Erya Island

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 Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]

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MessageSujet: Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]   Dim 12 Déc - 14:32

5h du matin, une servante frappa à la porte, entra dans l'immense pièce, la traversa et ouvrit les rideaux. De sa voix claire, elle s'inclina au pied du lit:

-Bonjour, Monsieur. Il est l'heure de vous lever.

Le jeune homme qui était dans son lit se tourna vers la demoiselle et la regarda encore endormi.

-...Prépare mon petit déjeuner et appel mon majordome...

Il ferma son œil et se lova dans ses draps. Il entendit sa servante sortir de la salle, et il se leva. Il bailla, se frotta l'œil et tira sur une corde. Une sonnette retentit et trois servantes entrèrent avec des vêtements. Il se leva, la première lui mis une chemise blanches et une veste grise, la seconde lui mis un pantalon de la même couleur que la veste, la troisième lui mis des chaussures. Un servant entra, il enleva le pansement de son maître et lui en remis un propre. Après cela, Hawke les fit sortir, il vit Tsuda arrivé, il poussait un chariot d'argent contenant dans le premier étage le petit déjeuner et dans le second il y avait des lettres et une boite en carton. Il lui servit un thé vert dans une tasse en porcelaine, puis lui tartina deux tranches de pain, et il prit les lettres en s'inclinant.

-Bon appétit Monsieur.

-Merci Tsuda. Qu'ai-je reçu aujourd'hui?


Le jeune Archange commença à boire son thé tandis que son majordome lui informa des lettres qu'il avait reçu:

-Le Comte..... vous invite demain soir à une soirée dansante où de nombreux Hauts Placés seront présents.

-Oh... Et en quel honneur?

-En l'honneur de sa fille qui fête sa majorité.

-Hmm...continue...

-La Duchesse... souhaite votre présence lors d'une réunion, elle a précisé qu'elle voulait que vous soyez seul...


Deniel soupira, il se demandait pourquoi cette vieille femme s'obstinait à vouloir une relation intime avec lui. Il en était presque écœuré! Il fit signe à son compagnon de poursuivre sa lecture.

-... Vous avez reçu un paquet de votre ami.

Le chanteur leva vivement sa tête et regarda avec insistance son majordome.


-Quel ami?!


-Un certain Kerns.

-Quoi?!

Tsuda tendit le paquet et déplaça le plateau. Handke regarda le paquet et l'ouvrit immédiatement. Se trouvait à l'intérieur une lettre, il l'ouvrit, la lue et regarda le contenu du paquet. Il regarda son ami et lui dit de refuser toutes les invitations et de préparer une calèche. Enfin il allait retrouver son meilleur ami. Il alla dans la salle d'eau, enleva sa veste, sa chemise blanche, ses chaussures puis son pantalon. Il se retrouva nu, seul dans la salle, il entra dans la douche, tourna le robinet d'eau chaude. Le liquide ruissela alors le long de son corps musclé et svelte. Il passa ses mains sur ses cheveux blancs immaculés.
Après s'être lavé, il prit un de ses chatons et alla dans le salon. Il tenait le minou dans ses bras et lui caressait la tête. Il sortit de sa demeure suivi de quatre servants et de son majordome. Une calèche blanche ornée d'argent, dont les chevaux étaient blancs, l'attendait, le cocher était déjà placé et prêt. On ouvrit la porte, Hawke monta suivit de près par le jeune majordome. Le maître rendit le chaton à un de ses servants, il ferma son œil et soupira. Dans sa poitrine, son cœur se serrait, le jeune homme se demandait comment la rencontre allait se passer.
Il regarda le paysage qui défilait pendant plus d'une heure. Son regard se tourna de temps en temps vers son ami, mais le silence régnait en maître. Il admirait la ville sur Terre, il n'y allait que très peu, c'était la première fois qu'il « visiterait » cet endroit. Il vit des magasins de tout les côtés.


-Dis-moi Tsuda, où sommes nous?


-Dans les rues marchandes de la ville sur Terre, Monsieur.

Handke hocha tout simplement la tête, il se demandait comment les retrouvailles allaient se passer. La calèche s'arrêta, le cocher descendit, ouvrit la porte et s'inclina lorsque son supérieur et son maître descendirent à leur tour. Ils marchèrent un moment dans les ruelles alors que sa voiture partait en sens inverse. Ils s'arrêtèrent à l'endroit prévu et attendirent. Le temps passait, il devait peut être être 8 heures du matin. A un moment, Tsuda se retira pour chercher de quoi manger et boire. Le chanteur attendait, impatient, sans bouger, le regard un peu partout. Il aperçut un homme avec un chapeau noir, des cheveux argentés, il s'en approcha doucement puis s'arrêta en face lui.

-Bonjour Monsieur. Excusez-moi de vous déranger mais, avez-vous l'heure, s'il vous plait?

Il souriait très légèrement en vu de cet inconnu. Il regarda derrière lui, si son majordome arrivait. Il garda un visage serein malgré le fait qu'il était inquiet. Il regarda un peu la foule puis le jeune homme, il le regarda de son unique œil brun. Son sourire s'élargit un peu et il parut un peu plus serein qu'au départ.
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Ash Ryusaki
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MessageSujet: Re: Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]   Lun 13 Déc - 17:37

Je me réveillais en pleine nuit. Enfin, je me réveillais, et appelais Maria, une domestique très charmante, qui savait se tenir, et qui savait aussi tenir sa langue. C'est pour cela, que lorsque je ressentais le besoin de parler, je lui parlais. De plus, elle avait l'habitude et savait ce que je voulait avant que je ne le formule, comme mon majordome. Elle vint, comme à chaque fois que je l'appelais. Elle entra dans la pièce, et s'inclina, à côté de moi. Je me redressais. J'avais simplement une chemise, mais Maria savait que c'était la nuit, et que cela ne servait à rien de m'apporter les vêtements. Elle restait impassible, comme toujours. Je décidais à me lever, lentement, et je m'étirais légèrement. Je fis un pas, et m'approchais de Maria, un sourire joueur sur les lèvres. Elle ne cilla pas. Je continuais de sourire, et d'une main, je pris son visage, et me rapprochais d'elle. Elle ne bougea toujours pas. Elle avait l'habitude. Lorsque je m'ennuyais, elle savait que je m'amusais avec les domestiques. Je m'approchais un peu plus d'elle, mais elle ne bougea toujours pas. Je lui caressais les cheveux, puis le cou, toujours en souriant, puis je la plaqua contre le mur. Elle avait trop l'habitude, cela ne m'amusa presque pas, de la voir impassible en toutes circonstances... Je lui susurrais quelques mots, pour essayer de m'amuser encore un peu.
- Vous êtes toujours aussi belle et ravissante, Maria.
- Veuillez m'excuser, Maître, mais vous dîtes toujours cela.

