour une raison inconnue même par lui il avait oublié un peu le sérieux qu'il avait toujours gardé et laissé ressortir le sourire qu'il avait inlassablement réprimé au fond de lui. Il avait presque l'impression d'être un être humain. Presque l'impression d'être vivant, de sentir son cœur battre et son sang chaud. Presque l'impression que le froid perpétuel qui l'entourait n'était qu'une illusion. Il n'avait pas envie de se faire de fausses joies et se força à redevenir complètement sérieux, autant extérieurement qu'intérieurement. Les bonnes vieilles habitudes reprennent toujours le dessus. Il réussissait toujours à se convaincre qu'il n'avait pas à sourire ou à montrer quelconque joie ou tout autre sentiment. La vie est ainsi, après tout. Il y a ceux qui sourient, ceux qui ne veulent pas et ceux qui ne peuvent pas se le permettre. Il était de la dernière catégorie, bien entendu.

Tout en reprenant son sérieux l'être de glace réfléchi à ses choses plus concrètes. Comme se demander si elle allait l'engager. Ou ce qu'il ferait en sortant du restaurant. Il ne se sentait pas spécialement d'humeur à aller jouer au casino. Encore moins à aller boire quelque part. Ses yeux se perdaient dans le vague, regardant distraitement les boucles rousses de la charmante jeune femme assise à ses côtés. Il avait envie de changer du quotidien. Faire quelque chose qu'il n'avait pas l'habitude de faire, mais il était à court d'idées en cet après-midi ensoleillé. Tout semblait joyeux et éclatant dehors. Il se sentait hors de ce monde.

Son esprit vagabondait, son moyen d'attendre. Il attendait juste le moment où elle dirait qu'elle l'embaucherait. Le contraire l'étonnerait. Après tout il avait des très bonnes qualifications, et elle semblait elle même satisfaite de ses capacités. Il espérait qu'il n'ait pas trop de temps libre, car si rien que s'occuper une fin d'après-midi l'embêtait, il ne sait pas ce qu'il ferait pendant une journée ou plusieurs jours... Ce serait une bonne idée qu'il se trouve un autre passe temps. Un passe temps un peu plus recommandable, pour une fois...
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Izuki
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent... | Izuki |   Mer 9 Mai - 20:28

L'entretiens d'embauche avait commencé comme tous les autres, de façon monotone, répété et parfaitement insipide. Izuki n'aimait pas vraiment passé ce genre de choses même si sa tyrannie l'emportait souvent, elle n'hésitait pas à rabaisser des petits se croyant apte à une quelconque utilité dans ces lieux. C'était l'un des meilleurs moyens pour lui remonter le morale quand elle voyait ce genre de branquignol arrivé. Heureusement Kykyo faisait lui-même une sélection quand il voyait des postulant arriver et Izuki l'en remercier mentalement.

Mais aujourd'hui un homme peu ordinaire était venu pour effectuer le métier de videur dans le restaurant. Actuellement Izuki n'en avait qu'un seul dans tout le bâtiment et celui-ci semblait bien souvent débordé d'où l'utilité de nouveau videur. Bien que le restaurant soit plutôt calme et assez chers pour éviter certains groupes de personnes souvent belliqueux à entrée, les personnes aimaient se sentir en confiance et en sécurité. De plus Izuki accueillait aussi dans son établissement quelques personnes hauts placé, ou n'ayant pas d'atome crochu avec les forces de l'ordre.

Izuki était donc impitoyable quant à la qualité du videur. Après cuisinier c'était surement l'un des plus dur métier à obtenir sous l'autorité de la rousse. Izuki voulait d'un videur qu'il soit neutre, distant, réfléchi, professionnel et déterminé, un pro en quelques sortes. Ce profil était souvent rare à obtenir mais Izuki voyait en ce nouveau postulant, une bonne réserve de ces qualités. Le jeune - ou vieux, à voir celons ses préférences - El Calavera présentait un excellent profil type de ce que recherchait la rousse. De plus Izuki aimait bien cet homme, bien qu'elle ne le connaisse que depuis à peine dis minutes, sa franchise lui plaisait vraiment. Il disait ce qu'il pensait et ça c'était bien rare de nos jours.