- Vous ne m'amusez pas, quand vous dîtes cela. J'ai envie de m'amuser, vous le savez très bien.

Je passais une main sur sa taille. A ma grande surprise, et à ma plus grande joie peu être, elle frissonna. C'était la première fois, depuis longtemps. La première fois depuis qu'elle étais à mon service. Je l'embêtait, en quelque sortes, toujours, mais elle restait impassible, comme un bloc de marbre, à chaque fois. Jusqu'à ce jour. Je rit légèrement, la serrant un peu plus. Elle essayais de rester de marbre, comme toujours, mais elle n'y arrivais plus, apparemment. Je continuais de la plaquer contre le mur, tout en passant ma main sur ses cuisses, et remontant sur ses hanches, en continuant de la tenir par la taille. Elle voulu reculer, se débattre, mais elle était dos au mur, c'était le cas de dire, et puis je voulais qu'elle reste encore un peu comme ça. Je l'embrassais dans le cou. Je la sentais, pour la première fois, qui voulait se dégager de mon étreinte, qui exprimait son envie de fuir. Malheureusement pour elle, j'avais de la force. Assez pour la plaquer sans qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit. Je l'embrassais encore une fois, passa mon autre main sur sa joue, puis m'écartais, lui tournant le dos. Elle n'était pas énervée, juste honteuse de ne pas avoir réussi à rester impassible. Elle ne dit rien, comme toujours. Elle remit en place sa jupe. Je lui dis simplement de me faire couler un bain, et de me préparer de quoi déjeuner. Elle sortit avec hâte, voulant sans doute oublier ce qui venait de se passer. Je sortis de ma chambre, marchant dans le couloir. Je me dirigeais vers ma penderie. La pièce était grande. Maria attendait, comme toujours, et semblait s'être remise depuis tout à l'heure. Elle me proposa plusieurs tenues qu'elle avait préparées. Je pris un pantalon droit noir, une chemise blanche, et une veste légère, noire aussi. Je marchais ensuite vers la salle de bain.
Je posais les vêtements que je tenais, et pris mon bain, me laissant glisser dans l'eau brulante. Lorsque je ressortis, je me séchais avec une serviette, puis m'habillais. Je n'avais pas envie d'appeler Maria pour qu'elle m'aide à m'habiller, la connaissant, elle aurait fait en se forçant, et en évitant mon regard. Je sourit en pensant à ça, puis je sortit de la salle de bain et me dirigeais vers le rez-de-chaussée. Arrivé là-bas, je marchais jusqu'à un petit salon, où il y avait sur une table une tasse de thé et de quoi faire une collation. Je m'assis, et commençais à boire mon thé. C'est à ce moment que Will, mon majordome, arriva. Je grommelais.
- Tu es en retard, William. Que me vaut l'honneur de cette arrivée soudaine ?
- Veuillez m'excuser, Maître Ash, mais le jour vient à peine de se lever, et j'étais aller quémander les services de Kunerû, pour éliminer un témoin gênant...

- Bonne initiative. Qu'est-ce qu'il y a d'autre ?
- Il semble qu'un jeune femme prénommée Katia demande à ce que vous veniez la voir demain.

- Celle là ? Je ne l'ai pas tuée ? Demande à Kunerû de s'occuper d'elle aussi, je n'ai pas envie de me déplacer pour si peu.
- Je peux aussi le faire, Maître, si vous le désirez.

- Reste avec moi, Will. J'ai besoin de tes services, et Kunerû pourra la tuer sans problème. De plus, ne réduit-il pas le prix, si l'on demande deux contrats ?
- Bien.


Je finis de boire mon thé, mangeais un peu, et décidais de me lever. Le soleil commençait sa course dans le ciel. Je m'étirais comme quelques heures plus tôt, et marchais vers le hall principal du Manoir. J'étais entièrement habillé, il me manquais juste une chose... Je me tournais vers William. Il tenais mon haut-de-forme habituel. Je souris, et le mis sur ma tête, le seul endroit où il devrait être. William me tendit aussi mon manteau, que j'enfilais. Will me proposa d'aller marcher dans les rues marchandes, un des rares lieux où il y aurais du monde à cette heure si matinale. J'acceptais l'offre, et je décidais d'y aller à pied, le Manoir étant à moins de cinq minutes du centre de la ville. Je commençais de marcher, William me suivit, comme toujours. Il protégeais mes arrières, et me tenait compagnie, aussi. Nous parlâmes un peu, jusqu'à ce que nous arrivions dans les rues marchandes. Effectivement, il y avait du monde, plus que dans les autres endroits de la ville. Je commençais à marcher, observant les passants. Will, quant à lui, restait à mes côtés, vérifiant qu'il n'y ai aucun danger potentiel.

- J'ai croisé Maria, un peu après votre réveil. Vous l'avez traumatisée... Elle risque de rompre le contrat.

- Je ne l'ai pas traumatisée, elle ne s'enfuit pas pour si peu... Et, justement. Si elle veut s'en aller, convainc-là de rester, ne fait pas comme les autres...
- Bonjour Monsieur. Excusez-moi de vous déranger mais, avez-vous l'heure, s'il vous plait?

Il souriait, l'inconnu qui m'avait demandé cela. Je ne le connaissait pas, il m'avait surement demandé l'heure car il attendait quelqu'un. Je regardais Will. Il hocha la tête. Je savais ce que cela signifiait. Je mis ma main de ma veste, cherchant ma poche intérieur. J'y ressortis une montre dorée. Je regardais les aiguilles, puis relevais la tête vers l'inconnu qui souriait toujours, plus sereinement.
- Il est 8 heures passé... Vous attendez quelqu'un ? ...
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MessageSujet: Re: Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]   Mer 19 Jan - 20:48

Un regard, un hochement de tête, puis une parole.
Hawke se demandait ce que voulait dire le regard qu'avait jeté le jeune noble à son compagnon, et ce que signifiait ce que ce dernier avait fait; mais ce qui intriguait un peu plus l'Ange, c'était que le noble homme réponde juste après
cette « conversation ».
Mais le beau chanteur se méfiait de ses intrigues, car il savait bien qu'il craignait énormément de choses lorsqu'il n'était pas accompagné de son majordome, ou quand il le savait trop loin, comme à présent.
Il gardait tout de même un visage calme, souriant, agréable, ce qu'il pouvait perdre à tout moment de la « conversation ». Il inclina légèrement sa tête en
souriant et répondit de sa voix grave et sensuelle:


-Je vous remercie Sir.

Détachant son regard du jeune homme, il regarda furtivement les alentours, les personnes. Son regard exprimait la déception, il soupira très légèrement, sans vouloir paraître trop déçu, ou trop malpoli envers le gentil homme qui lui
avait donné l'heure. D'ailleurs, il fixa celui-ci une nouvelle fois, son œil brun rencontra ceux de l'inconnu. Un sourire gêné s'affichait sur son visage qui pourtant n'en avait pas l'air.

-A vrai dire... Plus maintenant.


Dit-il d'un air détaché. Un léger vent frais passa dans la rue et fit voler avec grâce et délicatesse les cheveux blancs et fins du jeune Archange. Ce dernier passa sa main dans ses cheveux pour les passer derrière son oreille, ainsi
ils ne lui cacheraient pas la vue. Il ne voulait pas que le silence règne en tant que maître, alors il le brisa d'une voix peu assurée.


-Et vous, Monsieur? Si ce n'est pas indiscret.

Le ciel devenait plus bleu, plus clair, la journée commençait enfin; les commerces étaient tous ouverts; les personnes étaient plus nombreuses aux rues marchandes. En épiant les alentours, il aperçu Tsuda, un gobelet plein de café et un sachet, sûrement rempli de pâtisseries. Hawke lui fit un léger et
petit signe de la main pour qu'il vienne. Celui-ci obéit et se retrouva près de son maître. Il regarda longuement le Sieur et son compagnon avant de les saluer en s'inclinant légèrement pour « éviter que les pâtisseries tombent », en réalité c'était parce qu'il n'avait pas confiance en ces deux personnes.


-Bonjour, Messieurs.

Plus apaisé qu'auparavant, le jeune Deniel prit le gobelet encore chaud et sourit.

-Veuillez m'excuser, je ne me suis pas présenté. Je m'appelle Hawke, je fais parti de la famille Deniel. Et voici mon majordome: Tsuda.

-Enchanté.

Il but une gorgée de café puis demanda tranquillement:

-Puis-je savoir à qui je m'adresse, Monsieur?

Il souriait, son visage, plus jeune, plus dynamique, plus calme était revenu tel quel, tel un phénix renait de ses cendres, voilà comment se sentait le « nouveau » Hawke. Il regarda, du coin de l'oeil, son majordome.

-Tsuda, peux-tu me rapporter un autre sachet de pâtisseries, s'il te plait?

-Celui-ci ne vous convient pas, Monsieur?

-C'est un ordre.

Le majordome se tut, il savait bien ce que voulait dire son Maître, alors il s'inclina et partit plus loin, en laissant le sachet pleins à son ami. Il ne grommelait rien, ne se fâchait pas, au contraire, il était content. Oui, content est le terme exact qui correspond à ce que ressentait le meilleur ami de
l'Ange. Il l'était parce que cela faisait longtemps qu'il attendait le jour où son ami d'enfance serait suffisamment sûr de lui pour rester en compagnie d'inconnus, seul. Ce jour venait de se produire, alors c'était tel un jour de fête pour le jeune Majordome.
De son côté, Hawke était bien en cette compagnie qui lui paraissait tout à fait charmante. Il souriait et aimerait plutôt rire aux éclats que de rester muet
comme une tombe, enfin, sa timidité l'en empêchait. Il voulait pourtant la vaincre, alors il entre-ouvrit ses lèvres et articula.


-Puis-je vous offrir des pâtisseries?

Il tendit le petit sac blanc cassé d'où sortait une odeur sucrée et délicieuse. Il sourit légèrement, et regarda de façon amicale le jeune homme aux cheveux clairs.
Il lui semblait que cet homme était quelqu'un de confiance, mais n'étant pas sûr il ne préférait rien dire, rien montrer si ce n'est un petit « mur » pour ne
pas se mettre à nu entièrement.
Étrangement, il avait envie de faire plus ample connaissance avec cet homme, il le mettait à l'aise et plutôt en confiance. Enfin, cela n'était peut-être que physique, était-ce vrai mentalement? Et si, au lieu de connaître la personne qu'il souhaite, il connaitrait une autre personne? Mieux valait pour
le jeune Ange, ne pas se poser ce genre de questions, du moins, pas pour le moment...
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Ash Ryusaki
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MessageSujet: Re: Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]   Dim 23 Jan - 12:45

Je rangeais ma montre et regardais cet inconnu qui m'avait demandé l'heure et qui me remercia. Il souriait, mais il semblait... Tendu ? En tout cas, je voyais bien qu'il n'était pas vraiment à son aise, sans doute que la présence d'une personne lui manquait ? Je continuais de la fixer, mais il regarda les rues. Elles n'étaient pas encore remplies, mais les gens commençaient à se regrouper autour des commerces; ils allaient donc bientôt ouvrir. Je croisais de nouveau son regard. Il eut un sourire gêné; mais je gardais toujours un sourire poli et courtois, qui me servait surtout à masque ce que je pensais. Il dit que finalement, il n'attendais plus vraiment quelqu'un. Je ne me considérais pas comme une gêne, mais je devais sans doute en être une pour lui, au vu de ses paroles.
Un léger vent passa, je remis en place d'une main ma veste. Le silence failli s'installer, mais il prit la parole et cassa ce calme qui régnait.


- Et vous, Monsieur? Si ce n'est pas indiscret.


Je sourit un peu plus, et soupirais légèrement.


- Je n'attends pas vraiment quelqu'un, je... suis juste ici pour me promener de bon matin.