La rousse lui demanda alors ses motivations, même si pour elle, n'étant quasiment jamais motivée, cela ne voulait rien dire, c'était tout de même une formalité qui embêtait souvent les postulants car ils n'osaient pas dire l'argent. Mais Izuki le savait, ses payes plus qu'alléchantes attiraient plus que du chocolat des gosses ou des obèses. La rousse voulait ainsi en quelques sortes certifiées la franchise de l'albinos.

Sa réponse ne fut pas sans la mettre en joie. Izuki esquissa même un sourire quand elle entendit qu'il voulait s'habiller comme un men in black, jamais elle n'avait encore entendu ça. Mais sa réaction se limita à ce sourire, même si l'envie alléchante d'exploser de rire lui venait en bouche. La suite fut ce qu'Izuki attendait. L'argent était un très bon stimulant. Mais à la surprise de la jeune rousse, El Calavera explicita pourquoi il avait besoin de cet argent. Et ses renseignements se liant à sa vie privée, que peu de personnes étalaient ici, ne firent qu'élargir le sourire de la rousse. El Calavera était vraiment une personne fort sympathique, celons ses critères. Izuki ne pouvait que se réjouir de l'avoir sous ses ordres.

Izuki s'assit plus profondément dans sa chaise, la faisant tourner de droite à gauche sur ses petites roulettes, semblant ainsi s'amuser de la situation. Finalement elle s’arrêta et reprit son sérieux. Ses yeux se posèrent sur l'albinos et elle dit clairement:


- Les policiers d'Erya ne communiquent pas avec ceux des autres pays, c'est un état fermé sur la mondialisation ici. Je doute que vos crimes passés soit puni dans l'archipel. C'est même parfaitement improbable.

Sur ceux elle lui lança un sourire avant de se lever de sa chaise et se dirigeait en deux pas vers l'étagère à sa gauche - donc à la droite de El Calavera. Izuki chercha alors un dossier parmi d'autres, elle tomba enfin sur la pochette verte fluo, l'extirpant de la pile, elle vit venir avec elle une vieille lettre de sa famille. Lisant son nom sur l'enveloppe elle reconnut l'écriture penchée de son grand-père et se demanda alors pourquoi elle n'avait pas encore brûlé cette lettre. Elle l'attrapa aussitôt et la froissa de son poing encore libre. Quand elle ouvrit la main le papier n'était plus qu'une fine poussière grise qu'elle laissa tomber au sol. El Calavera savait déjà quel type de créature elle était rien qu'à la poignée de main, pas besoin de se cacher plus longtemps. Elle enleva ensuite d'un coup rapide le dossier et le posa sur le bureau.

Elle s'assit à sa place et enleva les élastiques qui tenaient toutes les feuilles entre elle. Elle ouvrit ensuite la pochette totalement au hasard et tomba nez à nez avec un de ses soutien-gorges, elle se demandait bien où il était passé celui-là. Le tissu noir était brodé de fines dentelles rouges écarlates formant des arabesques abstraites et cachant que peu le tissu noir très auréolé. Sans aucune gène ressentit elle l'attrapa par les bretelles et l'accrocha aux poignets de tiroir de son bureau. Elle chercha ensuite les feuilles qui lui fallaient tout en disant doucement qu'il lui faudrait à elle aussi une bonne pour son bureau.

Elle tomba enfin sur ce qu'elle voulait. Elle extirpa la feuille de la pochette qu'elle laissa ouverte et lit cette fiche rapidement et en diagonale. Elle releva alors les yeux vers El Calavera qui patientait silencieusement, cela aussi était une bonne qualité pour être videur. Elle se redressa et poussa le dossier vers le bord du bureau, elle posa ensuite la feuille qu'elle tenait face au postulant pour lui permettre de lire. Se penchant comme la dernière fois, elle attrapa le même stylo bic noir avec lequel elle avait rempli le formulaire.