La silhouette majordome de mon interlocuteur apparut; il avait les mains pleines. Il tenait un sachet et un gobelet. Il arriva et se mit aux côtés de son maître, et s'inclina gauchement lorsqu'il m'aperçut. Je m'inclinais aussi, mais très légèrement. Je me voyais mal saluer poliment quelqu'un qui ne ferais pas de même et qui prendrait simplement la peine de me dire bonjour sur un ton monocorde. Je me tournais de nouveau vers le jeune homme qui se tenait devant moi. Il semblait maintenant plus enjoué - ou plus rassuré ? - que tout à l'heure, avant la venue de son majordome.


- Veuillez m'excuser, je ne me suis pas présenté. Je m'appelle Hawke, je fais parti de la famille Deniel. Et voici mon majordome: Tsuda.

- Enchanté.

Je gardais le même sourire. Il s'appelait donc Hawke ? Je n'avais jamais entendu de noms pareils, mais puisqu'il était nommé ainsi, c'était que ce nom existait donc. Il présenta aussi son majordome, bien que je n'y prêtait que peu d'intérêt. Il but une gorgée de café, et continue de parler. Je relevais la tête, légèrement surpris.


- Puis-je savoir à qui je m'adresse, Monsieur ?

- Je m'appelle Ash Ryusaki. Une famille, je n'en ai point, mais cela est autre chose... Mon majordome s'appelle William.


William s'inclina légèrement, lui aussi, lorsque je prononçais son nom. Il restait poli, sans plus. Je ne savais pas si il s'intéressait à eux ou si simplement il restait poli... Je croisais son regard. Il semblait quand même écouter la conversation de Sir Hawke et de son majordome. Celui-ci renvoya d'ailleurs son majordome pour qu'il retourne prendre un sachet de pâtisseries. Malgré le fait que son majordome s'en allait, l'homme semblait tout aussi serein que lorsqu'il était à ses côtés, peu être même plus ? ... Du moins, je préférais parler avec quelqu'un qui se sent à l'aise qu'avec quelqu'un qui attend inlassablement que l'on vienne lui tenir compagnie afin qu'il puisse parler à son gré.
Encore une fois, le silence faillit s'installer, mais le prénommé Hawke le brisa encore.


- Puis-je vous offrir des pâtisseries ?

- Je vous remercie, mais j'ai déjeuné il y a peu, et je n'ai pas vraiment faim...


Je regardais autour. Le ciel était maintenant d'un bleu azur, entrecoupé de quelques nuages laiteux. Les commerces étaient maintenant ouverts; les gens se pressaient dans les rues; petit à petit, la ville reprenait lentement vie comme si elle se réveillait d'un long coma. Le soleil commençait à s'élever dans le ciel. Tout cela promettait une très belle journée en perspective... Je regardais le ciel, puis rebaissais la tête, et fixais de nouveau celui qui se tenait devant moi. Je fis un pas de plus vers lui. William resta en arrière, comme à son habitude. Je souriait toujours. S'était-il déjà passé une fois sans que je ne sourie ? Car sourire était l'un des meilleurs moyen de paraître poli sans efforts, et n'est-il pas plus agréable de tuer quelqu'un avec le sourire ? Il vaut toujours mieux rire que pleurer.


- Mais... Que diriez vous d'une promenade dans les rues marchandes ?


C'était une simple demande amicale, de façon à éviter de silence, et aussi histoire de se dégourdir, car je n'ai jamais aimé rester à la même place trop longtemps. Je regardais William. Il n'avait pas bougé. Bien que sa compagnie ne me dérange pas... Il ne servait à rien ici. Je m'approchais de lui. Il releva la tête.


- Will, retourne au Manoir. Ah, et dis aux domestiques de ne pas préparer de repas pour ce midi, je vais peu être rester plus longtemps que prévu...

- Entendu.

Et, à ces mots, mon majordome s'éloigna, marchant vers le Manoir. Il avait l'habitude que je le congédie quelquefois, lorsqu'il me gênait ou lorsque je n'avais pas besoin de lui. De toute façon, je pouvais très bien me défendre seul. Et puis, cet homme qui est en face de moi parait si inoffensif que j'en avais conclu que William était bien mieux au Manoir qu'ici. Quant à l'autre majordome... N'en parlons même pas; vaut-il mieux qu'une paramécie ? Une fois Will parti, je me retournais pour me retrouver face à mon interlocuteur.


[ Désolé, c'est franchement pas une réponse top... J'essayerais de me rattraper à la prochaine rep x) ]


Dernière édition par Ash Ryusaki le Mar 2 Aoû - 12:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]   Sam 26 Fév - 19:19

L'inconnu avait donc pour prénom Ash. L'Archange était vraiment content de savoir quelque chose, même si ce n'est rien, sur cet homme. Il attira le sachet de pâtisseries près de lui, il sourit poliment et hocha la tête doucement.

-Ce serait avec une grande joie que j'accepte votre proposition.

Il baissa légèrement la tête et ajouta d'une voix plus sourde:

-Surtout en votre compagnie...


Il releva sa tête et regarda les personnes qui commençaient à envahir la rue où les vendeurs avaient ouvert leur commerce. Le beau ciel était bleu, peu de nuage s'aventuraient près du soleil, peut-être avaient-ils peur de s'évaporer? Là n'était pas là question. Hawke baissa légèrement la tête lorsque quelqu'un passait de trop près. Il regarda Sir Ryusaki, il ne voulait aucuns contacts physique avec lui, avait-il peur, lui, de le toucher? Même si ce n'était que l'effleurer ou bien même lui prend la veste pour attirer son attention, ce serait trop gênant... Pourquoi? Il ne savait pas vraiment, mais il pensait que c'était parce qu'il ne le connaissait pas vraiment. Qui sait, peut-être est-ce vrai?! Il esquissa un sourire à « son compagnon », ne sachant que faire, il regarda la partie la plus proche et la plus accessible. Il commença à marcher, l'esprit troublé par des milliards de questions qu'il se pose sur cet homme qu'il ne connait pas. Il aurait voulu toutes les lui poser mais préféra garder le silence qui commençait à peser. Qui était-ce? Que faisait-il ici? Pourquoi lui avoir proposer de se promener? Que lui voulait-il? Ce n'était pas le moment de se tracasser une fois de plus. Son regard était vide, son visage, lui, était sans expression. C'est quand il sortit de sa bulle qu'il s'en rendit compte, il regarda Ash comme s'il voulait un soutient, comme s'il avait besoin d'aide, peut-être s'était-il noyé dans ses pensées... peut-être même que ses pensées n'étaient pas les plus joyeuses, mais bien les plus démoniaques... D'ailleurs à quoi pensait-il? Non, la question n'est plus là, il regardait l'intriguant homme, il détourna vivement son regard, gêné par son propre comportement.