- Parlons donc des horaires et des jours de travail. Izuki marqua alors une croix devant le mercredi, le vendredi et le dimanche. Pas d'objection ? La rousse leva alors la tête pour regarder El Calavera, faisant ainsi tomber une grande partie de ses cheveux sur la feuille. Elle n'attendit même pas trois secondes qu'elle prononça fermement: Non. L'objection était plus une affirmation qu'une question en faite. Regardant de nouveau la feuille, elle dû enlever ses cheveux devant et les poussa dans son dos. Mais ce geste fut complètement inutile car elle releva la tête et dit: Les horaires sont fixes, 10h30-00h pour le mercredi, 11h00-00h pour le dimanche et 11h-16h / 19h-23h pour le vendredi. Cela vous convient-il ?

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MessageSujet: Re: Besoin d'argent... | Izuki |   Dim 24 Juin - 19:09

Décidément, la gérante du restaurant où El Calavera avait postulé affichait presque en permanence un sourire des plus charmants. Ses doigts pianotèrent sur les accoudoirs de sa chaise, provoquant le son discret des bijoux en métal s'entrechoquant; mais il le faisait machinalement et ne se rendait pas vraiment compte. Elle ne montrait pas clairement sa décision à propos de son embauche mais vu l'impression qu'il avait fait il pensait avoir réussi. Avoir joué franc-jeu avait vraiment marché, même si il n'avait pas été très franc. Il gardait pour lui ses vraies pensées, et même si ce qu'il avait dit s'approchait plus que d'habitude de son opinion le tueur se devait de garder ses lèvres scellées pour ne rien laisser échapper. Pas de famille, pas d'amour, pas de sourire... Il arriverait peut être bientôt à "pas de vie" s'il continuait ainsi.

Depuis son arrivée sur cette île il ne s'était pas vraiment détendu ou occupé d'autre choses que des contrats et des boulots peu réputés. L'albinos avait presque l'impression d'avoir oublié de vivre ces cinquante dernières années. Qu'avait-il fait, à part tuer ? Oh, bien sur, il avait beaucoup joué. A en perdre tout son argent pour le regagner en quelques cartes retournées. Mais même dans un Casino on ne pouvait vivre. Si on comptait gagner on ne devait pas vivre. La plupart du temps tout reposait sur le bluff. Même lorsqu'il jouait à une partie de roulette russe il bluffait - et même bien plus qu'à aucun autre jeu. Il n'avait jamais su si c'était une balle à blanc avant d'appuyer sur la gâchette. Donatello savait parfaitement comment agir comme s'il savait déjà ce qui allait se passer. Ce n'était jamais le cas, mais cette attitude l'avait bien souvent aidé à gagner. Après tout, les gens sont bien plus effrayants quand ont un air décidé et triomphant lorsqu'ils ont une arme à feu en main, non ?

La demoiselle reprit son air sérieux et le regarda à nouveau, mais il avait du mal à garder son sérieux. Ses crimes passés ne seraient jamais punis dans cet archipel, mais qu'en était-il de ses crimes déjà commis sur cette île ? Il ne pouvait même pas les compter. Entre les assassinats et tout les « pauvres malheureux » qui avaient croisé sa route un soir où il se sentait affamé... Ils avaient déjà de quoi lui mettre la corde au cou cinq fois, si ce n'est plus... Il devrait se tenir à carreaux quelques jours. Avoir un boulot légal était déjà un bon pas pour ne pas se faire attaquer à vue. Tant qu'ils ne se mettaient pas à placarder des affiches avec son visage et une forte somme, ça pouvait aller... Quoique, il pouvait toujours essayer de s'arrêter lui même et de s'emmener au commissariat pour empocher la somme, histoire de jouer à cache-cache dans le poste de police. Vraiment, c'est une très bonne idée qu'il tenait là, il devrait l'approfondir. Ou tester ses capacités d'infiltration. Oh oui, se la jouer agent secret pourrait s'avérer très comique et distrayant, si il réussissait son coup; un séjour à l'ombre ne lui faisait jamais très plaisir.