-Excusez-moi...


Murmura-t-il simplement, sans rien ajouter d'autre. Il gardait son sachet à la main, il prit un chou à la crème, mangea un morceau malheureusement pour lui un peu de crème glissa sur sa main. Il prit la pâtisserie de l'autre main, puis lécha sa main et ses doigts, là où il y avait de la crème.

-Pardonnez mes gestes déplacés...

Il passa sa langue sur ses lèvres puis regarda Ash, honteux. Il voulait lui demander s'il avait de la crème sur la joue mais n'osait pas. Il s'était déjà mis dans une situation gênante. Rapidement il prit un mouchoir qu'il avait dans sa poche et le passa sur sa main. Il baissa la tête, puis se décida, le cœur battant plus vite que la normale, de lui poser la question.

-...Est-ce que.... j'ai de la crème.... sur le visage?...

Il rougit, vraiment gêné. Il détourna son regard, la tête légèrement inclinée vers le bas.

-Excusez-moi de vous faire honte comme ça, je suis vraiment désolé!

Le regarde dans les yeux. Le sachet de pâtisserie contre son torse.





(désolé ma réponse n'est pas super ^^' je vais me rattraper à la prochaine réponse ^^)
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MessageSujet: Re: Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]   Mar 2 Aoû - 13:37

J'étais assez satisfait d'être à l'air libre; je commençais à trouver mon manoir suffocant. Je n'y trouvais plus vraiment ma place... Enfin, c'était plutôt que toute la place possible était à moi, et je commençais à ne plus m'y faire. Regardant les nuages, je réprimais un bâillement. Je n'avais pas vraiment dormi. Je ne sais même plus pourquoi je m'étais réveillé dans la nuit. Je n'avais jamais eût de cauchemar, ayant plutôt l'habitude d'en être issu... Je n'étais plus tranquille. Il n'y avait aucune chance que mes méfaits ne soient découverts, mais je n'arrivais plus à m'en convaincre. Il faudra que j'en parle à Will, plus tard.

Je regardais alors les rues. Elles se remplissaient de plus en plus. Les gens se pressaient, comme s'ils fuyaient quelque chose. Le soleil commençait à réchauffer l'atmosphère; j'enlevais alors ma veste. L'air devint tout de suite plus agréable. Je dévisageais les gens qui passaient. Certains avaient cet air soucieux que l'on prend lorsque l'on était accaparé par un souci quelconque, mais d'autres semblaient un peu plus profiter de cette journée ensoleillée qui promettait d'être chaude. La plupart des magasins étaient déjà ouverts. Ils ne désemplissaient pas; a moins que les gens ne sortaient aussi vite qu'ils étaient rentrés.

Lorsque mon interlocuteur parla finalement. Je souris : il acceptait ma proposition, mais je m'y attendais plus ou moins. Je haussais un sourcil, entendant la suite. "Surtout en votre compagnie... " ? Je ne le connaissais même pas vraiment, et je ne comprenais pas vraiment le sens de cette phrase; mais je m'en détournais vite et regarda plus en détail son visage. C'est vrai qu'il était charmant. Ce qui me frappa le plus, ce fut sa peau pâle, qui eût surtout pour effet de me rappeler soudainement la date. C'était ce soir là que la luna m'offrait le droit de pouvoir profiter pleinement des joies du cannibalisme. D'ailleurs, ce jeune homme en face de moi ne serait-il pas parfait pour ce festin nocturne ? Je le dévisageais un peu plus. Je voyais très bien sa chevelure blanche trempée de sang. Du rouge pour contraster avec ce teint de porcelaine. Oui, je crois que je tenais ma future victime... La nuit sera longue, je te le promet, cher "Hawke".

Pendant que je m'extasiais sur la possible finesse de sa chair, je remarquais qu'il avait le regard vide et marchais sans vraiment regarder où il allait. C'était presque touchant. Mais il reprit vite ses esprits et s'excusa. S'excuser ? Je n'aurais jamais eût ce réflexe, peut être n'étais-je pas assez poli ? J'en esquissais un sourire. C'était presque mignon de le voir détourner le regard. Il n'avait pas l'air à l'aise, et était sur le point de rougir. Il avait vraiment l'air inoffensif; et il devais l'être. Il n'avait pas l'air de bluffer, il n'arrivait juste pas à cacher ses émotions.

J'eût assez vite une nouvelle preuve qui confirmait ce que je pensais de lui. Vraiment, on aurait dit un enfant innocent, le voyant s'excuser une seconde fois et rougir en me demandant s'il avait de la crème sur le visage. Je me retint de rire. J'avais presque crû que j'allais m'ennuyer mais c'était une grossière erreur. J'allais bien profiter de cette ballade. Peu être même plus que je ne le pensais tout à l'heure... Je décidais de m'amuser un peu dès maintenant et m'approchais de Hawke, jusqu'à ce que je frôle presque son visage. Je sourit un peu plus, et rit légèrement, en susurrant quelques mots dans son oreille :

- Voyons, vous ne me faîtes absolument pas honte... Mais je crois que vous avez un peu de crème sur le visage... Permettez ?


Je savais que Will m'aurait réprimandé de l'embêter autant alors qu'il n'avait rien fait, je profitais donc de son absence. Je caressais lentement sa joue, enlevant de la crème imaginaire. Je n'avais aucun intérêt pour les hommes, mais le tourmenter m'amusais plus que tout. Je sentais que j'allais autant - voire plus - m'amuser ce soir....

[ Désolé, attente énorme et réponse toute caca, le temps que je reprenne mes habitude, je pense... >w< ]
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MessageSujet: Re: Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]   Jeu 11 Aoû - 19:56

Hawke était réellement gêné par cette situation, il le fut encore plus lorsque Ash s'approcha de lui, ils étaient si près l'un de l'autre... Le cœur de l'innocent Archange se mit à battre à tout rompre, il ne savait pas, lui-même, ce qui en était la réelle cause. L'une des pires choses qu'il soit pour lui et que son compagnon de promenade fit était de lui susurrer à l'oreille... Il a pourtant l'habitude que son majordome lui parle doucement et qu'il soit si près de lui, mais cet homme-là, celui qui se tenait face à lui avait quelque chose en plus... quelque chose qui perturbait énormément l'Ange.

    - Voyons, vous ne me faîtes absolument pas honte... Mais je crois que vous avez un peu de crème sur le visage... Permettez ?


Sa main glissa sur sa joue, d'ailleurs ses joues devinrent rouge et sur son teint blanc cela se voyait terriblement. Que faire? … Il baissa simplement son regard, essayant de se calmer et de garder un souffle calme. Il entre-ouvrit ses lèvres puis, hésitant, il les referma. Il resta un moment silencieux... peut-être une heure? Non impossible... peut-être alors 2 secondes... peut-être, il ne savait plus trop, il était vraiment perdu, non pas que dans ses pensées mais aussi dans le temps.
Après cet instant d'hésitation profonde, il finit par dire d'une voix à peine audible:

    - … M-merci.


Il regardait le sac rempli de quelques pâtisseries, il sentit comme un frisson parcourir son corps... Il ne faisait pas froid, et il n'avait pas froid... La peur? Peut-être mais.. peur de quoi? Il pouvait avoir peur de beaucoup de choses tel que de cet homme aux cheveux argentés, pourquoi avoir peur de lui? C'est vrai qu'il s'agissait d'un simple inconnu rencontré par hasard dans les rues, pouvait-il lui faire confiance? Etait-il un homme inoffensif comme l'espérait tant le chanteur? Non, Hawke ne voulait pas penser à cela, c'était trop cruel pour lui de se méfier de cet homme... pourtant il le devrait quand même, ne serait-ce un peu... après tout on ne connait pas son prochain, comme on le dit si bien. Mais ce n'était pas le noble qui l'effrayait, non... Mais qui? Quoi? Le Ciel? Ô Grand Ciel ne peux-tu donc pas laisser en paix ton pauvre neveux qui ne demande qu'à vivre et découvrir ce monde si vaste? Ah... oui! Ce Dieu que vénérait tant Handke n'appréciait pas ses pensées, ses gestes et encore moins celui de l'autre... voilà comment voulait l'interpréter l'Ange chanteur. Il espérait de tout son être qu'il avait raison de croire à cela. Tellement il y croyait que même si le monde entier lui disait le contraire, il penserait qu'ils se trompent tous... Une seule personne pouvait casser cette illusion... Et c'était ce fameux inconnu: celui dont il était question.
Après s'être ressaisie, enfin, il se décida à regarder le ciel bleu, puis lâcha comme déterminé:

    - Allons-y, donc.


Il sourit pour la première fois depuis quelques minutes déjà. Il paraissait plus détendu, un peu plus.. comment dire? … Normal? On peut effectivement utiliser ce terme. Il marcha un peu, doucement mais pas tout à fait sûr de lui. Son regard se posa sur certains visages de certaines personnes qu'il pouvait croiser, il évita tout de même de le poser sur Ash. Cette journée était si parfaite... ce soleil apaisait quelques personnes et les rendait, pour la plupart, joyeuses. Tout était parfait en cette magnifique journée... Pourtant quelque chose dérangeait toujours l'Archange, quelque chose d'invisible, il ne savait pas encore quoi. Peut-être que cette journée était-elle trop parfaite à son goût. Il est vrai que la perfection n'existe pas en ce monde si triste est-il, du moins la majorité du temps.
Il poussa un léger soupir mélancolique mais il se reprit rapidement en souriant à quelques passants, il retira sa veste qu'il tint sur son avant-bras droit il marchait toujours avec une certaine lenteur mais sans pour autant perdre ni son élégance, ni sa grâce. Ses fines jambes se balançaient à chaque pas et son bras gauche volait à un rythme précis. Sa tête, il la gardait haute, noble et fière, tandis que ses cheveux volaient avec le vent créée par ses mouvements. C'était parfait... ou presque... Que manquait-il? Ou qu'est-ce qui gênait ce petit monde parfait? Qu'est-ce qui allait tout gâcher? Il ne le savait pas encore...
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MessageSujet: Re: Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]   Mer 19 Oct - 9:05

Ses joues rougissaient de plus en plus, je me retenais maintenant d'éclater de rire. Je souriais en savourant ce merveilleux spectacle. Alors, oui, c'est vraiment lâche d'embêter quelqu'un et de profiter de ses faiblesses mais je n'ai pas souvenir de m'être déjà privé de quelque chose. Et puis, vous auriez dû voir ça : la pâleur de son teint contrastée par ses joues couleur pivoine, et ce beau visage encadré d'une chevelure argentée... Je ne m'en laisserais jamais, vraiment. Il fuyait mon regard et semblait de plus en plus mal à l'aise. Je crois qu'il voulait dire quelque chose mais il n'osait pas, apparemment. Je ne le connait que depuis quelques instants mais je me rends compte qu'il n'a pas vraiment la trempe de quelqu'un qui me répondrait.

Je ne remarquais que quelques secondes après qu'il restait longtemps silencieux. Trop longtemps. Je compris que la suite n'allait pas me plaire. Et j'avais raison. Il se redressa et redevint confiant, sûr de lui. Je ne put réprimer un rictus. Non, ça n'allait pas. Pas du tout, même. Mon précieux jouet venait de se casser et voulait être libre et indépendant. La bonne blague, comme si j'allais vraiment avoir de la pitié. D'ailleurs je ferais bien de lui coller aux basques jusqu'à ce que la lune se montre, si je veux être sûr d'avoir de quoi manger; il est devenu si imprévisible qu'il serait même capable de me filer entre les doigts d'ici cette nuit....

Je continuais de le fixer, encore frustré, mais il ne devait pas vraiment s'en rendre compte. Il souriait allègrement et avait l'air heureux. Bien trop heureux à mon goût, mais je devais ravaler ma colère pour le moment, à mon plus grand regret. Le soleil commençait à chauffer les pavés et l'atmosphère se réchauffait; il est sans doute bientôt midi. Je n'avais pas vraiment faim, mais je voulais me changer les idées. Je proposais donc en souriant :

- Il est déjà bien tard, pourquoi ne pas aller manger un peu dans un des restaurants de la rue ?


J'attendis un peu sa réponse avant de continuer, en retrouvant ce faux sourire que j'avais un peu oublié depuis quelques instants. De toute façon, si je n'avais rien dit, il ne m'aurait sans doute pas accordé un regard...