En voyant la jolie rousse se lever et se diriger vers une armoire remplie de dossiers, El Calavera se dit qu'il s'était finalement inquiété pour vraiment rien. Si elle cherchait un videur il était évident qu'elle allait l'embaucher. Le contraire serait étonnant et source de colère. Un peu trop de colère pour qu'il ne puisse se retenir, cette fois. Faire du grabuge n'était pas dans ses intentions premières mais il se sentait comme un lion qui tournait dans sa cage. Il faudrait qu'il se détende un peu, parfois. Plus qu'une fois tout les 10 ans, après tout il était déjà plutôt vieux. Autant profiter un peu du pactole qu'il gagnerait ce soir si il allait jouer. Ou demain, au choix. Prochainement. Perdu dans ses pensées, il ne remarqua pas tout de suite que la charmante patronne venait de réduire en cendres un papier. Impossible de savoir ce que c'était maintenant, et il n'avait pas fait attention au format du papier ou ce qu'il pouvait y avoir d'écrit dessus. Qu'est-ce qui pouvait l'inciter à bruler une feuille ? Généralement, ce qu'on garde dans son bureaux est soit des documents officiels, soit des choses auxquelles on tient. Pourquoi se débarrasser de quelque chose auquel elle devrait tenir ? Tant pis; pas le temps de se poser des questions existentielles pour un pauvre bout de papier. Il avait mieux à faire pour le moment.

La découverte inattendue avec un des soutien-gorges de la rousse le fit sourire. Elle était vraiment... Bordélique. Il n'y avait pas d'autres mots. La jeune femme semblait aussi manquer de pudeur mais ce genre de détails ne l'avait jamais grandement ennuyé, au contraire.... Et apparemment intransigeante aussi. Elle n'avait même pas attendu un hochement de la tête de sa part pour confirmer ses jours de travail. L'albinos n'avait jamais eût de travail à jours fixes, ou si peu qu'il avait du mal à s'en souvenir; dur de se réhabituer à un train de vie pareil. Ces derniers temps sa vie ressemblait plus à celle d'un lézard que d'un être humain. Somnoler, tuer, parfois boire et retour à la case départ pour somnoler. Une loque. Pire. Une loque criminelle, qui ne méritait même pas le titre d'honnête loque ou de loque humaine. Il était vraiment tombé bien bas. Mais il n'avait pas le temps de se contempler sur sa condition actuelle, sa future patronne venait de parler. Les horaires semblaient corrects. De toute façon n'importe quoi aurait convenu. L'être de glace hocha la tête et pris une légère inspiration pour parler :


« Ces horaires me conviennent parfaitement... Sur ce, je vous remercie de m'avoir écouté et embauché, je ne voudrais pas vous faire perdre plus de temps que je ne le fait déjà... »

Sur ces paroles, il remit ses lunettes de soleil pour cacher ses iris rouges, prêt à partir. Il trouvait juste fort impoli de partir ainsi et attendit le signal de la gérante du restaurant, histoire de ne pas filer à l'anglaise non plus. ... Quoique... Un bruit lui fit froncer les sourcils. Il le reconnaissait entre mille : la sirène d'une voiture de police. Juste une patrouille, sans doute, mais il n'avait pas eut le temps de cacher le corps soigneusement. A peine s'il l'avait dissimulé. Un travail vraiment médiocre ce coup-ci. Et si c'était la fois de trop ? Après tout, il ne changeait jamais de modus operandi - il avait faim et donc mangeait ses victimes, point - et les policiers avaient parfois des éclairs de génie... Ce qui n'était jamais bon pour lui. Nan, il les sur-estimait. Le corps était à plusieurs pâtés de maison, il était juste un peu sur les nerfs car se faire attraper la main dans le sac serait compromettant, c'est tout. Il fallait juste qu'il se dépêche, ou qu'il reste ici assez longtemps pour attendre que ça se calme. En un bref coup d’œil vers Izuki il n'osa rester plus longtemps, il abusait déjà assez de son hospitalité. Il partirait. Maintenant. C'est le mieux à faire. Sans plus attendre il se leva et posa ses mains à plat sur le bureau pour se pencher doucement vers sa patronne.