- Mais je ne connaît pas vraiment la ville... Je vous laisse choisir ?

Quel joli mensonge mais qui était si facile à dire et qui m'aidait vraiment. Je n'étais vraiment pas d'humeur à regarder la rue et les échoppes, et puis il connaissait peut être mieux la rue que moi; j'ai plus l'habitude de m'y aventurer la nuit, car - il faut le dire - c'est un endroit bien pratique pour dévorer ces braves gens; l'éclairage du parc au bout de la rue n'ayant jamais été une préoccupation de la ville, et puis je n'ai encore jamais vu un cadavre à moitié dévoré aller se plaindre au maire pour dire qu'un loup géant est venu le manger là-bas car il y faisait trop nuit pour qu'il y ait des témoins... Et ce n'est pas prêt d'arriver, à moins que celui que je projette de tuer devienne un mort vivant.

Je ralentis un peu le pas, histoire de le laisser réfléchir. Je le dévisageais, en attendant. Ce n'est pas une occupation vraiment passionnante mais je ne savais pas vraiment quoi faire. Mon jouet s'étant échappé, je n'ai plus beaucoup de moyens pour m'amuser. Il faisait ma taille, à peine plus petit, mais n'a pas l'air vraiment musclé où prêt à se battre sauvagement. Un dirait un de ces agneaux dans les prairies, ils restent là à bêler sans se défendre quand le loup vient les dévorer. Sauf que malheureusement l'agneau n'est plus. Il ne se défendra sans doute pas, mais il ne restera pas planté gentiment là en bêlant. Et c'est un problème. J'aime quand la chasse est facile, et devoir courir après des angelots pour le simple plaisir de les manger après ce n'est pas ma vision d'une chasse facile... Faut que je trouve un truc. Un truc qui le clouera sur place, et là ce sera une chasse facile. Une proie comme les autres...
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MessageSujet: Re: Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]   Ven 2 Déc - 18:19

Hawke posa son regard sur cet homme qu'il ne connaissait pas vraiment, il sentait la chaleur du soleil contre ses vêtements, il hoche simplement la tête, l'idée de manger avec cet inconnu lui faisait plaisir, cela s'exprimait d'un bond fort dans sa poitrine, il lui adressa un large sourire comme un enfant qui vient d'être récompensé. Repensant à ce qu'il venait de se passer, il ne put s'empêcher de rougir légèrement.

    « C'est avec plaisir que j'accepte.


Il avait ralenti l'allure et, il détourna subitement son regard lorsque Ash lui demanda de choisir car il ne connaissait pas la ville. L'Ange ne savait pas ce qu'il devait faire, car lui non plus ne connaissait pas ce quartier. Il était pris d'une sorte de panique et regarda autour de lui, chaque magasin, quelques restaurants mais ceux-ci ne lui paraissaient pas correctes, alors il cherchait du regard puis, il lâcha un soupir quelque peu désespéré. Il prit son courage à deux mains pour essayer de lui révéler cette terrible chose qu'est de ne pas connaître les magasins de cette ville et encore moins ce quartier.

    Hm... Que dites-vous qu'on en cherche un ensemble? … Ne sachant pas vos goûts je ne sais pas lequel vous proposer.


Il riait légèrement comme pour faire une distraction sur ses pensées et ses sentiments de gêne. Il voulait à tout prix lui cacher cette histoire, même si elle peut paraître totalement stupide, pour lui c'était comme s'il s'agissait d'une trahison... Il avait un certain attachement pour ce total inconnu, il ne sait pas lui-même comment il a fait pour ressentir cela, il ne savait vraiment plus quoi penser, il était perdu... Étrangement, il se sentait humain, trop humain, ce n'était pas une bonne chose pour lui. Non, il fallait agir comme un ange... mais comment? Il n'allait pas refroidir ladite ambiance, il n'allait pas s'énerver pour ce qu'il a fait... après tout, c'était sa faute... il n'avait pas à lui adresser la parole comme l'aurait fait un humain, il n'avait pas non plus à être intimidé par lui, ni rougir et encore moi se lécher les doigts comme il l'avait fait! C'était honteux de sa part! Et il avait honte! Bien heureusement pour lui! Quoique... il hésitait, ou du moins il était partagé par plusieurs sentiments: la culpabilité, la gêne, l'incompréhension, le désespoir, et pleins d'autres encore. Ce serait donc trop long de tous les citer.
Hawke regarda l'homme qui se tenait près de lui, puis le ciel, il releva le visage et ferma son œil, quel plaisir de sentir la chaleur du soleil sur son visage, il ne put résister à la tentation de sourire, un sourire d'apaisement, mais pas forcément de joie. Il lâcha par la même occasion un soupir d'aise. Puis il baissa la tête et regarda autour de lui, les personnes lui paraissaient si heureuses et lui ça lui faisait un pincement au cœur de les voir si heureuses alors que lui ne l'était pas, malgré ça il était content pour eux comme un véritable Ange devrait faire.

    - … Il... Il me semble qu'il y en a un pas loin mais il faut faire demi-tour...


Heureusement qu'il avait regardé tout autour de lui avant, sinon il n'aurait même pas su qu'il y avait des restaurants dans ce quartier de commerce. Il regarda de nouveau Ash, et esquissa un sourire, toujours aussi gêné.

    - … Je vous laisse choisir... du moins, en ce qui concerne cela... Hm... enfin... si vous le désirez...! »


Il ne savait pas trop comment il pourrait réagir lors du repas, il s'imaginait déjà manger face à lui, cette pensée le fit rougir de gêne... il fallait bien passer par là après tout, et puis, il était trop tard pour reculer, il avait accepté et tentait déjà de chercher un restaurant. Il se demandait comment il allait faire, qu'est-ce qu'ils allaient se dire, s'ils allaient vraiment se parler. Il avait peur de faire une autre erreur comme peu de temps avant, d'être maladroit, de dire une bêtise. Il craignait vraiment ce face à face où il ne pourrait pas vraiment détourner le regard, où il devrait le regarder... trop le regarder, il avait peur de cela, se rendre ridicule... il l'avait déjà fait, alors empirer la situation... Comment faire pire? .. Quoiqu'il en serait capable sans vraiment s'en rendre compte, ou même en étant conscient. Il se demandait s'il allait être libre dans l'après midi, ce qu'il allait faire, comment, avec qui, il se demandait aussi ce qu'allait faire l'étrange homme après qu'ils se soient dit « au revoir »... vont-ils réellement se quitter après le repas? Il ne savait pas, mais surtout, il ne l'espérait pas, il craignait trop la séparation, lui qui venait de connaître de nouveau sentiments, de nouvelles sensations.
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MessageSujet: Re: Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]   Lun 9 Jan - 16:48