« ... Ça me gêne un peu d'abuser de votre hospitalité comme ça, mais ce restaurant n'a-t-il pas une porte qui donne ailleurs que sur la rue principale ? Ce serait long et compliqué à expliquer, mais j'ai bien peur que mes amis les policiers aient commencé de flairer une piste... »

El Calavera se recula un peu pour se tenir à nouveau droit en jetant des coups d'oeil anxieux vers les bruits de sirènes et les grésillements de probables talkies-walkies. Il ne put s'empêcher de marmonner quelques mots pour lui, quelque chose comme "Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire si ils commencent de comprendre comment mettre en commun leurs trois neurones ? ...." et soupira. Oui, c'était de sa faute, mais ce n'était qu'un simple besoin alimentaire pour lui. Quoi qu'il en soit, il ne vaudrait mieux pas se montrer dans un quelconque bar ou casino cette semaine, sait-on jamais, les policiers pourraient peut-être se mettre à vraiment suivre sa trace...

[ J'ai honte de mettre autant de temps pour une réponse aussi moisie, désolé u///u ]
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Izuki
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MessageSujet: Re: Besoin d'argent... | Izuki |   Ven 29 Juin - 17:52

El calavera approuva sans rien reprocher les horaires qu'Izuki venait de lui transmettre. De toute façon, il n'avait pas franchement son mot à dire, c'était la gérante qui décidait ainsi. Mais Izuki aimait bien savoir si cela gène ou pas même si ça ne changeait rien au final. Enfin si l'employé était plus que convenable une possibilité de changement de jour était possible mais pour l'instant personne ne l'avait eu.

L'être de glace se releva alors, l'entretiens était fini et il avait obtenu sans grande difficulté grâce à ces qualités et son expérience le poste laissant à la gérante un petit sentiment de triomphe. Izuki aimait bien ce nouvel employé il n'était pas comme les autres. Elle se leva à son tour pour faire face au nouvel videur quand soudain une sirène de police retentit au loin dans la rue principale, suivi par le roulement des roue sur les pavés de la rue principale. Izuki jeta un regard vers le mexicain qui commençait quelques peu à se raidir. El calavera n'avait pas menti, il avait bien peur de police. Enfin peur n'était peut être pas le mot approprié, juste il était prudent avec.

C'est alors qu'il se pencha vers la rousse et lui demanda doucement, si il n'y avait pas une seconde sortie autre qui ne menait pas à la rue principale. Izuki eut alors un rictus affiché sur ses lèvres. Son sourire était la réponse. Effectivement il y avait bien une porte à l'arrière. C'était d'ailleurs la porte des employés, celle qui devrait prendre pour rentrer et sortir maintenant. Donc autant lui montrer maintenant. Généralement Izuki attendait le second jour de travail avant de leur montrer, c'était plus par simple mesure de précaution qu'autre chose. Il se redressa alors et soupira. Izuki garda son sourire et passa furtivement à côté de El calavera sans rien dire.

Izuki traversa le bureau à pas feutré et ouvrit doucement la porte du bureau, elle sortit en tenant la porte pour El calavera puis lui finit signe de l'index de la suivre. L'être de glace sortit sans bruit et elle referma la porte derrière lui. Lui repassant devant elle partit en direction de la porte en question, El calavera la suivit. Ils longèrent ainsi un couloir et arrivèrent en peu de temps vers la sortie. Izuki sortit de son short un trousseau de clé bien rempli et ouvrit la porte doucement. Elle se retourna vers El calavera et lui dit:


- C'est la porte des employés, logiquement vous devez passer par là à chaque fois.

Puis elle laissa passer El calavera qui entra ainsi dans une petit ruelle assez sombre du fait de son étroitesse. Des poubelles longeaient les murs et il y avait deux sorties. Izuki s'avança un peu mais resta dans le restaurant, elle se pencha et montra du doigt sa sortie gauche. Elle dit:

- Cette sortie mène à la rue principal. Elle se retourna et montra sa droite. Celle-ci est un enchevêtrement de petit rue comme celle-ci, s'y vous prenait sur la gauche vous pouvez trouver assez facilement le quartier résidentiel. Alors je vous dit à demain !

Izuki lui fit un petit au revoir de la main avant que El calavera s'en aille dans les petites ruelles. La rousse referma la porte à clé en rentrant dans son restaurant. Elle était contente, elle c'était enfin trouvé un nouvel videur, surtout que celui-ci semblait bien prometteur.

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