J'étais plutôt absorbé par son visage et je n'écoutais pas vraiment ce qu'il disait. Je reportais mon attention sur le parfum d'une passante. Passablement charmant et agréable. Un mélange de fleurs des champs comme des coquelicots ou des primevères. Je dut donc me répéter plusieurs fois la phrase qu'il venait de dire. Je serais imperceptiblement les poings et fit un nouveau rictus. Décidément, j'allais de déception en déception aujourd'hui. J'espère au moins que je pourrais finir en beauté en le dégustant ce soir. Un si joli minois dévoré par mes soins, rien ne pourrait plus me ravir. Enfin, si j'y arrivais...
J'avais de plus en plus de mal à décolérer et à garder ce sourire mensonger sur mon visage. Je m'étais trouvé un moyen de m'effacer quelque peu de la conversation mais il trouvait le moyen de m'y ramener et de me forcer à me concentrer sur la rue et à chercher. Et il arrivait à rire légèrement, comme embarrassé par sa requête. Si cela ne tenait qu'à moi j'aurais déjà attrapé sa tête pour l'éclater contre le mur le plus proche, mais il ne me resterait plus grand-chose à manger. Même si cela m'agaçait de chercher cela dépendait uniquement de mon interprétation de "chercher ensemble". Je pouvais très bien faire semblant de chercher et le laisser se débrouiller tout seul comme un grand. Ce n'était pas plus mal d'ailleurs. Je reportais vaguement mon attention sur les commerces, en essayant de me montrer concerné. Ce n'était pas très dur et j'ai toujours été un bon menteur; je suis bien obligé si je veux me mettre quelque chose sous la dent. Mais ce petit jeu ne dura pas longtemps. Je vis que lui aussi ne cherchais pas vraiment. Il avait l'esprit ailleurs et semblait... Torturé ? Quelque chose comme ça. Tiens donc, il n'était pas aussi confiant et assuré qu'il en avait l'air... Si je trouvais la faille je pourrais de nouveau me l'approprier... Intéressant.
Il masqua finalement cette faiblesse et ferma doucement les yeux. Bah, ce n'est pas car il essaye de se détendre que je ne pourrais pas jouer avec. Je n'ai pas spécialement faim mais je pourrait en profiter pour le manipuler à ma guise et assurer mon vrai repas, celui où il sera invité pour en être le plat principal... Il était vraiment gêné et timide lors du début de notre "balade"; je suis sur que même s'il essaye de le cacher, au fond, il reste gêné et timide : il est juste plus habile pour cacher ses sentiments. Mais il est tombé sur quelqu'un de plus fort que lui à ce petit jeu, je trouverais bien un sujet qui le déstabilise, une faille. Il ne peut pas être devenu aussi confiant en lui, il à l'air trop fragile pour avoir autant d'assurance. Je suis bon menteur, j'y arriverais bien à un moment ou un autre... J'ai d'ailleurs une petite idée...

Je voulut prendre une inspiration pour prendre la parole mais il me prit de court et commença à parler. Il me proposait de faire demi-tour pour aller dans un restaurant qu'il devait juger comme acceptable. C'était le moment que j'attendais pour commencer à briser sa confiance en lui. Puis lentement, à petit feu, je le ferait redevenir aussi réservé qu'il était. Ensuite, ce sera vraiment amusant... Je m'arrêtais et me positionnais face à lui pour l'obliger à s'arrêter. Je me rapprochais d'un pas encore et sourit largement.


- Dans ce cas... Faisons demi-tour, mais à ce propos...


Je me rapprochais encore un peu, me retenant d'éclater de rire. Tout semblait marcher à merveille, rien ne semblait m'empêcher d’exécuter mon plan. Le sourire que j'arborais n'était même plus un faux. Je m'amusais trop pour ne pas sourire. C'était une de mes meilleures prestations aujourd'hui, je ne saurait faire mieux. J'étais presque convaincu par mes propres mensonges...


- ... Tu peux me tutoyer. Je crois que je préfèrerai...
chuchotais-je.

Je m'étais tellement approché que j'avais préféré chuchoter au creux de son oreille, ça aura son petit effet j'en suis persuadé. Je me reculais un peu et admirais sa réaction. J'étais fier de l'effet que ça produirait. Je fit quelques pas dans la direction qu'il m'avait proposé et me retournait vers lui. Il serait temps d'y aller mais je lui laissais le temps de reprendre ses esprits. Je souriais un peu moins mais j'étais toujours d'excellente humeur. Il m'avait vraiment énervé tout à l'heure mais je me sentais revivre maintenant. J'étais surtout heureux d'avoir trouvé un moyen de me réapproprier ce jouet qui m'avais échappé auparavant. Je regardais la rue, en attendant qu'il ne veuille me montrer le restaurant qu'il avait vu. Toute cette comédie m'avait presque ouvert l'appétit. Assez pour ne pas refuser un verre ou deux...
Les rues étaient maintenant bondées; il faudrait se dépêcher si nous voulions avoir une table dans le restaurant qu'il me proposait. Je tenais particulièrement à pouvoir dîner avec lui, mais il n'en serait que plus manipulable. Je réfléchissais à ce que je pourrait dire une fois là-bas... Il sera gêné, j'en suis presque sur, je devrai pouvoir en profiter assez pour ne pas perdre sa trace jusqu'à cette nuit et surtout assez pour qu'il ne se débatte pas trop... selon mes plans. J'avais déjà eu assez d'imprévus et j'espérais ne plus en avoir. J'avais assez bien calculé mon coup mais même si je le contrôlerai plus ou moins il pourrait tout compromettre... Non, quand même pas ? Je sais qu'il ne faut pas sur-estimer ses capacités mais je devrais m'en sortir, non... ? Oh, il n'est tout de même pas assez intelligent pour s'en douter, non, ça ira...
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Ô Dieu pardonne mes pêchers... Ou pas [PV:Ash Ryusaki]

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